La pratique commence par la famille

 

Extraits du livre « La pratique commence par la famille », enseignements du Grand Maître Yin Guang (Ấn Quang),

Aujourd’hui, on demande aux femmes d’assumer les responsabilités des hommes, ce qui conduit à l’abandon de leur position légitime. Bien que l’on prétende ainsi élever la condition féminine, cela détruit en réalité la véritable dignité de la femme !

Le Grand Maître Yin Guang disait souvent : « Le pouvoir de gouverner la nation et de pacifier le monde appartient pour plus de moitié aux femmes ». En effet, au sein de la famille, la gestion du foyer incombe majoritairement à la femme, tandis que l’homme s’occupe généralement des affaires extérieures. Si la mère est vertueuse, tout ce que l’enfant entend et voit chez elle constitue une éducation primordiale ; l’influence maternelle est d’un bénéfice profond.

Si, dès l’enfance, on laisse les enfants s’habituer à l’arrogance et à une liberté totale, sans leur enseigner la piété filiale, la loyauté, la sincérité et la loi de cause à effet, alors, une fois adultes, ils deviendront les suppôts du Roi des Démons, allant jusqu’à tuer père et mère. C’est pourquoi il est impératif de cultiver la bonté dans l’esprit de l’enfant dès son plus jeune âge, par un encadrement rigoureux.

Il faut savoir que les meurtriers et les incendiaires d’aujourd’hui, capables des pires atrocités, sont pour la plupart le résultat d’une éducation parentale trop indulgente ayant favorisé l’arrogance. Même un sage comme Mencius a eu besoin que sa mère déménage trois fois et l’encadre strictement pour devenir un homme de bien ; qu’en est-il alors des gens ordinaires ?

À l’heure actuelle, tout le monde prône l’égalité homme-femme en pensant élever la dignité féminine. On ignore pourtant que les constitutions physiques sont différentes et que les responsabilités de chaque sexe divergent. Les Sages considèrent que la place légitime de l’homme est à l’extérieur, tandis que celle de la femme est à l’intérieur. « La place légitime à l’intérieur » consiste à s’occuper des tâches ménagères, de la cuisine, du tissage, à seconder son mari et à éduquer les enfants, etc.

Prétendre aujourd’hui que la femme doit assumer les tâches masculines mène à l’abandon de ses fonctions essentielles. Sous prétexte de progrès, on bafoue en réalité la nature profonde de la femme. Puisse la gent féminine prendre conscience de sa véritable valeur, afin que les enfants deviennent vertueux et que le monde retrouve enfin la paix !

Car l’essence même de l’art de gouverner un pays et de pacifier le monde réside dans l’éducation familiale, dont la mère assume plus de la moitié de la responsabilité. Dès la gestation, l’enfant hérite du tempérament de sa mère ; à la naissance, il s’inspire de sa dignité et reçoit ses enseignements pour devenir un être de bien. Bien que ce travail soit invisible, il est fondamental pour atteindre la paix universelle. Il est regrettable que la plupart des contemporains ne voient pas clairement cette vérité. Puisse la gent féminine accorder désormais une attention particulière à ces paroles.

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