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Histoire 2 / 133
Karma

Le mal que l’on fait revient à soi

HẠI NGƯỜI TRỞ LẠI HẠI MÌNH

Une histoire qui invite à observer les conséquences de nos actes et la logique de cause à effet.

RécitQuand la volonté de nuire finit par se retourner contre celui qui l’entretient.

Dans une famille brahmane vivait une jeune femme mariée qui supportait mal la présence de sa belle-mère. Elle rêvait d’une existence débarrassée de toute contrainte et finit par concevoir un projet cruel. Pour ne pas éveiller les soupçons de son mari, elle commença par se montrer particulièrement attentionnée envers la vieille femme.

Le mari, touché par cette apparente bonté, se félicitait d’avoir épousé une femme aussi dévouée. C’est alors qu’elle lui suggéra qu’il existait peut-être un moyen religieux d’assurer à sa mère une renaissance céleste. Aveuglé par la confiance qu’il lui accordait, l’homme se laissa convaincre par une pratique dangereuse : préparer un grand feu dans une fosse et y précipiter sa mère.

La vieille femme survit

Le stratagème fut exécuté. Pourtant, la vieille femme tomba dans une partie de la fosse que les flammes n’avaient pas atteinte. Elle réussit à s’en extraire et, la nuit étant tombée, trouva refuge dans un arbre.

Des voleurs vinrent se reposer sous ses branches. Un bruit les effraya et ils s’enfuirent en abandonnant une partie de leur butin. Au matin, la vieille femme découvrit bijoux et objets précieux. Elle en prit quelques-uns et rentra chez elle.

Sa belle-fille resta pétrifiée en la voyant. Le fils, lui, imagina que sa mère revenait réellement d’un monde céleste. La vieille femme comprit alors ce qui s’était passé. Elle raconta que les bijoux provenaient de ce merveilleux séjour et ajouta qu’il en restait bien davantage pour qui accepterait de suivre le même chemin.

La belle-fille, dominée par l’avidité qui avait déjà nourri sa cruauté, voulut à son tour accomplir le prétendu passage. Cette fois, personne ne la sauva des flammes. Le piège imaginé pour autrui était devenu son propre piège.

Ce que cette histoire nous enseigne

Le conte présente de manière volontairement spectaculaire une idée centrale du karma : une intention n’est jamais neutre. La haine, la tromperie et l’avidité modifient déjà celui qui les nourrit, avant même que leurs conséquences extérieures n’apparaissent.

Il ne faut pas lire cette histoire comme la promesse mécanique qu’un malheur identique frappera immédiatement toute personne malveillante. Son image est plus profonde : lorsque nous construisons nos décisions sur la tromperie, nous créons les conditions de notre propre aveuglement. La belle-fille est finalement vaincue par la même avidité qui lui avait fait souhaiter la disparition de sa belle-mère.