Pourquoi sommes-nous sujets aux maladies étranges et incurables ?

 

La sagesse bouddhiste offre une perspective profonde sur les causes des maladies, qu’il s’agisse de tumeurs, de cancers ou d’autres affections mystérieuses. Selon les enseignements du Bouddha, trois types de karma sont à l’origine de nos maux.

 

Les trois racines karmiques de la maladie

 

1. La maladie psychologique : le karma de nos actions quotidiennes

Ce premier type de maladie est lié à nos habitudes de vie, souvent résumées par l’adage : « La maladie entre par la bouche. » Nos choix alimentaires, nos paroles et nos pensées ont un impact direct sur notre bien-être. À l’ère moderne, le mode de vie joue un rôle prépondérant. Les vêtements que nous portons, la nourriture que nous consommons sans discernement, tout cela peut être une source de maladies psychologiques. Il est crucial d’être conscient de l’origine de nos maux pour y remédier.

 

2. La maladie karmique par l’inimitié : les conséquences de nos rancunes

Le deuxième type de maladie découle du karma d’inimitié, c’est-à-dire des rancunes et des ressentiments que nous avons accumulés envers autrui ou que d’autres ont envers nous. Comme le dit le Dharma de Ngô Đạt dans le « San Mu Thủy Sám » ou les principes de Lao Zi sur la loi de la rétribution divine, ces maladies sont le fruit de graves offenses. Elles ne peuvent être guéries par des méthodes conventionnelles car elles sont profondément enracinées dans le karma. La seule voie de guérison est la réconciliation sincère, la demande de pardon et le repentir. Si la rancune est profonde, 90% des efforts peuvent être vains. Nous devons apaiser ces inimitiés pour nous libérer.

 

3. La maladie karmique par les obstructions : les fruits d’un karma lourd

Le troisième type de maladie est le plus difficile à guérir, car il provient d’un karma si lourd que même les médecins les plus compétents se sentent impuissants. Il ne s’agit pas de rancune, mais d’un karma qui a atteint son terme. La méthode la plus efficace est le repentir sincère, la réconciliation et la pratique spirituelle assidue. Il ne suffit pas de regretter, il faut transformer nos actions.

 

Comprendre les tumeurs : une perspective bouddhiste

 

Les tumeurs sont-elles le fruit de rancunes ?

Oui, c’est possible. En examinant de nombreux cas de maladies, notamment les tumeurs, nous constatons que la plupart des petites excroissances sont souvent liées à des rancunes. La guérison passe alors par la résolution de ces inimitiés. Cependant, si le karma est profond et l’offense grave, il peut être difficile d’obtenir le pardon. La clé est une conduite vertueuse et le respect des principes moraux. Ne jamais semer la discorde. Ne soyez pas malveillant. C’est pourquoi nous devons être prudents. Toujours traiter les autres avec respect, et ne jamais chercher la vengeance.

 

Enlever une tumeur résout-il le problème ?

Non, pas toujours. Si vous enlevez une tumeur issue d’une rancune sans la résoudre, elle réapparaîtra ailleurs. L’équilibre naturel du corps sera perturbé. La médecine bouddhiste ne préconise pas une approche aussi radicale. Il s’agit plutôt de traiter la racine du problème. Couper une tumeur n’est pas la solution.

 

Pourquoi les tumeurs réapparaissent-elles ?

Comme mentionné précédemment, si les rancunes persistent, même après avoir retiré une tumeur, elle réapparaîtra. Le karma agit en conséquence. Quand notre karma d’inimitié est puissant, personne n’ose nous affronter. Mais quand notre karma s’affaiblit, l’ennemi ressurgit. Nous devons équilibrer ce karma par la pratique spirituelle.

 

Comment éliminer réellement le karma ?

 

L’élimination du karma repose sur un repentir sincère et l’abandon des actions néfastes. Le Bouddha a enseigné de nombreuses méthodes pour dissiper le karma.

 

1. Reconnaître ses erreurs et se corriger : la pratique du repentir

Après avoir pris conscience de ses erreurs, il faut les corriger. C’est la pratique du « tu hành » (culture de soi). Il faut toujours se souvenir de ce que l’on a dit et fait. C’est la base de la transformation.

 

2. La diligence dans la pratique du Dharma : l’exemple de l’Ancien Maître Jing Kong

De nombreuses personnes ne comprennent pas l’importance de la pratique spirituelle. Il ne suffit pas de lire des sutras ; il faut les mettre en pratique. Si votre cœur n’est pas pur, même des efforts importants seront vains. Comme le disait l’Ancien Maître Jing Kong : « La bouche récite Amitābha, l’esprit est plein de convoitise. » Il ne s’agit pas d’une vraie pratique. La vraie pratique consiste à reconnaître ses erreurs et à les corriger immédiatement.

 

Les catastrophes : le fruit de nos karmas et de nos vengeances

 

Les catastrophes sont des rétributions karmiques, des manifestations de nos actions passées. Si nous accumulons du karma négatif, nous serons inévitablement confrontés à des malheurs. Pour éviter de futurs désastres, il faut corriger nos erreurs, éliminer le karma négatif et accumuler des mérites. Parfois, endurer un peu de souffrance est nécessaire et nous permet de transcender ces difficultés.

 

Maître Jing Kong

Amitābha

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