<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Contes - Histoires Bouddhistes</title>
	<atom:link href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/category/contes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr</link>
	<description>Contes sur le bouddhisme</description>
	<lastBuildDate>Thu, 14 May 2026 19:08:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2025/12/cropped-cropped-logo-histoires-bouddhistes-32x32.png</url>
	<title>Contes - Histoires Bouddhistes</title>
	<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’INCIDENT DE YUNMEN ET LA PERSÉVÉRANCE DU VÉNÉRABLE HSU YUN</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lincident-de-yunmen-et-la-perseverance-du-venerable-hsu-yun/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lincident-de-yunmen-et-la-perseverance-du-venerable-hsu-yun/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 19:08:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=532</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; En la 39e année de la République (1950-1951), bien qu&#8217;il fût déjà âgé...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lincident-de-yunmen-et-la-perseverance-du-venerable-hsu-yun/">L’INCIDENT DE YUNMEN ET LA PERSÉVÉRANCE DU VÉNÉRABLE HSU YUN</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En la 39e année de la République (1950-1951), bien qu&rsquo;il fût déjà âgé de 111 ans</p>
<p>et que sa santé fût très affaiblie, le Vénérable Hsu Yun se rendit tout de même</p>
<p>au temple Nam Hoa pour diriger une cérémonie d&rsquo;ordination et ouvrir une session</p>
<p>de retraite de méditation (Chan) de longue durée. Parmi les participants,</p>
<p>plusieurs atteignirent l&rsquo;éveil. Par la suite, il retourna à YUNMEN pour</p>
<p>rassembler les manuscrits et les copies de soutras afin de préparer leur</p>
<p>révision et leur édition. Ce n&rsquo;était pas une tâche facile car la plupart de ces</p>
<p>textes avaient été écrits par lui au cours des décennies précédentes. À Yunmen,</p>
<p>il continua d&rsquo;achever les travaux de restauration et enseigna à la communauté</p>
<p>monastique l&rsquo;importance de respecter rigoureusement les préceptes. À cette</p>
<p>époque, plus d&rsquo;un millier de moines résidaient sur la montagne pour étudier la</p>
<p>Voie sous sa direction. Ils cultivaient eux-mêmes le riz et les légumes pour</p>
<p>subvenir à leurs besoins, vivant ainsi selon l&rsquo;esprit du Maître Baizhang</p>
<p>d&rsquo;autrefois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au printemps de la 40e année de la République (1951-1952), alors que le</p>
<p>Vénérable s&rsquo;apprêtait à organiser la cérémonie d&rsquo;ordination habituelle, un</p>
<p>incident tragique survint.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 20 février, plus de 100 agents de la sécurité publique, venus d&rsquo;on ne sait</p>
<p>où, encerclèrent le temple et interdirent toute entrée ou sortie. Ils</p>
<p>enfermèrent d&rsquo;abord le Vénérable dans une chambre privée sous la surveillance</p>
<p>de quelques gardes, puis rassemblèrent tous les moines dans la salle du Dharma</p>
<p>avant de commencer une fouille systématique de tout le temple. Du toit jusqu&rsquo;au</p>
<p>sol, des statues de Bouddha aux instruments rituels et aux textes sacrés, ils</p>
<p>fouillèrent chaque recoin sans exception.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant deux jours consécutifs, ces agents fouillèrent sans rien trouver qu&rsquo;ils</p>
<p>pussent juger illégal. Finalement, ils s&#8217;emparèrent de tous les documents,</p>
<p>reçus, commentaires, manuscrits et enseignements du Vénérable, les mettant dans</p>
<p>de grands sacs pour les emporter. Ils arrêtèrent les moines administrateurs</p>
<p>(Maîtres Minh Khong, Duy Tam, Ngo Hue, Chan Khong, Tanh Canh, etc.) pour les</p>
<p>soumettre à la torture. Ils les accusaient de divers crimes, affirmant avoir été</p>
<p>informés que le temple cachait des armes, du matériel militaire, des munitions,</p>
<p>de l&rsquo;or, de l&rsquo;argent et des générateurs électriques. C&rsquo;était ce qu&rsquo;ils</p>
<p>cherchaient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt-six moines furent cruellement torturés et battus, pressés de questions sur</p>
<p>l&#8217;emplacement des caches d&rsquo;armes et de trésors, mais tous répondirent qu&rsquo;ils</p>
<p>n&rsquo;en savaient rien. Le Maître Dieu Van mourut sous les coups. Le Maître Ngo Van</p>
<p>fut si sauvagement battu qu&rsquo;il eut les bras et les jambes brisés. Plusieurs</p>
<p>autres moines furent emmenés vers une destination inconnue. Après dix jours de</p>
<p>recherches infructueuses, ils déversèrent toute leur colère sur le Vénérable Hsu</p>
<p>Yun.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 1er mars, ils transférèrent le Vénérable dans une autre pièce qu&rsquo;ils</p>
<p>fermèrent à clé, le privant de nourriture et de boisson. Dans la pièce ne</p>
<p>brûlait qu&rsquo;une petite lampe à huile, créant une atmosphère sombre comme en</p>
<p>enfer. Le troisième jour, dix agents de forte stature entrèrent pour</p>
<p>l&rsquo;interroger brutalement sur l&rsquo;or, l&rsquo;argent, l&rsquo;argent et les armes. Le Vénérable</p>
<p>répondit : « Je n&rsquo;ai rien caché du tout ». Ils commencèrent alors à le torturer et</p>
<p>à le battre avec des barres de fer. Malgré la douleur, le Vénérable se</p>
<p>concentrait uniquement sur la récitation du nom de Bouddha. Ils le frappaient</p>
<p>tout en l&rsquo;insultant grossièrement, mais malgré les coups de bâtons et de barres</p>
<p>de fer qui s&rsquo;abattaient sur son corps, il restait les yeux fermés, sans dire un</p>
<p>mot, sans un cri ni une plainte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce jour-là, ils se relayèrent pour le battre ainsi à quatre reprises, puis le</p>
<p>laissèrent là, pensant qu&rsquo;il ne survivrait pas. À la tombée de la nuit, son</p>
<p>assistant entra dans la pièce, l&rsquo;aida à monter sur le lit pour s&rsquo;asseoir en</p>
<p>méditation. Le lendemain, apprenant que le Vénérable n&rsquo;était pas mort, ils</p>
<p>revinrent en force. Le voyant toujours assis en méditation, ils furent pris de</p>
<p>rage, le traînèrent au sol et le rouèrent de coups avec leurs bottes cloutées.</p>
<p>Le Vénérable gisait au sol, le sang coulant de ses yeux, de ses oreilles, de son</p>
<p>nez et de sa bouche, mais il restait imperturbable dans sa récitation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Persuadés qu&rsquo;il allait mourir cette fois-ci, ils partirent. Le soir, l&rsquo;assistant</p>
<p>revint l&rsquo;aider à s&rsquo;asseoir en tailleur comme auparavant. Pendant plusieurs</p>
<p>jours, les agents se relayèrent pour le battre jusqu&rsquo;au dixième jour, où la</p>
<p>douleur devint si intense qu&rsquo;il ne put plus rester assis et dut s&rsquo;allonger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jour et nuit, il resta immobile. L&rsquo;assistant brûla un brin de paille devant son</p>
<p>nez mais ne vit aucun souffle, pensant qu&rsquo;il était décédé. Cependant, son corps</p>
<p>était encore chaud et son visage restait serein. Deux assistants, Phap Van et</p>
<p>Quan Thong, se relayèrent à son chevet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 11e jour, le Vénérable ouvrit la bouche pour dire quelques mots. Les</p>
<p>assistants l&rsquo;aidèrent à s&rsquo;asseoir et lui apprirent qu&rsquo;il était resté en état de</p>
<p>méditation profonde (Samadhi) pendant plusieurs jours. Le Vénérable dit : « Je</p>
<p>pensais que ces événements n&rsquo;avaient duré que quelques minutes, et je sens que</p>
<p>ma vie touche à sa fin ». Il demanda ensuite aux assistants de prendre du papier</p>
<p>et de quoi écrire pour noter ce qui s&rsquo;était passé pendant son Samadhi, leur</p>
<p>recommandant de ne le dire à personne pour éviter les doutes et les calomnies.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il raconta :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« J&rsquo;ai rêvé que je me rendais dans la Cour Intérieure du Ciel Tushita (Đâu</p>
<p>Xuất). L&rsquo;endroit était d&rsquo;une solennité et d&rsquo;une merveille incroyables, rien</p>
<p>sur terre ne lui ressemble. J&rsquo;ai vu le Bodhisattva Maitreya (Di Lặc) assis sur</p>
<p>un trône élevé, prêchant le Dharma. Dans l&rsquo;assemblée, il y avait plusieurs</p>
<p>dizaines de personnes, pour la plupart d&rsquo;anciens amis spirituels comme les</p>
<p>Vénérables Tri Thien, Dung Canh, Hang Tri, Bao Ngo, Thanh Tam, le Maître de la</p>
<p>Loi Doc The, Quan Tam, le Vénérable Ca Tu Bach&#8230; Je les ai salués</p>
<p>respectueusement et ils m&rsquo;ont fait signe de m&rsquo;asseoir du côté est, où une place</p>
<p>était vide. Le Vénérable Ananda, faisant office de chef de chant, vint</p>
<p>s&rsquo;asseoir près de moi. Ensemble, nous avons écouté le Bodhisattva Maitreya</p>
<p>prêcher sur le « Samadhi de la Seule Conscience ». En plein milieu de son</p>
<p>enseignement, Maitreya s&rsquo;arrêta soudain, pointa son doigt vers moi et dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— « Mon enfant, retourne-y ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je répondis : « Mes obstacles karmiques sont trop lourds, je n&rsquo;ose pas y</p>
<p>retourner. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maitreya dit alors : « Tes liens karmiques ne sont pas encore épuisés. Retourne</p>
<p>là-bas, et tu reviendras plus tard. » »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ensuite, Maitreya récita un poème (gatha) :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Résumé du sens de la strophe : Il parlait de la différence entre conscience et</p>
<p>connaissance, de l&rsquo;unité de l&rsquo;onde et de l&rsquo;eau, de l&rsquo;illusion de la forme et de</p>
<p>la nécessité de s&rsquo;éveiller au milieu du rêve de l&rsquo;existence, comparant la</p>
<p>présence de Bouddha au lotus s&rsquo;épanouissant dans la boue.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Vénérable ajouta : « Il y avait encore beaucoup d&rsquo;autres vers, mais je les ai</p>
<p>oubliés. Il m&rsquo;a aussi donné quelques conseils qu&rsquo;il ne convient pas de révéler</p>
<p>aujourd&rsquo;hui. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Note du laïc Xam Hoc Lu : Autrefois, le Patriarche Han Shan était également</p>
<p>entré en Samadhi de cette manière alors qu&rsquo;il subissait d&rsquo;extrêmes tortures.</p>
<p>Pour ceux qui n&rsquo;ont pas atteint l&rsquo;éveil, il est impossible de voir ou de relater</p>
<p>de tels mondes supérieurs.)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le lendemain, le groupe d&rsquo;agents, témoin de la patience et de l&rsquo;endurance</p>
<p>extraordinaires du Vénérable, fut saisi d&rsquo;effroi. Le chef des agents demanda à</p>
<p>un moine : « Pourquoi ce vieux moine ne meurt-il pas après avoir été battu à ce</p>
<p>point ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le moine répondit : « Le vieux Vénérable souffre pour les êtres. Pour effacer les</p>
<p>malheurs qui pèsent sur vous, il ne meurt pas malgré la cruauté des coups. Vous</p>
<p>comprendrez plus tard. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors, ils n&rsquo;osèrent plus le torturer, craignant que si la nouvelle</p>
<p>s&rsquo;ébruitait, les bouddhistes du pays et de l&rsquo;étranger ne soient révoltés, ce</p>
<p>qui pourrait avoir des conséquences fâcheuses. Ils décidèrent alors de mettre le</p>
<p>temple sous blocus total. Ils interdirent aux moines de se parler ou de sortir.</p>
<p>Même la nourriture était strictement contrôlée. Ce siège dura plus d&rsquo;un mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Affaibli par les coups, le Vénérable tomba gravement malade. Sa vue et son ouïe</p>
<p>déclinèrent. Craignant qu&rsquo;il ne s&rsquo;éteigne à tout moment, ses disciples le</p>
<p>supplièrent de relater brièvement sa vie de pratique pour qu&rsquo;ils puissent la</p>
<p>noter. C&rsquo;est ainsi que commença la rédaction de son « Autobiographie</p>
<p>chronologique ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malgré le blocus rigoureux, la nouvelle de l&rsquo;incident de Yunmen finit par</p>
<p>circuler au début du mois d&rsquo;avril. Des moines du Zhejiang informèrent ceux de</p>
<p>Chaozhou. Les disciples et les compagnons de pratique du Vénérable, tant à</p>
<p>l&rsquo;intérieur qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur du pays, cherchèrent ensemble un moyen de le</p>
<p>secourir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les moines chinois envoyèrent des télégrammes à Pékin pour demander une enquête</p>
<p>approfondie. À l&rsquo;étranger, les bouddhistes écrivirent des pétitions à leurs</p>
<p>gouvernements respectifs pour demander une intervention. Apprenant qu&rsquo;une</p>
<p>enquête officielle allait avoir lieu, les agents desserrèrent leur emprise,</p>
<p>mais non sans avoir pillé une dernière fois les vivres et même les vêtements des</p>
<p>moines. Le Vénérable était si blessé qu&rsquo;il ne pouvait plus manger de bouillie de</p>
<p>riz et ne buvait que de l&rsquo;eau. En apprenant que les réserves de nourriture</p>
<p>avaient disparu, il soupira : « Ce vieil homme a un karma lourd qui vous apporte</p>
<p>des ennuis. Puisque les choses en sont là, dispersez-vous ailleurs pour trouver</p>
<p>refuge et pratiquer. » Cependant, les moines refusèrent catégoriquement. Le</p>
<p>Vénérable leur conseilla alors de couper du bois dans la forêt et de marcher</p>
<p>plus de 20 miles pour le vendre au marché afin d&rsquo;acheter du riz. En suivant son</p>
<p>conseil, ils purent enfin retrouver assez de force pour réciter les soutras et</p>
<p>méditer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au début du mois de mai, sous la pression nationale et internationale, le</p>
<p>gouvernement de Pékin envoya un haut fonctionnaire avec des enquêteurs à Yunmen.</p>
<p>Ils arrivèrent munis d&rsquo;appareils photo et de magnétophones pour enquêter sur</p>
<p>place.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ils allèrent d&rsquo;abord voir le Vénérable, qui était alité. En voyant les</p>
<p>officiels, il resta silencieux. Lorsqu&rsquo;ils lui demandèrent s&rsquo;il avait été</p>
<p>maltraité ou si des objets avaient disparu, il ne répondit pas. Après maintes</p>
<p>supplications, il finit par dire : « Enquêtez vous-mêmes sur les faits réels pour</p>
<p>faire votre rapport à Pékin. » Les officiels le réconfortèrent et ordonnèrent aux</p>
<p>autorités locales de libérer les moines emprisonnés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelques jours plus tard, ils lui amenèrent les agents qui l&rsquo;avaient battu pour</p>
<p>qu&rsquo;il les identifie, mais le Vénérable refusa de porter plainte. Il refusa</p>
<p>également de signer le procès-verbal. En conséquence, la délégation centrale se</p>
<p>contenta de clore l&rsquo;affaire pour la forme, en parlant de « quelques petits</p>
<p>malentendus insignifiants ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;incident de Yunmen, commencé le 24 février, prit fin le 23</p>
<p>mai. Durant les deux années qui suivirent, le Vénérable resta sur la montagne</p>
<p>pour soigner ses blessures. Les moines, au nombre d&rsquo;une centaine, continuaient</p>
<p>de vendre du bois et de l&rsquo;artisanat pour survivre. Les habitants des environs</p>
<p>vinrent en foule lui rendre visite. Ses disciples l&rsquo;exhortèrent à quitter</p>
<p>Yunmen, mais pour une raison inconnue, le gouvernement central de Pékin envoya</p>
<p>un ordre à la province du Guangdong pour protéger officiellement la montagne de</p>
<p>Yunmen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au printemps de la 41e année de la République (1952-1953), le Vénérable</p>
<p>avait 113 ans. Sa santé s&rsquo;étant un peu améliorée, il recommença à guider les</p>
<p>moines dans la méditation. Le gouvernement l&rsquo;invita à quatre reprises à Pékin</p>
<p>pour discuter des affaires religieuses, mais il déclina prétextant sa maladie.</p>
<p>Finalement, une délégation fut envoyée pour l&rsquo;escorter. Malgré les inquiétudes</p>
<p>des moines, le Vénérable répondit : « Le moment est venu. Partout dans le pays,</p>
<p>les moines sont livrés à eux-mêmes et manquent de leadership. Si nous ne nous</p>
<p>unissons pas pour former une force solide, des tragédies comme celle de Yunmen</p>
<p>se reproduiront partout. Pour le Dharma,</p>
<p>je dois aller à Pékin. » Après avoir</p>
<p>confié la gestion du temple aux anciens, il se prépara au départ. Avant de</p>
<p>partir, il composa une dernière strophe intitulée :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1778785682"
	            data-title="L’INCIDENT DE YUNMEN ET LA PERSÉVÉRANCE DU VÉNÉRABLE HSU YUN" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lincident-de-yunmen-et-la-perseverance-du-venerable-hsu-yun/">L’INCIDENT DE YUNMEN ET LA PERSÉVÉRANCE DU VÉNÉRABLE HSU YUN</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lincident-de-yunmen-et-la-perseverance-du-venerable-hsu-yun/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Récit miraculeux de la prière pour la neige afin de sauver le peuple sous la dynastie Qing</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/recit-miraculeux-de-la-priere-pour-la-neige-afin-de-sauver-le-peuple-sous-la-dynastie-qing/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/recit-miraculeux-de-la-priere-pour-la-neige-afin-de-sauver-le-peuple-sous-la-dynastie-qing/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 18:20:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=530</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sous la vingt-sixième année du règne de Guangxu (1900), les armées étrangères attaquèrent Pékin. La...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/recit-miraculeux-de-la-priere-pour-la-neige-afin-de-sauver-le-peuple-sous-la-dynastie-qing/">Récit miraculeux de la prière pour la neige afin de sauver le peuple sous la dynastie Qing</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous la vingt-sixième année du règne de Guangxu (1900), les armées étrangères attaquèrent Pékin. La capitale impériale sombra dans le chaos, contraignant l’Empereur, l’impératrice douairière Cixi, les hauts fonctionnaires, les eunuques et les dames du palais à fuir vers Chang’an (aujourd’hui Xi’an). Le prince Qing, ayant entendu parler du vieux maître Xuyun, réputé être un grand moine accompli et éveillé, l’invita respectueusement à accompagner la cour dans son exode vers l’Ouest afin d’assurer leur protection spirituelle et leur sécurité.</p>
<p>À cette époque, c’était le mois d’août et une chaleur étouffante régnait partout. Les cadavres en décomposition dégageaient une odeur pestilentielle qui enveloppait toute la ville, tandis qu’une terrible épidémie ravageait Chang’an. Des morts de faim gisaient partout ; les survivants en venaient même à manger la chair des morts. Des corps putréfiés couvraient le sol.</p>
<p>Le vieux maître Xuyun présenta immédiatement une requête à l’Empereur afin d’interdire aux vivants de manger les cadavres et demanda aux riches familles d’ouvrir leurs réserves de céréales pour secourir les victimes de la famine.</p>
<p>Pris d’une immense compassion pour tous les êtres, le maître décida d’organiser au monastère de Wolong une grande cérémonie de prière pour obtenir la neige pendant sept jours, espérant que le Ciel et la Terre accorderaient une chute de neige capable d’éliminer l’épidémie.</p>
<p>Avant la cérémonie, une personne bien intentionnée tenta discrètement de le dissuader :</p>
<p>« Une calamité d’une telle ampleur n’est pas une affaire ordinaire. Le karma des êtres ne peut être contrarié. Si la neige ne vient pas, la colère impériale pourrait vous accuser d’avoir trompé le souverain et vous faire décapiter. Pourquoi risquer ainsi votre vie ? »</p>
<p>Mais le maître Xuyun ne se préoccupait nullement de sa propre survie.</p>
<p>Au monastère de Wolong, avec l’aide de l’abbé Donghe et de toute la communauté monastique, on érigea un autel rituel et l’on prépara tous les objets nécessaires à la cérémonie. La grande vertu spirituelle de Xuyun attira des milliers de moines venus de toute la région de Xi’an. Même les ermites vivant toute l’année retirés dans les montagnes Zhongnan sortirent de leur retraite pour participer. Des fidèles bouddhistes affluèrent également des quatre directions.</p>
<p>L’autel sacré mesurait plus de trois zhang de hauteur. On y avait installé les statues du Bouddha Shakyamuni, du Bouddha Amitabha, du Bodhisattva Avalokiteshvara et du Bodhisattva Mahasthamaprapta. De chaque côté de l’autel se dressaient deux grands mâts portant des bannières bouddhiques dorées de plus de trois zhang de long. Sur l’une était inscrit :</p>
<p>« Hommage au Bodhisattva-Mahasattva Roi-Dragon Sagara »</p>
<p>et sur l’autre :</p>
<p>« Hommage aux saints Rois-Dragons répandant universellement la neige selon les besoins des êtres ».</p>
<p>L’autel était recouvert d’un tissu jaune et décoré de fleurs fraîches, de fruits, d’encens et de lampes.</p>
<p>Xuyun et neuf maîtres du Dharma, vêtus de kashayas jaunes, s’assirent en méditation sur l’autel, formant les mudras et accomplissant les rites durant sept jours et sept nuits. En dessous de l’autel, cent huit moines récitaient continuellement des mantras pour appeler la neige ; trois cent soixante autres guidaient les fidèles dans les repentances du Grand Compassion ; d’autres encore conduisaient l’assemblée dans la récitation incessante du nom du Bouddha Amitabha.</p>
<p>Au matin du septième jour, des nuages noirs apparurent enfin dans le ciel. Dans l’après-midi, une neige abondante se mit à tomber.</p>
<p>Après cette grande chute de neige, les moines retournèrent chacun dans leur monastère. Mais Xuyun demeura seul sur l’autel, poursuivant la récitation des mantras et les rites. Il ne pouvait se lever, car des années de sécheresse ne pouvaient être dissipées par seulement quelques heures de neige. Quant à l’épidémie de Chang’an, plusieurs jours supplémentaires de neige étaient encore nécessaires pour l’éradiquer complètement.</p>
<p>S’il quittait l’autel, la neige cesserait aussitôt et l’efficacité du rituel serait interrompue.</p>
<p>La neige tombait de plus en plus fort et la température chutait continuellement. Après encore sept jours, des milliers de lis autour de Chang’an étaient recouverts de glace et de neige.</p>
<p>Cette grande tempête de neige qui dura plusieurs jours finit par faire disparaître l’épidémie et la sécheresse.</p>
<p>L’impératrice douairière Cixi se rendit personnellement au monastère de Fulong, escortée par la garde impériale. Elle souhaitait remercier le vieux maître qui avait sauvé le peuple et aidé la cour impériale, lui qui semblait capable d’appeler la pluie et la neige.</p>
<p>Lorsqu’elle arriva, malgré la neige tombant encore abondamment, Xuyun demeurait toujours assis en méditation sur l’autel, récitant sans interruption les mantras et accomplissant les rites.</p>
<p>Cette scène bouleversa profondément celle que l’on appelait autrefois la « Vieille Bouddha », devant qui le peuple entier devait s’incliner. Les larmes aux yeux, elle s’agenouilla dans la neige et se prosterna devant le grand maître.</p>
<p>Le prince Su et le prince Qing invitèrent ensuite le maître à revenir plus tard à Pékin afin d’enseigner le Dharma bouddhique à la cour impériale.</p>
<p>Un matin du début du dixième mois, le vieux maître Xuyun, qui considérait la gloire et les honneurs comme de simples nuages passagers, quitta discrètement Chang’an pour partir vivre en ermite dans les montagnes Zhongnan.</p>
<p>Là, il entra de nouveau en méditation profonde pendant vingt-trois jours, stupéfiant le monde entier.</p>
<p>L’année suivante, durant la vingt-septième année du règne de Guangxu, le froid était glacial et la neige recouvrait toute la région. Le maître vivait seul dans une hutte de chaume, le corps et l’esprit parfaitement purs.</p>
<p>Un jour, assis en posture du lotus près d’une marmite où cuisait du taro, il entra soudainement en méditation profonde et demeura ainsi jusqu’au premier mois de l’année suivante.</p>
<p>Un voisin de montagne, le moine Fucheng, étonné de ne plus le voir depuis longtemps, vint lui présenter les vœux du Nouvel An. Devant la hutte, il aperçut de nombreuses traces de tigres dans la neige. En entrant, il découvrit le vieux maître toujours assis en méditation.</p>
<p>Il frappa un petit gong pour le réveiller et demanda :</p>
<p>— « Vénérable maître, avez-vous mangé ? »</p>
<p>Le maître répondit calmement :</p>
<p>— « Pas encore… Je faisais cuire des taros. Ils doivent être cuits maintenant. »</p>
<p>Lorsqu’ils ouvrirent la marmite, les taros étaient entièrement couverts de moisissure.</p>
<p>Le moine Fucheng s’exclama avec stupéfaction :</p>
<p>— « Vous êtes resté assis ainsi pendant plus d’un demi-mois ! »</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1778782846"
	            data-title="Récit miraculeux de la prière pour la neige afin de sauver le peuple sous la dynastie Qing" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/recit-miraculeux-de-la-priere-pour-la-neige-afin-de-sauver-le-peuple-sous-la-dynastie-qing/">Récit miraculeux de la prière pour la neige afin de sauver le peuple sous la dynastie Qing</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/recit-miraculeux-de-la-priere-pour-la-neige-afin-de-sauver-le-peuple-sous-la-dynastie-qing/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sauver un animal, l&#8217;animal vous rend la pareille &#8211; Sauver un humain, l&#8217;humain vous rend la haine.</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/sauver-un-animal-lanimal-vous-rend-la-pareille-sauver-un-humain-lhumain-vous-rend-la-haine/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/sauver-un-animal-lanimal-vous-rend-la-pareille-sauver-un-humain-lhumain-vous-rend-la-haine/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 07:23:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=524</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Il était une fois, dans le royaume de Thien La, un roi intelligent qui...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/sauver-un-animal-lanimal-vous-rend-la-pareille-sauver-un-humain-lhumain-vous-rend-la-haine/">Sauver un animal, l’animal vous rend la pareille – Sauver un humain, l’humain vous rend la haine.</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Il était une fois, dans le royaume de Thien La, un roi intelligent qui réalisa que la vie était impermanente et que l&rsquo;existence humaine était pleine de souffrances. Il abandonna donc son trône et son amour limité pour se retirer dans les montagnes afin de pratiquer la voie. Après trente ans, un jour, un chasseur, poursuivant un cerf, tomba accidentellement dans une fosse profonde, près de l&rsquo;endroit où le roi méditait. Au même moment, un serpent et un oiseau, effrayés, y tombèrent également, leurs corps étant gravement blessés et souffrant terriblement. L&rsquo;homme leva les yeux et appela à l&rsquo;aide désespérément. Le moine entendit les cris, son cœur s&#8217;emplit de compassion. Il prit une torche pour éclairer les victimes qui pleuraient, la tête baissée. Il s&rsquo;approcha de la fosse et dit : « Rassurez-vous, je vais vous sortir de là. » Il alla chercher une corde, la tendit dans la fosse, et l&rsquo;homme, le serpent et l&rsquo;oiseau purent tous remonter grâce à la corde, échappant ainsi au danger. Une fois sortis de la fosse, les trois s&rsquo;inclinèrent respectueusement et dirent : « Notre vie nous a été rendue grâce à votre immense compassion. Nous nous engageons à vous fournir tout ce dont vous aurez besoin pour le reste de nos jours, afin de vous rendre une infime partie de votre bienfait ! » Le moine répondit : « J&rsquo;étais un roi d&rsquo;un pays, mes trésors étaient pleins, je pouvais avoir tout ce que je voulais. Mais j&rsquo;ai réalisé que la richesse est une prison, que la beauté, la renommée et le pouvoir sont des pièges qui nous entraînent dans le péché, ce sont des épées tranchantes pour tuer notre vie, des flèches pointues pour percer notre cœur, et c&rsquo;est à cause d&rsquo;eux que nous nous débattons sans cesse dans l&rsquo;océan du samsara, subissant toutes sortes de souffrances. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai dû abandonner ma vie laïque pour apprendre le Dharma. Je jure d&rsquo;atteindre l&rsquo;Éveil parfait et suprême pour éclairer tous les êtres, et non seulement vous trois. » Il ajouta : « Désormais, pour me remercier, il n&rsquo;y a rien de plus précieux que de prendre refuge dans les Trois Joyaux, d&rsquo;obéir aux enseignements du Bouddha et de faire de bonnes actions. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le chasseur dit : « Dans ce monde, bien qu&rsquo;il y ait des érudits qui accumulent les mérites, faisant le bien et évitant le mal, cela ne se compare pas aux bouddhistes qui se sacrifient pour sauver les autres sans attendre de récompense. Votre profonde gentillesse, je ne sais comment la rendre, mais je vous supplie, si cela vous est commode, de venir chez moi pour que je puisse vous offrir un peu de nourriture. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;oiseau dit : « Mon nom est Bac. Chaque fois que vous aurez besoin de moi, appelez mon nom, et je viendrai immédiatement. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le serpent dit : « Mon nom est Tranh. Si quelque chose de mal vous arrive, appelez mon nom, et je viendrai à votre service. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir dit cela, les trois prirent congé du moine et partirent. Il arriva qu&rsquo;un jour, le moine se rendit chez le chasseur. Celui-ci, obsédé par la cupidité, l&rsquo;aperçut de loin et dit rapidement à sa femme : « Ce moine qui vient ne nous portera pas chance. Si je te demande de préparer de la nourriture pour lui offrir, fais-le lentement, car après midi, il ne mangera plus. » Dès que le moine arriva à la maison, le chasseur et sa femme l&rsquo;accueillirent chaleureusement, l&rsquo;invitant à rester pour le repas, mais ils prolongèrent la conversation jusqu&rsquo;après midi, et le moine dut repartir sans manger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De retour à la montagne, il vit l&rsquo;oiseau et l&rsquo;appela : « Bac !&#8230; Bac !&#8230; »</p>
<p>L&rsquo;oiseau demanda : « D&rsquo;où venez-vous ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je reviens de chez le chasseur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avez-vous mangé ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ils n&rsquo;ont pas eu le temps de préparer le repas avant midi, alors je suis rentré sans manger.</p>
<p>En entendant cela, l&rsquo;oiseau, furieux, s&rsquo;écria : « Vraiment, quel ingrat ! » Puis il se tourna vers le moine et dit : « Je ne sais pas quoi vous offrir. Je vous prie de vous asseoir ici, je reviens dans un instant. » L&rsquo;oiseau s&rsquo;envola aussitôt vers le harem du roi de Ba Gia, et vit la reine endormie, avec un diamant épinglé sur la tête. L&rsquo;oiseau le prit et l&rsquo;offrit au moine. La reine se réveilla, chercha le diamant sans le trouver, et en informa le roi. Le roi ordonna que quiconque trouverait le bijou serait lourdement récompensé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le moine, ayant reçu le diamant, pensa : « À quoi me servirait cet objet, moi qui pratique la voie ? Je vais le donner au chasseur. » Le chasseur, sachant que c&rsquo;était le bijou du roi, ligota le moine et le livra au roi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi demanda au moine : « D&rsquo;où venez-vous et comment avez-vous obtenu ce précieux bijou ? »</p>
<p>Le moine réfléchit : « Si je dis la vérité, tous les oiseaux de ce pays mourront ; si je dis que je l&rsquo;ai volé, ce n&rsquo;est pas digne d&rsquo;un pratiquant. » Il décida de garder le silence et d&rsquo;endurer les coups de fouet impitoyables ! Il n&rsquo;en voulait ni au roi ni au chasseur. Au contraire, il fut ému de compassion et fit le vœu suivant : « Puissé-je rapidement devenir un Bouddha pour sauver le chasseur des conséquences douloureuses de sa cupidité, et tous les êtres qui souffrent actuellement. » Le roi ordonna d&rsquo;enterrer le moine, laissant sa tête à l&rsquo;extérieur pour le tuer le lendemain matin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À ce moment-là, le moine appela le nom du serpent :</p>
<p>« Tranh ! Tranh… » Le serpent pensa : « Personne dans ce monde ne connaît mon nom, sauf le moine. Il a peut-être besoin de moi ? » Le serpent se précipita pour le trouver et vit le moine ainsi puni. Le serpent, affligé, baissa la tête et dit : « Pourquoi avez-vous subi ce malheur ? »</p>
<p>Le moine raconta toute l&rsquo;histoire. Le serpent versa des larmes et dit : « La compassion du moine est illimitée, et pourtant il a rencontré un tel malheur. Que dire de ceux qui n&rsquo;ont pas de moralité, comment pourraient-ils éviter la calamité ? » Le serpent pensa secrètement : ce roi n&rsquo;a qu&rsquo;un fils unique qu&rsquo;il chérit beaucoup. J&rsquo;entrerai dans le palais, mordrai le prince à mort, puis je reviendrai donner un élixir au moine. Et il lui dit : « Dès que vous verrez le cortège du prince passer, vous utiliserez ce remède pour le sauver, et vous échapperez ainsi au danger. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir appris la mort du prince, le roi fut immensément affligé et donna l&rsquo;ordre : « Quiconque aura le talent de ramener le prince à la vie, je lui donnerai la moitié de mon royaume. » Mais tous les médecins du pays furent impuissants. Le roi décida d&#8217;emmener le corps du prince dans les montagnes pour l&rsquo;incinérer. Le cortège passa devant le moine, qui demanda : « De quelle maladie le prince est-il mort si vite ? Attendez, je peux le ramener à la vie. » L&rsquo;écuyer entendit cela et se précipita pour en informer le roi. Le roi, très heureux et ému, dit : « Si vous sauvez mon fils, je vous pardonnerai et je vous donnerai la moitié du royaume pour que vous soyez roi. » Le moine appliqua l&rsquo;élixir sur tout le corps du prince, et soudain, le prince s&rsquo;assit : « Pourquoi suis-je ici ? » Le serviteur lui raconta tout ce qui s&rsquo;était passé. Le prince, joyeux, retourna au palais. Le roi tint sa promesse et partagea la moitié du royaume avec le moine, mais le moine refusa catégoriquement. Alors le roi, comprenant que le moine était un être libéré de l&rsquo;attachement aux biens et à la gloire, demanda : « De quel pays êtes-vous, et où avez-vous obtenu ce bijou ? »</p>
<p>Le moine raconta toute l&rsquo;histoire. Le roi, après l&rsquo;avoir entendue, se repentit et demanda pardon, puis fit venir le chasseur et lui dit : « Vous avez rendu service au pays. Amenez tous vos proches ici, et je vous récompenserai généreusement. » Quand tous furent réunis, le roi ordonna : « Parce que vous avez été inhumain et ingrat, et que le moine a failli mourir injustement, votre crime est très grave et je tuerai toute votre famille. » Dès que l&rsquo;ordre fut donné, le moine s&rsquo;approcha rapidement pour supplier le roi : « Nous sommes des hommes courageux, nous ne devrions pas rendre la haine par la haine, mais rendre le bien par la haine, c&rsquo;est ainsi que la haine pourra s&rsquo;arrêter. Je vous en prie, Majesté, pour moi, épargnez toutes ces personnes. » Le roi, ému et admiratif de la patience et du sacrifice noble du moine, accorda sa grâce aux condamnés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le moine retourna à la montagne, poursuivant avec diligence sa pratique. À sa mort, il renaquit au ciel et atteignit progressivement l&rsquo;Éveil parfait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Arrivé là, le Bouddha Shakyamuni appela les bhikkhus et dit : « Ce moine est ma réincarnation passée. L&rsquo;oiseau est la réincarnation passée de Thu Tu. Le serpent est Ananda d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, et le chasseur est Devadatta. »</p>
<p>Traduit par : The Thanh</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>`</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1770362619"
	            data-title="Sauver un animal, l&rsquo;animal vous rend la pareille &#8211; Sauver un humain, l&rsquo;humain vous rend la haine." 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/sauver-un-animal-lanimal-vous-rend-la-pareille-sauver-un-humain-lhumain-vous-rend-la-haine/">Sauver un animal, l’animal vous rend la pareille – Sauver un humain, l’humain vous rend la haine.</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/sauver-un-animal-lanimal-vous-rend-la-pareille-sauver-un-humain-lhumain-vous-rend-la-haine/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le fruit karmique de la profession d&#8217;acteur &#8211; Le Vénérable Talaputa s&#8217;éveille à la vérité</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-fruit-karmique-de-la-profession-dacteur-le-venerable-talaputa-seveille-a-la-verite/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-fruit-karmique-de-la-profession-dacteur-le-venerable-talaputa-seveille-a-la-verite/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Feb 2026 13:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=480</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; (Extrait du Samyutta Nikaya &#8211; Talaputa Sutta) &#160; Un jour, le Bouddha séjournait dans...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-fruit-karmique-de-la-profession-dacteur-le-venerable-talaputa-seveille-a-la-verite/">Le fruit karmique de la profession d’acteur – Le Vénérable Talaputa s’éveille à la vérité</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>(Extrait du Samyutta Nikaya &#8211; Talaputa Sutta)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un jour, le Bouddha séjournait dans un village. À ce moment-là, un célèbre acteur nommé Talaputa vint lui rendre hommage et s&rsquo;assit à ses côtés. Il demanda respectueusement :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Vénérable Béni, depuis longtemps j&rsquo;ai entendu mes maîtres dire : « Ceux qui pratiquent le métier d&rsquo;acteur, jouant sur scène pour faire rire et divertir les gens, renaîtront après leur mort dans le Ciel des Dévas Riants (Pahasadeva). » Est-ce exact, Vénérable Béni ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha le regarda un instant et dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Villageois, assez. Ne me pose pas cette question. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais Talaputa insista pour poser la question à nouveau, et une troisième fois, le Bouddha accepta de répondre :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Villageois, écoute bien :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ceux qui, avec avidité, colère et ignorance, regardent des spectacles et s&rsquo;excitent par l&rsquo;envie, la colère et l&rsquo;ignorance&#8230; L&rsquo;acteur, par son propre esprit corrompu, flatteur et trompeur, fait rire et divertir les gens. Après sa mort, il renaîtra dans l&rsquo;enfer de Pahaso – où le seul son qu&rsquo;on entend est le cri de la douleur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et si cet acteur pense que, en faisant ce métier, il renaîtra dans le Ciel et rendra les autres heureux, c&rsquo;est une vision erronée. Alors, après sa mort, il n&rsquo;y a que deux chemins : l&rsquo;enfer ou la renaissance animale. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En entendant cela, Talaputa fondit en larmes. Mais ce n&rsquo;étaient pas des larmes de désespoir, mais des larmes d&rsquo;éveil – les larmes de quelqu&rsquo;un qui avait clairement vu la profonde vérité et la signification du karma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Peu de temps après, il demanda à être ordonné moine par le Bouddha. Avec des efforts diligents, le Vénérable Talaputa atteignit l&rsquo;état d&rsquo;Arhat – celui qui a complètement transcendé la souffrance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par conséquent, nous devons savoir que :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La profession qui fait rire les gens, mais dont l&rsquo;esprit est rempli d&rsquo;avidité, de colère et d&rsquo;ignorance, est un fruit karmique de souffrance, non de paix. Si le plaisir que les gens en retirent les pousse à relâcher leur vigilance, à oublier la pleine conscience et à perdre leur moralité, alors c&rsquo;est un karma négatif dangereux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Croire que le métier d&rsquo;acteur est une bonne fortune mènera à des déviations plus graves. Il n&rsquo;est pas question de savoir si le « nombre de vies est juste », mais si la profession a un impact réel sur l&rsquo;esprit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;éveil n&rsquo;est pas réservé à quelques-uns. Même un acteur sur scène peut atteindre l&rsquo;éveil et abandonner le mauvais chemin. La transformation de l&rsquo;enfer à la libération peut se produire en un instant de compréhension grâce à l&rsquo;enseignement du Bouddha.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire de Talaputa est un puissant exemple de repentance et de transformation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les sages discernent clairement entre le plaisir du monde et la joie du Dharma.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le rire des spectateurs est une larme dans le cycle des renaissances, tandis que la larme d&rsquo;éveil de Talaputa est la lumière qui mène au Nirvana.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Ce n&rsquo;est pas parce que la société fait l&rsquo;éloge d&rsquo;une profession qu&rsquo;elle est bonne, mais seulement si elle aide l&rsquo;esprit à devenir pur, à se tenir à l&rsquo;écart de l&rsquo;avidité, de la colère et de l&rsquo;ignorance, que c&rsquo;est une profession qui mérite d&rsquo;être vécue. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Vivez comme le Vénérable Talaputa après son éveil :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sortir du rêve illusoire pour entrer dans la vie sainte. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1770039913"
	            data-title="Le fruit karmique de la profession d&rsquo;acteur &#8211; Le Vénérable Talaputa s&rsquo;éveille à la vérité" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-fruit-karmique-de-la-profession-dacteur-le-venerable-talaputa-seveille-a-la-verite/">Le fruit karmique de la profession d’acteur – Le Vénérable Talaputa s’éveille à la vérité</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-fruit-karmique-de-la-profession-dacteur-le-venerable-talaputa-seveille-a-la-verite/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Réveil d&#8217;un Rêve Fleuri</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-reveil-dun-reve-fleuri/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-reveil-dun-reve-fleuri/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 13:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=412</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les hirondelles de toutes parts reviennent, apportant au monde la joyeuse nouvelle d&#8217;un printemps chaleureux....</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-reveil-dun-reve-fleuri/">Le Réveil d’un Rêve Fleuri</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;">Les hirondelles de toutes parts reviennent, apportant au monde la joyeuse nouvelle d&rsquo;un printemps chaleureux. La lumière dorée et éclatante du soleil levant se répand progressivement, dissipant le voile de brume laiteuse de l&rsquo;aube. Les deux rangées d&rsquo;arbres le long du chemin ont perdu leur manteau jaune pour se parer de jeunes pousses vigoureuses. Une brise d&rsquo;est douce et pleine de vie glisse délicatement sur l&rsquo;herbe verte. La ville de Shravasti, au petit matin, est emplie d&rsquo;une charmante et sereine harmonie.</p>
<p>En un instant, le disque rouge du soleil est monté haut dans le ciel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sur la grande route sinueuse menant à la ville, une procession de plus d&rsquo;un millier de shramanas avance en une longue file, comme un dragon sinueux. Chaque moine a une expression calme et digne, les yeux baissés, le pas serein et détaché du monde. En tête se trouve un vénérable personnage, au corps doré et à la posture majestueuse, marchant lentement et dignement comme un roi éléphant. Derrière lui, un jeune bhikkhu portant un bol le suit. C&rsquo;est le Bouddha Shakyamuni avec son assistant Ananda et les moines, entrant dans la ville pour la quête. À ce moment-là, ceux qui ont foi dans les Trois Joyaux et souhaitent semer les graines du mérite offrent de la nourriture délicieuse et des objets rares au Bouddha et aux moines. D&rsquo;autres, bien que n&rsquo;offrant rien, voyant la démarche digne et transcendantale du Guide et des Grands Bhikkhus, se rassemblent aux portes ou se tiennent sur le bord du chemin pour les observer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis la fenêtre d&rsquo;un étage élevé, la jeune Madanagupta, une femme de grande beauté et de talent de la ville de Shravasti, entend le bruit, écarte doucement le rideau brodé et jette un coup d&rsquo;œil. Mais vivant avec les parfums de l&rsquo;amour et des sentiments de la jeunesse, comment pourrait-elle percevoir la libération et la vertu des ascètes ? Regardant à travers les robes de couleur défraîchie des shramanas, puis ses propres vêtements luxueux et somptueux, elle se sent élégante et raffinée. Puis, fière, elle esquisse un sourire sur ses lèvres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais soudainement surprise, Madanagupta observe attentivement le jeune bhikkhu qui suit le Bouddha. Oh ! Comment peut-il y avoir un homme aussi beau dans ce monde ? Elle se dit en secret que si elle pouvait passer cent ans avec lui, même si cela signifiait pauvreté et difficultés, elle l&rsquo;accepterait de bon cœur et ne désirerait rien de plus ! Les yeux toujours fixés sur lui, l&rsquo;esprit absorbé par ses pensées, le Bouddha et les moines avaient disparu depuis un moment sans qu&rsquo;elle s&rsquo;en rende compte. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en reprenant ses esprits, en regardant la route déserte, qu&rsquo;elle laissa échapper un long soupir, le visage empli de mélancolie et de regrets…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On ne sait pas à quel point Ananda était beau, mais le Bouddha ne lui permettait pas de porter sa robe avec une épaule découverte, de peur que les femmes ne soient émues en le voyant. Et le Bodhisattva Manjushri l&rsquo;avait un jour loué en disant : « Son visage est comme la lune brillante, ses yeux comme des pétales de lotus frais. » Il n&rsquo;est donc pas étonnant que cette belle femme l&rsquo;ait tant aimé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis qu&rsquo;elle a vu Ananda, l&rsquo;amour fou de Madanagupta semble s&rsquo;être attaché à elle de manière indissoluble. Chaque jour, elle montait à l&rsquo;étage, regardait par la fenêtre, attendant le passage des moines pour la quête, espérant revoir le visage de celui qu&rsquo;elle aimait. Vivant avec une soif d&rsquo;amour si difficile à exprimer, Madanagupta était troublée, oubliant de manger et de boire, négligeant de parler et de sourire, son beau visage devenant progressivement émacié. Sa mère, voyant ces états anormaux chez sa fille, eut des soupçons et l&rsquo;interrogea à plusieurs reprises. Incapable de cacher la vérité, elle dut tout révéler et supplia sa mère de l&rsquo;aider à ne pas être déçue. En entendant cela, sa mère eut l&rsquo;air attristée et dit : « Ma fille ! Ce que tu désires est difficile à réaliser. Ananda est le fidèle assistant du Vénérable Gautama, et lui et ses disciples shramanas possèdent de nombreux pouvoirs divins merveilleux. Les grands maîtres des six philosophies doivent même leur céder, alors quel talent aurais-je pour satisfaire ton souhait ? De plus, Ananda est issu d&rsquo;une lignée noble, fils du roi Dronodana ; s&rsquo;il n&rsquo;avait pas quitté la vie séculière, il aurait peut-être remplacé le prince Siddhartha en tant que roi d&rsquo;un pays. Ta mère et moi sommes de basse condition, comment pourrions-nous espérer nous comparer à lui ? Abandonne donc ces pensées et console ta tristesse pour que je sois heureuse. Si tu perds cet Ananda, il y en aura un autre. N&rsquo;est-il pas possible de trouver un homme aussi beau ailleurs dans les quatre coins du monde ? » En entendant les paroles de sa mère, bien qu&rsquo;elle restât silencieuse, Madanagupta ressentit une immense douleur. Auparavant, une étincelle d&rsquo;espoir vacillait dans son esprit ; maintenant, comprenant toutes les difficultés, elle se sentait comme si elle tombait dans un abîme sombre et terrifiant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Son esprit envahi par le chagrin et la déception, elle pensa : « C&rsquo;est fini ! Ma vie a atteint sa fin à partir d&rsquo;aujourd&rsquo;hui… »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ainsi, la maladie de Madanagupta s&rsquo;aggravait de jour en jour. Dans un rêve, elle vit Ananda s&rsquo;approcher, et folle de joie, elle courut l&rsquo;enlacer, mais le jeune bhikkhu se dégagea doucement de ses bras et disparut ; elle se mit à pleurer bruyamment et se réveilla… Sa mère vit sa fille tantôt dans le coma, tantôt consciente, tantôt pleurant, tantôt riant, ce qui l&rsquo;attrista et l&rsquo;inquiéta. D&rsquo;une part, elle la consola, d&rsquo;autre part, elle lui donna toutes sortes de remèdes, mais sans aucun effet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un matin, le soleil couchant laissait une douce lumière, et le vent extérieur soufflait doucement, agitant les rideaux brodés et apportant de l&rsquo;air frais dans la pièce ; la fièvre sembla diminuer, et Madanagupta se réveilla doucement. En regardant son corps maigre et jauni, l&rsquo;air amer, elle esquissa un léger sourire. Mais à ce moment précis, elle fut surprise, car elle remarqua que la pièce était très propre aujourd&rsquo;hui. En face d&rsquo;elle, la peinture « Jardin de printemps sous le soleil du matin » était accrochée avec une grande finesse artistique. Et, le vase de verre rempli de fleurs fraîches, qui l&rsquo;avait apporté et posé soigneusement au centre de la table comme un tapis vert vif. Observant à travers l&rsquo;entrebâillement de la porte, Madanagupta vit sa mère assise en train de converser avec un ascète aux cheveux et à la barbe blancs, au front lumineux et au visage pensif. Elle n&rsquo;entendit pas ce qu&rsquo;ils disaient, mais il semblait que sa mère y accordait beaucoup d&rsquo;importance. Madanagupta ne comprenait pas, et alors qu&rsquo;elle était encore allongée à réfléchir, elle entendit les pas légers de sa mère entrer dans la pièce. Elle ferma les yeux, faisant semblant de ne rien savoir. Les pas s&rsquo;arrêtèrent près du lit pendant un long moment, puis elle sentit soudain la main maternelle se poser sur son front, suivie d&rsquo;une voix douce et régulière : « Ma fille ! Ne sois pas triste ! Tu es la seule raison de vivre de ta mère ; avec mon amour pour toi, je peux sacrifier tout le bonheur de ce monde. C&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai récemment invité un célèbre ascète, qui m&rsquo;a transmis la formule secrète « Ta Pila Phạm Thiên chú ». Selon lui, cette formule secrète a le pouvoir de charmer les gens, même ceux dont la vertu a atteint un niveau élevé. Si tu apprends ce mantra, tu pourras réaliser tes désirs en ensorcelant Ananda, le faisant perdre son autonomie et le soumettant entièrement à tes volontés. » Le sang chaud coula dans ses veines, Madanagupta sentit une mystérieuse force vitale la rendre plus forte qu&rsquo;avant sa maladie ; son visage s&rsquo;éclaircit considérablement, elle dit d&rsquo;une voix tremblante de joie et d&rsquo;émotion : « Vraiment, mère ? Si c&rsquo;est le cas, ma maladie guérira et je n&rsquo;aurai plus de soucis ! » Puis elle se leva avec aisance, comme si de rien n&rsquo;était.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-414" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-23-2026-8_41AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-23-2026-8_41AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-23-2026-8_41AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-23-2026-8_41AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-23-2026-8_41AM.png 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Quinze jours plus tard, alors que sa santé était presque rétablie, Madanagupta connaissait le mantra par cœur. Elle attendait encore un peu de temps pour être vraiment forte avant de mettre à exécution son désir, le cœur rempli d&rsquo;espoir, certaine de triompher grâce à deux atouts : sa beauté et le merveilleux mantra. Puis, un matin, elle se fit très belle, préparant toutes sortes d&rsquo;offrandes pour attirer l&rsquo;attention de l&rsquo;élu de son cœur. Mais plus le soleil montait, plus Madanagupta regardait avec des yeux fatigués et finit par être déçue, car il était déjà après midi et il n&rsquo;y avait toujours pas de moines quêteurs. Ayant attendu en vain pendant quatre ou cinq jours, elle apprit que c&rsquo;était le début de la saison des pluies, et que les moines, selon la coutume annuelle, devaient résider au même endroit pendant trois mois. En entendant cette nouvelle, elle fut accablée de chagrin, mais dut se résigner à attendre l&rsquo;occasion, ne sachant que faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les feuilles fraîches sèchent, les fleurs s&rsquo;épanouissent puis fanent, la nature change silencieusement et rapidement avec le temps, et bientôt arriva le jour où les moines terminèrent leur retraite. Pour Madanagupta, trois mois avaient été comme plusieurs longues années ! Mais ce qui devait arriver arriva, aujourd&rsquo;hui elle allait ressentir le renouveau d&rsquo;un printemps magnifique, le printemps dans son cœur. Dès le matin, les offrandes avaient été soigneusement disposées. Le travail terminé, Madanagupta s&rsquo;approcha du miroir pour se maquiller, tout en récitant à voix basse les vers du mantra de Brahma. Une joie radieuse et satisfaite apparut sur son visage. La belle femme se reflétait dans le miroir, deux silhouettes charmantes se confondant, flottant comme une fleur de lotus jumelle. Quand le soleil du matin brilla à travers la fenêtre, sur le chemin de la ville, les silhouettes de la procession des shramanas quêteurs apparurent progressivement et s&rsquo;approchèrent. Madanagupta était folle de joie, elle décida d&rsquo;inviter personnellement Ananda devant sa maison pour pouvoir utiliser son pouvoir magique. Mais cette fois, elle fut très surprise, car elle ne vit pas le jeune bhikkhu suivre le Bouddha. Encore une chose étrange : les moines marchaient droit, sans s&rsquo;arrêter de maison en maison pour recevoir les offrandes comme d&rsquo;habitude. Madanagupta observa attentivement chaque shramana qui passait, mais ne vit pas celui qu&rsquo;elle voulait rencontrer. Une tristesse indescriptible envahit son cœur lorsque le dernier shramana disparut. Elle se laissa tomber sur une chaise, les mains sur le visage, l&rsquo;esprit tout étourdi. Ne sachant combien de temps elle était restée ainsi, en relevant la tête, Madanagupta aperçut soudain une silhouette familière s&rsquo;approcher au loin. Elle écarquilla les yeux et regarda attentivement cette personne : ce n&rsquo;était personne d&rsquo;autre que le jeune bhikkhu qu&rsquo;elle aimait et désirait depuis si longtemps. Le cœur battant, une joie inimaginable, elle se leva précipitamment pour l&rsquo;accueillir.</p>
<p>Pourquoi une telle chose arriva-t-elle ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En fait, au moment où les bhikkhus achevaient leur retraite, à l&rsquo;occasion de l&rsquo;anniversaire de son défunt père, le roi Prasenajit avait préparé des mets précieux et rares et avait invité le Bouddha et les moines à prendre leur repas au palais. Le Vénérable, accompagné des bhikkhus, s&rsquo;était rendu directement au palais du roi pour répondre à l&rsquo;invitation, et n&rsquo;avait donc pas suivi la coutume de faire la quête de maison en maison. Seul Ananda, qui avait déjà accepté une invitation privée, n&rsquo;était pas encore revenu de son voyage lointain et n&rsquo;avait pas pu se joindre au repas commun. Étant rentré en retard, il marchait seul sur le chemin. Se souvenant des reproches du Bouddha à l&rsquo;égard des Vénérables Mahakashyapa et Subhuti, qui, en tant qu&rsquo;Arhats, n&rsquo;avaient pas un esprit équilibré, il respecta les précieux enseignements du Guide, tenant son bol, s&rsquo;arrêtant de maison en maison, observant respectueusement la règle de la quête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque Ananda arriva, Madanagupta sortit de la nourriture pour lui faire une offrande, tout en murmurant le nom du jeune bhikkhu et en récitant quelques vers du mantra de Brahma, puis elle tourna le dos et rentra chez elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les mains et les pieds tremblants, l&rsquo;esprit confus, Ananda la suivit. Une fois les deux entrés dans la pièce, comme une plante desséchée rencontrant le printemps, Madanagupta multiplia les stratagèmes de séduction, résolue à faire surgir la vague de passion dans l&rsquo;être pur. Dans ce moment de danger ; bien qu&rsquo;impuissant, mais encore lucide, Ananda pensa avec ferveur : « Ô Vénérable et Miséricordieux ! Je suis en danger, allez-vous m&rsquo;abandonner ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À ce moment-là, le Tathagata, ayant terminé son repas, était revenu au monastère et était assis en train de prêcher le Dharma à une assemblée innombrable. Le Compassionné, doté d&rsquo;une sagesse et de pouvoirs divins, entendit qu&rsquo;Ananda était en détresse, et aussitôt, de l&rsquo;Usnisha au sommet de sa tête, il projeta une lumière de cent joyaux, d&rsquo;une autonomie et d&rsquo;un mystère merveilleux. Dans cette lumière, il y avait d&rsquo;innombrables Bouddhas de transformation, chacun assis sur un trône de lotus aux mille pétales, récitant en même temps le mantra secret. Le Tathagata ordonna au Vénérable Manjushri de porter ce mantra pour dissiper le mantra maléfique et ramener Ananda.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Vénérable Manjushri obéit, arriva, projeta sa lumière et répéta le mantra secret. À ce moment-là, l&rsquo;esprit d&rsquo;Ananda devint clair, comme un poisson échappé du filet, il s&rsquo;enfuit en courant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>N&rsquo;ayant pas eu son désir satisfait, et ayant soudainement perdu l&rsquo;élu de son cœur, Madanagupta courut également après Ananda, dans un état de folie. Quand les trois arrivèrent au monastère, son amour passionné étant trop fort, Madanagupta, affligée, dit au Bouddha : « S&rsquo;il vous plaît, rendez-moi Ananda. » Le Bouddha sourit et, utilisant un moyen habile, dit : « Ananda est un moine, et vous êtes une laïque, vos formes et vos modes de vie sont différents, comment pourriez-vous être proches ? Si vous acceptez de vous raser les cheveux et de porter la robe safran, je vous confierai Ananda. » Au début, Madanagupta hésita, mais aveuglée par l&rsquo;amour, elle se dit qu&rsquo;ayant déjà tout risqué, elle devait aller jusqu&rsquo;au bout : « Si le Bouddha ne tient pas sa promesse, je m&rsquo;accrocherai à ses robes et à celles d&rsquo;Ananda. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pensant ainsi, elle accepta aussitôt. Après avoir pris la forme d&rsquo;une femme ordonnée, Madanagupta répéta sa demande précédente. Le Bouddha ne répondit pas, mais lui demanda :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>— Qu&rsquo;aimez-vous chez Ananda ?</p>
<p>— J&rsquo;aime ses beaux yeux.</p>
<p>— Les yeux d&rsquo;Ananda ne sont que deux masses de chair malodorante, contenant des larmes et des sécrétions impures, où y a-t-il quelque chose de pur que vous puissiez aimer ?</p>
<p>— J&rsquo;aime le nez d&rsquo;Ananda.</p>
<p>— Son nez contient des substances sales à l&rsquo;intérieur et sécrète souvent un liquide impur, vous ne devriez pas l&rsquo;aimer.</p>
<p>— J&rsquo;aime la bouche d&rsquo;Ananda.</p>
<p>— La bouche d&rsquo;Ananda contient de la salive, du flegme et du mucus ; s&rsquo;il ne la nettoie pas régulièrement, elle accumulera de la crasse et dégagera une mauvaise odeur. Cela ne vaut donc pas la peine que vous l&rsquo;aimiez.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir brisé les attachements passionnés de Madanagupta, le Bouddha lui expliqua et lui montra clairement que le corps humain est impur, fragile et éphémère, et qu&rsquo;il est la cause de la douleur présente et d&rsquo;innombrables souffrances futures. En entendant les paroles justes et logiques du Bouddha, comme quelqu&rsquo;un dans l&rsquo;obscurité rencontrant soudain la lumière, Madanagupta resta silencieuse, réfléchissant. Auparavant, elle avait cru à tort que l&rsquo;amour était un jardin de fleurs fraîches, plein de couleurs vives et de parfums doux, un lieu qui promettait au monde un bonheur céleste. Mais aujourd&rsquo;hui, en regardant la réalité en face, elle comprit que c&rsquo;était une épine empoisonnée cachée sous une feuille verte ; une corde invisible tirant les gens dans la prison de la souffrance. S&rsquo;éveillant de son rêve fleuri, elle médita sur les principes d&rsquo;impureté, de souffrance, d&rsquo;impermanence et de non-soi que le Bouddha venait de lui exposer, et elle atteignit aussitôt le fruit de l&rsquo;Anagami (non-retour). À la fois joyeuse et honteuse, elle se prosterna devant le Bienheureux, le suppliant d&rsquo;être sa disciple pour le reste de sa vie et faisant le vœu de guider les êtres vivants hors du cycle des illusions florales, vers l&rsquo;essence de la paix et de la pureté…</p>
<p>`</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1769175175"
	            data-title="Le Réveil d&rsquo;un Rêve Fleuri" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-reveil-dun-reve-fleuri/">Le Réveil d’un Rêve Fleuri</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-reveil-dun-reve-fleuri/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;exemple de la Renaissance de la Vénérable Maîtresse Đàm Lựu</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lexemple-de-la-renaissance-de-la-venerable-maitresse-dam-luu/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lexemple-de-la-renaissance-de-la-venerable-maitresse-dam-luu/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 07:32:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=408</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; La Vénérable Maîtresse Đàm Lựu est née en 1933, dans la commune de Thanh...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lexemple-de-la-renaissance-de-la-venerable-maitresse-dam-luu/">L’exemple de la Renaissance de la Vénérable Maîtresse Đàm Lựu</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>La Vénérable Maîtresse Đàm Lựu est née en 1933, dans la commune de Thanh Oai, Ha Dong, au Nord du Vietnam. À l&rsquo;âge de 2 ans, ses parents l&rsquo;ont offerte à la Vénérable Maîtresse Đàm Soạn car elle était difficile à élever. À 16 ans, la Vénérable Maîtresse a reçu les vœux de Sa Di Ni (nonne novice), et à 19 ans, les vœux de Tỳ Kheo Ni (nonne pleinement ordonnée).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Vénérable Maîtresse aimait la simplicité, était humble, douce et patiente. Elle a mis en pratique son vœu de sauver les êtres comme une aspiration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1952, la Vénérable Maîtresse a suivi son maître vers le Sud. En 1964, elle a étudié en Allemagne de l&rsquo;Ouest. En 1970, la Vénérable Maîtresse est devenue directrice de l&rsquo;orphelinat Lâm Tỳ Ni à Saïgon. En 1977, elle est partie à l&rsquo;étranger. En 1980, elle a fondé le temple Đức Viên à San Jose, Californie, aux États-Unis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 1984, pour établir un lieu de pratique spacieux et propice à la propagation du Dharma et au salut des êtres, la Vénérable Maîtresse a commencé à collecter des fonds pour la construction, en guidant les nonnes et les bouddhistes du temple à préparer des plats végétariens, qu&rsquo;ils vendaient les week-ends, toutes les quinzaines et lors des grandes fêtes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour que chacun puisse semer des graines de bienveillance avec les Trois Joyaux, la Vénérable Maîtresse a appelé et lancé la collecte de canettes d&rsquo;aluminium, de journaux, de cartons, etc. Ce travail a été chaleureusement soutenu par de nombreuses personnes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La pratique que la Vénérable Maîtresse suivait était la récitation de mantras et de noms de Bouddha. Sa foi profonde s&rsquo;est développée après avoir été témoin de la renaissance de la Vénérable Maîtresse Đàm Soạn, qui a connu son jour et son heure avec sérénité et liberté. Depuis lors, le souhait de la Vénérable Maîtresse de renaître dans la Terre Pure Occidentale n&rsquo;a jamais été ébranlé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 25 septembre 1998, la Vénérable Maîtresse a convoqué une réunion « extraordinaire » pour établir un nouveau conseil d&rsquo;administration pour le temple. Ses disciples ont eu le pressentiment que quelque chose de fâcheux allait arriver.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la nuit du 25 décembre 1998, la Vénérable Maîtresse a été transportée à l&rsquo;hôpital car elle ne pouvait plus respirer, ses mains, ses pieds et son ventre étant enflés. Le lendemain matin, les médecins l&rsquo;ont renvoyée car ils ne pouvaient rien faire, la vieille nonne Nguyên les a suppliés de trouver un moyen. Pendant ce temps, la Vénérable Maîtresse est restée calme face à sa maladie critique et a même dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je ne suis pas encore devenue adulte ! »</p>
<p>De retour au temple, les disciples inquiets l&rsquo;entouraient sans dormir, la Vénérable Maîtresse les a tous chassés de la pièce :</p>
<p>Une autre fois :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Si vous aimez le Maître, laissez-le réciter le nom du Bouddha ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Bien que la maladie l&rsquo;ait tourmentée et qu&rsquo;elle ait beaucoup souffert, lorsque les moines sont venus la soutenir par leurs récitations, la Vénérable Maîtresse s&rsquo;est efforcée de rester silencieuse, de joindre les mains et de réciter avec eux, sans oublier de les remercier au départ.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 11 janvier 1999, après une analyse sanguine pendant un évanouissement, les médecins ont admis la Vénérable Maîtresse à l&rsquo;hôpital pour lui administrer du Sodium car elle en manquait gravement. De nombreux médecins qui l&rsquo;ont examinée ont été extrêmement étonnés, ils ne comprenaient pas pourquoi la Vénérable Maîtresse restait lucide et ne s&rsquo;évanouissait que quelques minutes, alors que d&rsquo;autres seraient dans un coma chronique ? La Vénérable Maîtresse a dit à la vieille nonne Nguyên de traduire :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Dis-leur que c&rsquo;est grâce à la récitation quotidienne du nom du Bouddha par le Maître ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant le séjour de la Vénérable Maîtresse à l&rsquo;hôpital, les infirmières devaient lui prélever du sang chaque jour, elles la piquaient si souvent qu&rsquo;elles devaient s&rsquo;excuser avec regret, la Vénérable Maîtresse restait sereine :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Merci ! Vous avez des mains si habiles ! »</p>
<p>Alors que les disciples affligés se plaignaient à elles, la Vénérable Maîtresse les a aussitôt réprimandés :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Beurk ! Regardez, les mains du Maître sont comme des ballons. Ce n&rsquo;est rien ! Laissez-les faire leur travail. C&rsquo;est juste que les mains du Maître sont difficiles, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;elles sont mauvaises et que vous vous plaignez ! »</p>
<p>Puis elle s&rsquo;est tournée vers eux en souriant et leur a dit « Thank you ».</p>
<p>La fois suivante, ils ont demandé à faire une donation d&rsquo;une Veine, espérant que la Vénérable Maîtresse souffrirait moins. La Vénérable Maîtresse a répondu avec un sourire :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Gardez-la pour vous ! »</p>
<p>L&rsquo;infirmière était stupéfaite, puis, ayant compris le sens, elle fut profondément émue, serra la main de la Vénérable Maîtresse et l&rsquo;appela « Mama » (maman) à chaque rencontre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois, elle a eu de si fortes douleurs au dos et aux côtes qu&rsquo;elle a dû être emmenée aux urgences… Le médecin est venu lui rendre visite, en examinant son ventre, la Vénérable Maîtresse a dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Mon ventre est comme l&rsquo;océan. »</p>
<p>Ils lui ont rapidement donné des analgésiques, puis ont demandé à un disciple :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Comment la Vénérable Maîtresse peut-elle encore être joyeuse dans cette douleur atroce ? »</p>
<p>Un des disciples s&rsquo;est souvenu des paroles de la Vénérable Maîtresse la veille et a répondu :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est seulement grâce à la récitation quotidienne du nom du Bouddha. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 15 mars 1999, la santé de la Vénérable Maîtresse s&rsquo;est gravement détériorée, elle a instruit ses disciples de faire venir les moines pour célébrer une cérémonie de prière pour elle. Les disciples en larmes ont supplié le Maître de partir lentement, mais la Vénérable Maîtresse a dit qu&rsquo;il n&rsquo;y avait plus de délai possible. Les moines sont venus réciter des sutras et prier. Les disciples ont poussé le fauteuil roulant pour amener la Vénérable Maîtresse devant le Grand Sangha. La Vénérable Maîtresse est restée calme et sereine et a respectueusement demandé aux vénérables de réciter le mantra de la renaissance pour la purification et le soutien. Voyant ses disciples tristes, la Vénérable Maîtresse a immédiatement instruit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Vous devriez réciter le nom du Bouddha avec une seule intention et prier pour que le Maître épuise tout le karma résiduel et puisse renaître. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un jour, la Vénérable Maîtresse a instruit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Après que le Maître soit parti, mes sœurs, vous devez vous aimer les unes les autres, étudier et pratiquer le Dharma, et vivre selon la juste Loi. »</p>
<p>Et :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Vous devez être courageux et assidus dans la récitation du nom du Bouddha tant que vous êtes en bonne santé. Ne gaspillez pas votre énergie au point que, lorsque vous tombez malade, votre corps et votre esprit sont fatigués, il est très difficile de concentrer votre esprit sur la récitation du nom du Bouddha. Il y a beaucoup d&rsquo;illusions et peu d&rsquo;éveil. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 23 mars 1999, le médecin de la Vénérable Maîtresse est venu lui rendre visite :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Maître, savez-vous où vous irez quand vous partirez ? »</p>
<p>La Vénérable Maîtresse a répondu avec confiance et détermination :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Dans la Terre Pure de la Béatitude, où d&rsquo;autre ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 26 mars 1999, à 21h27, la Vénérable Maîtresse est paisiblement décédée au milieu des récitations du grand public. La Vénérable Maîtresse avait 67 ans, et 48 ans d&rsquo;ancienneté monastique.</p>
<p>La Vénérable Maîtresse avait prévu son départ. Pendant plus de trois mois, depuis que la Vénérable Maîtresse était gravement malade jusqu&rsquo;à la fin de la cérémonie « Trà Tỳ », le lieu de pratique de Đức Viên a toujours retenti des paroles « NAM MÔ A DI ĐÀ PHẬT » sans interruption.</p>
<p>Le nom sacré aux dix mille vertus a résonné, se répandant partout, traversant même plusieurs cieux, exactement comme le souhait que la Vénérable Maîtresse avait confié à ses disciples :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Ici, il y a le lieu de pratique de Đức Viên, comme celui des Ancêtres de la Terre Pure, où le son de la récitation du nom du Bouddha résonne sans cesse. »</p>
<p>La foi du grand public s&rsquo;est épanouie et a grandi, surtout après la cérémonie « Trà Tỳ » où la Vénérable Maîtresse a laissé près d&rsquo;une centaine de reliques Xá Lợi, de différentes tailles, formes et couleurs. Il y avait des fragments blanc opaque comme du lait, brillants comme de l&rsquo;ivoire, jaune pâle, vert marbre, blanc neige, violet lotus, noir mystérieux et brillant. Particulièrement un cœur de couleur brun-rouge, comme la main serrée d&rsquo;un nouveau-né. Un vieil homme qui venait souvent réciter le nom du Bouddha a dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Maintenant, même si on ne croit pas, il faut croire, c&rsquo;est la preuve la plus évidente ! »</p>
<p>(Extrait de « Vãng Sanh Lưu Xá Lợi » – Collection Tịnh Hải)</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1769153524"
	            data-title="L&rsquo;exemple de la Renaissance de la Vénérable Maîtresse Đàm Lựu" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lexemple-de-la-renaissance-de-la-venerable-maitresse-dam-luu/">L’exemple de la Renaissance de la Vénérable Maîtresse Đàm Lựu</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lexemple-de-la-renaissance-de-la-venerable-maitresse-dam-luu/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Princesse Thuần Nhẫn</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-princesse-thuan-nhan/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-princesse-thuan-nhan/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 14:02:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=383</guid>

					<description><![CDATA[<p>La princesse Thuần Nhẫn était la plus jeune fille du roi Pasenadi de Perse. C&#8217;était...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-princesse-thuan-nhan/">La Princesse Thuần Nhẫn</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La princesse Thuần Nhẫn était la plus jeune fille du roi Pasenadi de Perse. C&rsquo;était une personne pieuse et patiente, mais elle était si laide que même à l&rsquo;âge de 18 ans, son père n&rsquo;avait pas envisagé de la marier.</p>
<p>Hélas ! Quelle marâtre cruelle ! Comment a-t-elle pu la façonner si laide, au point que tout le monde se sentait irrité en la voyant ? Nez épaté, front proéminent, bouche béante, yeux larmoyants, sans parler de sa silhouette : elle ne mesurait qu&rsquo;un mètre de haut, toute maigre. C&rsquo;est pourquoi, à la cour, les princes et jeunes nobles cherchaient tous les moyens d&rsquo;étudier à l&rsquo;étranger pour éviter le malheur d&rsquo;être choisis comme époux.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-385" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-1.png 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Chaque fois que la princesse voyait ses deux sœurs fières de leur beauté éclatante, elle ressentait une profonde tristesse et de l&rsquo;humiliation, mais elle n&rsquo;enviait personne. Au contraire, ses deux sœurs, arrogantes, montraient toujours de la réticence à s&rsquo;approcher d&rsquo;elle et à lui parler. Elles demandaient même à leur père de lui interdire de sortir, de peur des moqueries du monde. La princesse restait seule et recluse dans le palais.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-387" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-2.png 1024w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Elle était filiale envers ses parents, aimable avec ses deux sœurs, et aimait de tout son cœur ses serviteurs. Elle donnait souvent de l&rsquo;argent aux pauvres et fournissait des médicaments aux malades, c&rsquo;est pourquoi tout le monde aimait la princesse plus que ses deux sœurs. La beauté étrange de la princesse Thuần Nhẫn se répandit, tout comme sa vertu, et un jour, le prince d&rsquo;un pays voisin vint la demander en mariage.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-389" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-3-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-3-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-3-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-3-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-3.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le roi Pasenadi, touché, prit la main du prince et dit à Trọng Đức : « Je ne saurais exprimer la profondeur de ma gratitude pour l&rsquo;affection que le prince porte à ma fille. » À son retour au pays, le prince ne la laissa pas se montrer en public, de peur que les gens ne la raillent pour son apparence ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais hélas ! La noblesse d&rsquo;âme de ce jeune prince était limitée, et la laideur de la princesse était extrême. Aussi, malgré son affection pour les vertus et les talents de son épouse, le prince était souvent irrité par la laideur de cette pauvre femme.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-392" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-4-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-4-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-4-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-4-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_40PM-4.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Alors, peu à peu, Trọng Đức chercha des prétextes pour aller chasser et s&rsquo;amuser seul. La princesse était comme un oiseau en cage, même si elle avait du riz blanc et de l&rsquo;eau claire, elle ne savait rien de ce qui se passait au-delà des quatre murs. La princesse, consciente de son karma, se reprochait en secret de n&rsquo;avoir pas bien pratiqué dans une vie antérieure, ce qui lui valait cette laideur dans cette vie, sans jamais se plaindre de personne. Elle restait seulement douce et obéissante envers son mari, tolérante et magnanime envers ceux du palais.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-394" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_44PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_44PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_44PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_44PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_44PM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mais hélas ! Les reines et princesses venaient souvent la voir pour se vanter et afficher leur fierté, allant parfois jusqu&rsquo;à la railler ouvertement. La patience de la princesse était si parfaite qu&rsquo;elle gardait toujours le sourire, comme si rien n&rsquo;était digne d&rsquo;attention.</p>
<p>Un jour, les dames rentrèrent chez elles et incitèrent leurs maris à organiser un banquet, invitant tous les princes et dignitaires du pays. Selon la coutume, toutes les épouses étaient présentes avec leurs maris&#8230; Seul le prince Trọng Đức arriva seul. Les reines, princesses et jeunes dames affichèrent leur élégance et allèrent railler le prince Trọng Đức.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-406" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260122_150017-300x262.png" alt="" width="300" height="262" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260122_150017-300x262.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260122_150017-768x671.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/IMG_20260122_150017.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le prince ne put supporter la colère et commença à détester son épouse. Il était déterminé à divorcer cette fois pour se libérer.</p>
<p>Son mari parti au banquet, la princesse se retrouva seule et délaissée dans le palais. Soudain, elle sentit son cœur serré, convaincue que quelque chose de mal allait lui arriver. Elle versa des larmes de tristesse. Elle se demanda quel mauvais karma elle avait créé dans sa vie antérieure pour avoir un corps si étrange, causant tant de souffrance à ceux qui l&rsquo;aimaient. Elle joignit aussitôt les mains et, avec respect, se tourna vers le vide en récitant en silence : « Nam mô Phật, nam mô chư Phật. » Et elle pria : « Ô Bouddha, toi qui dispenses des bienfaits aux êtres sensibles et soulages les souffrances de tous ceux qui souffrent. Aujourd&rsquo;hui, je suis une personne qui endure la souffrance, et je ne peux sortir de l&rsquo;enceinte sacrée pour te servir. Je prie ta puissance divine, ô Bienheureux, d&rsquo;abaisser ta majesté et de descendre en ce lieu de captivité, afin que je puisse te rendre hommage. » La profonde détresse et la sincérité du cœur de cette pauvre personne résonnèrent avec la compassion du Bouddha. Le Bouddha, qui se trouvait au monastère de Jetavana, manifesta aussitôt ses pouvoirs surnaturels et apparut devant elle, tandis que la princesse s&rsquo;agenouillait. Levant les yeux et voyant le Bouddha, à la fois joyeuse et affligée, elle dit avec respect : « Ô Bienheureux ! Quel mauvais karma ai-je créé dans ma vie antérieure pour subir aujourd&rsquo;hui un corps aussi laid ? Et grâce à quels mérites suis-je née dans un lieu aussi riche ? » Le Bouddha, ému de compassion, lui dit doucement : « Dans ta vie antérieure, tu étais une femme de grande beauté, qui faisait souvent des offrandes et de l&rsquo;aumône, mais tu étais dure envers tes serviteurs, arrogante avec tes amis et envieuse de ceux qui étaient plus beaux que toi. Tes yeux lançaient souvent des regards méprisants, ta bouche disait souvent du mal des autres, et quand la colère montait, tu battais tes serviteurs cruellement. Surtout, tu abusais de ta beauté et de tes richesses pour mépriser les autres. Aujourd&rsquo;hui, tu dois te repentir sincèrement et avec ferveur, et alors tes péchés passés seront effacés selon la pensée de ton cœur. »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-400" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-3-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-3-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-3-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-3-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-3.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le doux son de la voix du Bouddha, comme le chant de l&rsquo;oiseau Kalavinka, laissa la princesse ressentir une légèreté naturelle dans son cœur. Elle essuya ses larmes et se repentit avec une ferveur sincère. Elle s&rsquo;agenouilla aux pieds du Bouddha pendant des heures, avec des paroles sincères jaillissant du fond de son cœur. Le Bouddha posa sa main dorée sur sa tête. La princesse leva les yeux et vit les yeux doux et lumineux du Bouddha, et elle fut remplie de joie. Au même instant, ses yeux devinrent aussi clairs que ceux d&rsquo;un oiseau d&rsquo;automne. Elle vit le visage du Bouddha, digne et bienveillant. Son cœur fut ému et elle ressentit une grande joie. Naturellement, son propre visage devint également digne et beau. Elle vit les pieds lumineux du Bouddha et son corps d&rsquo;une beauté transcendantale. Son cœur fut encore plus rempli d&rsquo;admiration. Naturellement, son corps devint également digne et harmonieux, et toutes ses laideurs disparurent. Elle devint aussitôt une princesse belle, radieuse et pleine de signes de bonheur.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-401" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Bouddha, ayant fini de lui enseigner le Dharma, utilisa ses pouvoirs surnaturels pour retourner au monastère. Au milieu du banquet joyeux, le prince Trọng Đức ne put supporter les railleries de ses amis. L&rsquo;amour ne pouvait pas compenser la honte et l&rsquo;humiliation. Le prince, furieux, monta à cheval et retourna au palais, se disant en chemin : « Cette fois, c&rsquo;est sûr, je la quitte, je divorce. »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-403" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_43PM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le bruit des pas rapides du cheval du prince se fit entendre. La princesse, inquiète, descendit rapidement les escaliers et vit le visage de son mari rempli de colère. Elle n&rsquo;osa rien demander. Selon la coutume, elle s&rsquo;inclina pour défaire la ceinture de jade sur le dos du prince et enlever son casque doré pour alléger sa tête. Le prince fut surpris ; ce geste était clairement celui de sa femme, mais comment sa beauté avait-elle pu changer ainsi ? La princesse, comprenant son étonnement, lui raconta aussitôt l&rsquo;histoire de sa prière au Bouddha. À partir de ce jour, mari et femme vécurent heureux et en harmonie, œuvrant ensemble pour accumuler des mérites.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1769090560"
	            data-title="La Princesse Thuần Nhẫn" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-princesse-thuan-nhan/">La Princesse Thuần Nhẫn</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-princesse-thuan-nhan/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>exemple de renaissance au pays pur Madame Tô Vân Liên</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/exemple-de-renaissance-au-pays-pur-madame-to-van-lien/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/exemple-de-renaissance-au-pays-pur-madame-to-van-lien/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Jan 2026 13:33:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=371</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Madame Tô Vân Liên est née en 1915 en Chine. Elle a immigré au...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/exemple-de-renaissance-au-pays-pur-madame-to-van-lien/">exemple de renaissance au pays pur Madame Tô Vân Liên</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Madame Tô Vân Liên est née en 1915 en Chine. Elle a immigré au Vietnam avec la famille de son mari à l&rsquo;âge de 19 ans (1934).</p>
<p>Elle était simple, gentille, et se consacrait entièrement au bonheur de sa famille. Depuis qu&rsquo;ils ont commencé leur vie au Vietnam, sa famille a résidé à Tan Dinh, Saïgon. Elle s&rsquo;est toujours sacrifiée pour élever ses enfants, ne cherchant aucun plaisir personnel. Elle ne se plaignait jamais, ne se vantait pas et ne laissait jamais les autres savoir ce qu&rsquo;elle faisait. Grâce à elle, tous ses enfants ont grandi pour devenir de bonnes personnes.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-372" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>En 1978, elle a été parrainée par sa fille qui étudiait à Taïwan. Après avoir vécu à Taïwan pendant 8 ans, elle a été parrainée pour l&rsquo;Australie. Elle avait également un fils aux États-Unis, un fils en France, et un fils et deux filles au Vietnam. En Australie, ses deux filles avaient déjà fondé leur famille. Sa famille suivait le confucianisme, vénérant uniquement les ancêtres et cultivant les bonnes actions. En 1986, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;est installée en Australie, elle ne connaissait encore rien au bouddhisme. Plus tard, en 1991, ses deux filles l&rsquo;ont emmenée au temple pour prier Bouddha, mais seulement pour la paix, la fortune et la protection contre les calamités. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;en 1997, qu&rsquo;elle a eu l&rsquo;occasion d&rsquo;écouter les enseignements et de rencontrer le Maître Jing Kong, un grand maître qui propageait le Dharma de la Terre Pure. C&rsquo;est alors que ses deux filles ont commencé à pratiquer sincèrement le Dharma de la Terre Pure. Grâce à cela, elle a pris refuge avec le nom de Dharma Diệu Âm et a appris à réciter le nom de Bouddha, devenant officiellement une bouddhiste.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-374" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les fois où elles n&rsquo;allaient pas au temple, la famille de sa fille et ses amis du Dharma organisaient des pratiques à la maison, ce qui la faisait se sentir très proche de la pratique de la récitation du nom de Bouddha. Ses filles lui rappelaient de réciter souvent le nom de Bouddha, et grâce à un lecteur, elle l&rsquo;ouvrait toujours et récitait silencieusement avec.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au début de l&rsquo;année 1998, elle est tombée malade ; lorsque le médecin l&rsquo;a examinée, elle a appris qu&rsquo;elle souffrait d&rsquo;un cancer du poumon. La famille a fait tout son possible pour la soigner. Cependant, elle ne ressentait aucune anxiété ni peur. Elle pensait qu&rsquo;à 83 ans, elle avait déjà vécu une longue vie, elle a donc continué à vivre normalement, à marcher, et elle croyait profondément en la promesse du Vénérable Amitābha de sauver les êtres. Elle récitait le nom de Bouddha avec une ferveur croissante, ignorant qu&rsquo;elle était malade. Environ 4 mois plus tard, le 19 mai 1998, lors d&rsquo;un nouvel examen, les traces du cancer du poumon avaient naturellement disparu. Cet événement a rempli ses deux filles de joie, et elles lui ont proposé de voyager et de rendre visite à des proches.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au début de l&rsquo;année 1999, elle a subi un nouvel examen, et cette fois la maladie a récidivé et est devenue plus grave. Mais étonnamment, elle n&rsquo;a montré aucun signe de maladie grave, mangeant, dormant et se reposant normalement. Lorsqu&rsquo;ils s&rsquo;occupaient d&rsquo;elle, ses enfants et petits-enfants lui demandaient souvent :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Maman, tu as mal ? »</p>
<p>Elle répondait :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Non ! Juste fatiguée. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sachant qu&rsquo;elle comprenait mieux le Dharma, qu&rsquo;elle récitait le nom de Bouddha avec ferveur, qu&rsquo;elle était âgée et lucide, ses enfants lui ont expliqué sa situation médicale. Sa réaction n&rsquo;a montré aucune peur, elle pensait seulement qu&rsquo;elle ne ressentait aucune douleur, alors pourquoi s&rsquo;inquiéter ! C&rsquo;est pourquoi, le 22 février 1999, elle a dit à sa fille d&rsquo;aller à la clinique pour ses injections (analgésiques, pour maintenir son état en attendant le jour prévu). À cette occasion, Mlle Trân (sa fille) a demandé au médecin l&rsquo;état de sa mère, et le médecin a dit qu&rsquo;avec cette maladie, il ne lui restait que quelques mois. À ce moment-là, elle continuait à réciter le nom de Bouddha comme d&rsquo;habitude, et ses enfants se joignaient à elle, se concentrant de tout leur cœur sur le Bouddha Amitābha, souhaitant qu&rsquo;elle puisse renaître rapidement et partir paisiblement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Environ deux mois avant son décès, elle a nettoyé méticuleusement la maison, comme si elle pressentait son départ, et elle a dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Quand je partirai bientôt, il y aura moins de monde pour nettoyer. »</p>
<p>À ce moment-là, elle était encore en bonne santé, marchant comme une personne non malade, juste un peu plus fatiguée qu&rsquo;avant, mais sans douleur ; c&rsquo;était très étrange, car le cancer torture généralement les patients avec une douleur intense avant la mort. Un mois plus tard, elle a donné plus de 1 000 dong de ses économies à ses enfants et petits-enfants pour acheter une caméra, comme pour préparer son départ.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-375" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_25AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Une semaine plus tard, le jour de la cérémonie de remise des diplômes en chinois de son petit-fils, elle a été invitée à y assister. À l&rsquo;école, seule sa famille savait qu&rsquo;elle était malade, personne d&rsquo;autre ne le savait. En regardant la photo d&rsquo;elle serrant la main de son professeur avec un sourire radieux ce jour-là, personne n&rsquo;aurait pu imaginer qu&rsquo;une personne souffrant d&rsquo;une maladie incurable au stade le plus grave pouvait paraître aussi en bonne santé et sereine !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En fait, elle souffrait parfois, et la douleur n&rsquo;est devenue évidente que le 26 décembre 1999. Ce jour-là, ses enfants lui ont donné 6 comprimés de Panadol. Car les organes internes de ses poumons étaient complètement endommagés ; pourtant, elle a dit que lorsqu&rsquo;elle ressentait de la douleur, elle récitait le nom de Bouddha et la douleur diminuait spontanément.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-381" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_30PM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_30PM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_30PM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_30PM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-2_30PM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle a également participé avec ferveur à une retraite de récitation du nom de Bouddha d&rsquo;une semaine, organisée par un groupe de laïcs à la maison. À ce moment-là, ses deux filles étaient un peu inquiètes, car sa santé s&rsquo;était beaucoup détériorée. Elles craignaient qu&rsquo;elle ne décède avant la fin de la retraite ; cela aurait perturbé les autres pratiquants qui auraient dû s&rsquo;occuper d&rsquo;elle. Elle avait probablement pressenti cette situation. Vers la fin de la retraite, elle n&rsquo;a pas pu y participer toute la journée et a dû être ramenée à la maison, ne participant qu&rsquo;une ou deux heures. À la maison, elle continuait à réciter le nom de Bouddha sans interruption.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 30 décembre 1999, à 2 heures du matin, la voyant très fatiguée, la famille a décidé de l&#8217;emmener à l&rsquo;hôpital pour un examen, craignant que la maladie ne la fasse souffrir. De plus, son gendre, médecin à Taïwan, a appelé pour conseiller de l&#8217;emmener à l&rsquo;hôpital, craignant que la maladie ne la fasse souffrir à la maison. Cependant, ses enfants et petits-enfants, proches d&rsquo;elle, sentaient qu&rsquo;elle était fatiguée mais toujours lucide, alors ils espéraient seulement qu&rsquo;à l&rsquo;hôpital, la douleur serait temporairement apaisée, ou qu&rsquo;ils pourraient déterminer l&rsquo;heure finale, mais qu&rsquo;elle ne resterait pas à l&rsquo;hôpital, ce qui entraverait sa renaissance. La pensée de ses enfants était aussi sa pensée. Cela montre que les enfants partageaient le même désir de la ramener à la Terre Pure, et étaient donc toujours prêts à s&rsquo;occuper d&rsquo;elle. Cette pensée commune a attiré de bonnes choses en douceur, comme lorsqu&rsquo;ils l&rsquo;ont emmenée à l&rsquo;hôpital sans préavis, et ce n&rsquo;était pas une urgence, mais on ne sait comment, ce jour-là, sans attendre personne, elle a été directement emmenée chez un spécialiste. Après l&rsquo;examen, le médecin a immédiatement annoncé que de l&rsquo;eau s&rsquo;était accumulée dans ses poumons, une situation très critique. Près de 2 litres d&rsquo;eau ont été retirés, mais le médecin a constaté qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas beaucoup d&rsquo;amélioration. Quant à elle, elle s&rsquo;est sentie mieux. Le médecin lui a demandé si elle voulait rester ou partir. Elle a répondu qu&rsquo;elle voulait rentrer chez elle. Le même jour, le 30, elle a été ramenée à la maison, elle a marché normalement, a mangé six quartiers d&rsquo;orange, puis a pris un bain et est allée dans la salle de prière pour réciter le nom de Bouddha. Elle était assise sur une chaise, les mains sur son chapelet, et ses deux filles récitaient le nom de Bouddha avec elle. Incapables de participer à la session de récitation du nom de Bouddha, la mère et ses deux filles récitaient à la maison, avec une ferveur et une pureté admirables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 31 décembre 1999, à cinq heures du matin, il ne restait que 4 heures avant la fin de la session de récitation du nom de Bouddha, elle était toujours en bonne santé. Ses deux filles lui ont demandé si elle voulait assister à la cérémonie de dédicace de fin de session. Au début, elle a dit oui, mais ensuite, elle a dit qu&rsquo;une seule de ses filles devrait y aller pour la dédicace, et que l&rsquo;autre resterait avec elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après la cérémonie de dédicace, tout le groupe de récitation est venu lui rendre visite et la soutenir dans sa récitation. Sachant qu&rsquo;elle allait probablement partir bientôt, tous ont récité le nom de Bouddha de tout leur cœur ; elle a également bougé les lèvres pour réciter (à ce moment-là, elle ne tenait plus son chapelet). Soudain, tout le monde l&rsquo;a vue joindre les mains, le visage illuminé d&rsquo;une grande sincérité. Voyant cela, tout le monde s&rsquo;est levé et a récité avec encore plus de ferveur. Après un certain temps, elle a baissé les mains et s&rsquo;est allongée pour se reposer. Pendant qu&rsquo;elle faisait cet acte étrange, sa fille, Mlle Hương, a vu le visage de sa mère s&rsquo;illuminer comme si une lumière dorée le traversait. Plus tard, en interrogeant, un autre membre du groupe de soutien a également vu la même chose qu&rsquo;elle. Tous les autres ont trouvé son visage serein. À ce moment-là, tout le monde a confirmé qu&rsquo;aucune lumière du soleil n&rsquo;entrait dans la pièce.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce soir-là, tous les membres du groupe sont revenus pour la soutenir dans sa récitation. La famille a également appelé le docteur Mạch Ảnh Lang, qui lui a demandé si elle était fatiguée, elle a hoché la tête, mais quand il lui a demandé si elle avait mal, elle a secoué la tête.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le lendemain, le 1er janvier 2000, ses enfants ont continué à réciter le nom de Bouddha pour elle, et le groupe de soutien est resté pour aider. Dans le groupe de soutien, une personne a tenu une image de Bouddha un peu haut, elle a fait signe de la baisser. Quelqu&rsquo;un a senti qu&rsquo;elle allait partir parce qu&rsquo;elle était très fatiguée, alors il lui a demandé la permission de baisser le dossier de la chaise pour qu&rsquo;elle puisse s&rsquo;allonger. Elle n&rsquo;a pas voulu, elle n&rsquo;a accepté qu&rsquo;une position légèrement inclinée. On aurait dit qu&rsquo;elle voulait garder son corps digne avant de partir pour le Bouddha !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-378" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_24AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_24AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_24AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_24AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-22-2026-8_24AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Après un moment de récitation, ses yeux s&rsquo;ouvrirent soudain, clairs et brillants ; elle se souleva de nouveau, voulant se lever. Il semblait qu&rsquo;elle était en train de percevoir quelque chose ! Puis elle se calma lentement, ses lèvres bougeant toujours pour réciter le nom de Bouddha, ses yeux se fermant doucement, elle partit paisiblement dans la dignité et la pureté, au son incessant de la récitation du nom de Bouddha. Il était 21h23 ce 1er janvier 2000. Elle avait 83 ans.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1769088837"
	            data-title="exemple de renaissance au pays pur Madame Tô Vân Liên" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/exemple-de-renaissance-au-pays-pur-madame-to-van-lien/">exemple de renaissance au pays pur Madame Tô Vân Liên</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/exemple-de-renaissance-au-pays-pur-madame-to-van-lien/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Biographies et les reliques du vénérable Thich Giac Khang</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/biographies-et-les-reliques-du-venerable-thich-giac-khang/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/biographies-et-les-reliques-du-venerable-thich-giac-khang/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 13:51:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=361</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Thích Giác Khang, né en 1941 sous le nom de Tô Văn Vinh, est...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/biographies-et-les-reliques-du-venerable-thich-giac-khang/">Biographies et les reliques du vénérable Thich Giac Khang</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Thích Giác Khang, né en 1941 sous le nom de Tô Văn Vinh, est né et a grandi dans un foyer pauvre du district rural de Vĩnh Lợi, province de Bạc Liêu. Il était le 8e enfant d&rsquo;une famille de 5 filles et 3 garçons. Sa mère s&rsquo;appelait Cụ Tô Khanh et son père était Cụ Trần Thị Yến. Il a fait des études, obtenu son baccalauréat et un diplôme d&rsquo;études supérieures en pédagogie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Thích Giác Khang est décédé dans la paix à 15h30 le 30 mars 2013 (calendrier lunaire : année du Serpent de l&rsquo;Eau), à l&rsquo;âge de 74 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Thích Giác Khang résidait dans une pagode du district de Ngọc Văn, province de Trà Vinh. Il était un maître du bouddhisme Nam Tông, suivant le chemin de Maître Minh Đăng Quang. C&rsquo;était un moine très respecté, respectant strictement les préceptes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand un moine quitte ce monde, s&rsquo;il n&rsquo;a pas encore atteint l&rsquo;état d&rsquo;Arhat, il peut renaître. On dit qu&rsquo;il a cultivé pendant de nombreuses années. Lorsque le Dharma de la Terre Pure fut présenté, il dit : « Le Dharma de la Terre Pure est incomplet, car il y a encore de nombreux concepts mondains. Après avoir étudié le Dharma de Duy Thức, il soupira : &lsquo;Le monde de la Terre Pure est si vaste dans mon cœur que je n&rsquo;ai plus besoin de le chercher dehors.' »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il a choisi le chemin de la Terre Pure Occidentale, même s&rsquo;il était toujours un moine traditionnel. Il voyageait à pied, mendiait pour sa nourriture et acceptait une seule part de nourriture. Il ne portait pas d&rsquo;oreiller, mais dormait sur le sol ou sous un arbre. Il méditait pendant environ 7-8 heures par jour. Lorsqu&rsquo;il commença à enseigner le Dharma de la Terre Pure, il rencontra des difficultés, ce qui est naturel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Voici le processus de son décès :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Maître savait depuis longtemps son départ. Avant son décès, lui et de nombreux disciples ont fait de profonds vœux. Le but de l&rsquo;urne était d&rsquo;incinérer le corps à Phât, mais les disciples voulaient tous incinérer le corps du Maître. De plus, cela ne faisait pas beaucoup de bruit et coûtait cher de garder l&rsquo;urne là-bas. Mais les disciples ont décidé de ramener le Maître au Vietnam.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vingt jours avant son décès, le Maître avait organisé, affecté des tâches à ses disciples, et désigné des personnes pour superviser le processus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans la matinée du 30 mars 2013, le Maître s&rsquo;est réuni avec les disciples et a beaucoup insisté, et a demandé à plusieurs reprises s&rsquo;il était 10h passé, et a dit aux disciples : « SI NOUS VOULONS LE MERITE ET LA VERTU POUR ATTEINDRE L&rsquo;ÉTAT D&rsquo;ARHAT POUR ALLER VERS LE BOUDDHA AMITABHA, ALORS NOUS NE DEVONS PLUS NOUS SOUCIER DES RICHESSES ET DES BIENS, NE PAS ÊTRE ATTACHÉS À LA PRATIQUE. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Maître avait encore de nombreux trésors.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Maître souffrait d&rsquo;une maladie depuis de nombreuses années, avant son décès, on le voyait souvent souriant même s&rsquo;il était malade. Le matin du 30 mars 2013, le Maître avait prédit son départ. Il est parti très paisiblement, juste avant de dormir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des phénomènes étranges se sont produits 3 fois de suite : une lumière vive et une aura sont apparues dans le ciel, chacune pendant 1 heure. L&rsquo;aura brillait comme un arc-en-ciel, les nuages changeaient continuellement de couleur. Les disciples racontent que les nuages au-dessus de leurs vêtements étaient du même jaune et bleu. Le soleil tournait rapidement, sans être éblouissant, on pouvait le regarder directement sans être ébloui, et il avait une couleur dorée éclatante. Lorsqu&rsquo;ils effectuaient des rituels nocturnes, de nombreuses auras apparaissaient.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Maître a laissé de nombreuses reliques. Mme Thị Giá a déclaré : « Il y a un léger manque : il y a plus de 1000 reliques de sá lợi, dont plus de 100 perles de sá lợi au milieu. Les petites perles de sá lợi n&rsquo;ont pas été comptées. Il y a aussi des reliques colorées : jaunes, bleues, blanches, rouges&#8230; »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>NAM MÔ A DI ĐÀ PHẬT &#x1f64f;&#x1f64f;&#x1f64f;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Collection &#8211; Bình An</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768917078"
	            data-title="Biographies et les reliques du vénérable Thich Giac Khang" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/biographies-et-les-reliques-du-venerable-thich-giac-khang/">Biographies et les reliques du vénérable Thich Giac Khang</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/biographies-et-les-reliques-du-venerable-thich-giac-khang/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;élève trompé par son maître et sauvé par le Bouddha</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/leleve-trompe-par-son-maitre-et-sauve-par-le-bouddha/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/leleve-trompe-par-son-maitre-et-sauve-par-le-bouddha/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 07:24:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=349</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Il y a longtemps, dans la ville de Sāvatthī, vivait un brahmane, conseiller du...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/leleve-trompe-par-son-maitre-et-sauve-par-le-bouddha/">L’élève trompé par son maître et sauvé par le Bouddha</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a longtemps, dans la ville de Sāvatthī, vivait un brahmane, conseiller du roi, qui avait ouvert une école pour enseigner la doctrine brahmanique, attirant un grand nombre d&rsquo;élèves. Parmi ses disciples, le jeune Angulimala était une étoile brillante : doué en littérature comme en arts martiaux, d&rsquo;une vertu pure et d&rsquo;une beauté remarquable. Quiconque connaissait Angulimala ne manquait pas de le louer comme un homme de talent et de vertu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-351" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L&rsquo;épouse du brahmane, cependant, avait secrètement développé un amour pour le brillant élève de son mari. Profitant de l&rsquo;absence de son époux, elle se farda, se parfuma et se rendit subitement chez Angulimala, pénétrant dans sa chambre. Elle le dévisagea avec des œillades pleines d&rsquo;intention, prononça des paroles légères et séductrices, affichant une attitude lascive et sans vergogne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à cette provocation obscène, l&rsquo;élève, d&rsquo;une pure vertu, ne permit jamais au feu de l&rsquo;immoralité de l&rsquo;envahir. Angulimala, respectant son statut de disciple, dit à l&rsquo;épouse de son maître : « Madame, mon maître est comme un père, et vous êtes comme ma mère. Votre disciple préférerait mourir plutôt que de commettre un acte indécent qui entacherait sa réputation pour mille ans. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;épouse du brahmane répondit avec plus d&rsquo;insistance : « Quand on a faim, on mange ; quand on a soif, on boit ; de plus, je suis prête à vous donner, alors pourquoi appeler cela indécent ? »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-352" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_08AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Angulimala refusa avec un visage sévère : « Même les êtres ignorants qui suivent les mœurs des animaux ressentent de la honte ! Comment moi, un étudiant de la Voie, ne ressentirais-je pas de honte si je ne respectais pas la hiérarchie ? De plus, vous êtes comme ma mère, je n&rsquo;oserais pas commettre une telle impudence. » Ayant dit cela, Angulimala quitta immédiatement la maison.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;épouse du brahmane, sachant que le cœur de l&rsquo;élève de son mari était dur comme de la pierre et inébranlable, rentra chez elle, pleine d&rsquo;une honte amère. En chemin, la colère la submergea, et elle conçut un plan pour se venger, surtout pour ne plus être vexée. De retour à la maison, elle déchira ses vêtements, se barbouilla le visage de couleur pour simuler des blessures, se couvrit d&rsquo;éraflures, simula une douleur intense et gémit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque le brahmane revint, il trouva sa femme échevelée, ses vêtements déchirés, son corps blessé, et il l&rsquo;entendit se plaindre de douleurs aiguës. Il lui demanda pourquoi elle était dans un tel état.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle répondit : « Ce matin, profitant de votre absence, Angulimala s&rsquo;est faufilé dans ma chambre, m&rsquo;a tiré par les vêtements et m&rsquo;a saisie, tentant de me violer. Comme je ne consentais pas, il m&rsquo;a forcée et c&rsquo;est ainsi que j&rsquo;en suis arrivée là. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le brahmane, entendant les paroles déchirantes de sa femme, crut immédiatement, sans chercher à vérifier la vérité, et décida de punir sévèrement son élève pour satisfaire sa colère. Il conçut un plan pour tromper Angulimala et le faire tomber dans le filet de la justice, afin qu&rsquo;il soit condamné à mort plutôt que de le tuer de ses propres mains. Il appela Angulimala et lui parla doucement : « Mon fils, tu as étudié l&rsquo;art de l&rsquo;épée avec moi pendant tout ce temps et tu es devenu très habile ; à mon avis, personne au monde ne peut t&rsquo;égaler. Mais parce que le monde ne te connaît pas encore, ton nom reste obscur. Pour que tu deviennes rapidement un héros célèbre, apportant d&rsquo;abord la gloire à ta famille, puis honorant ton maître, je te donne cette épée afin que tu puisses acquérir gloire et renommée en un clin d&rsquo;œil. » Angulimala prit l&rsquo;épée et attendit d&rsquo;autres instructions de son maître. Le brahmane lui dit : « Tôt le matin, tu porteras cette épée au carrefour où beaucoup de gens passent et tu couperas le doigt de chaque personne. À midi, tu devras avoir cent doigts, les enfiler comme un chapelet et les porter. Alors, tu deviendras naturellement célèbre comme le &lsquo;brave invincible du monde entier&rsquo;. Tu dois exécuter cela immédiatement, exactement comme je l&rsquo;ai dit. Hâte-toi, mon fils ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Angulimala s&rsquo;efforça de prendre l&rsquo;épée et partit, réfléchissant avec crainte et tristesse : s&rsquo;il ne suivait pas les paroles de son maître, ce serait manquer à son devoir d&rsquo;élève ; s&rsquo;il obéissait à son maître, cela irait à l&rsquo;encontre de la justice. Car ce n&rsquo;est qu&rsquo;en évitant les dix mauvaises actions et en accomplissant les dix bonnes actions que l&rsquo;on peut renaître au ciel ; c&rsquo;est ainsi que doit agir un fils de brahmane ; tuer des gens sans conscience, un étudiant de la Voie comment pourrait-il être si cruel ? Longtemps il hésita, pesant le pour et le contre, Angulimala devint mentalement perturbé et, arrivant à un vieil arbre au bord de la route, il eut le vertige, s&rsquo;effondra et perdit connaissance. Saisissant cette opportunité, les démons l&rsquo;obsédèrent, le rendant comme fou, les yeux révulsés et les dents serrées, brandissant l&rsquo;épée avec fureur.</p>
<p style="text-align: left;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-355" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_10AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_10AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_10AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_10AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-8_10AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À ce moment-là, des voyageurs venant de toutes les directions, poussés par leur karma, furent victimes d&rsquo;Angulimala qui leur coupa à chacun un doigt, atteignant presque le nombre de cent en un instant. Les victimes poussèrent des cris déchirants, et la rumeur parvint aux oreilles du roi. Les moines mendiants, les bhiksus, furent également informés de ces événements malheureux, et de retour à leur monastère, ils informèrent immédiatement le Bouddha.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha, entendant cela, fut rempli de compassion et dit aux bhiksus : « Restez tranquilles, je vais aller soulager la souffrance de tous. » En chemin, le Bouddha rencontra des bergers et des villageois qui le supplièrent de ne pas s&rsquo;engager sur le chemin où un fou cruel avait déjà tué un nombre incalculable de personnes. Si le Bouddha y allait, ils craignaient qu&rsquo;il ne subisse des dommages : la perte d&rsquo;un doigt.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Vénérable répondit : « Ce n&rsquo;est rien, même si les trois mondes étaient remplis de bandits, je n&rsquo;aurais aucune crainte, à plus forte raison s&rsquo;il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule personne cruelle. N&rsquo;ayez aucune inquiétude. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La mère d&rsquo;Angulimala avait l&rsquo;habitude de voir son fils rentrer pour le repas avant midi. Mais ce jour-là, le soleil était déjà haut et son fils n&rsquo;était toujours pas rentré. Elle prit donc de la nourriture et quitta la maison à sa recherche. Arrivée sur les lieux, Angulimala était en train de compter les doigts, il en avait 99. Il leva les yeux vers le soleil, il était midi pile et il lui manquait encore un doigt. Il craignait de dépasser l&rsquo;heure et de rater sa tâche. Angulimala, le cœur troublé, aperçut soudain sa mère arriver, sans la reconnaître, et leva son épée, prêt à lui couper un doigt pour atteindre le nombre de cent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La mère d&rsquo;Angulimala, voyant l&rsquo;attitude féroce de son fils, recula paniquée, et à ce moment-là, le Bouddha arriva.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Plein de compassion pour Angulimala, soudain possédé par des démons qui le rendaient confus et cruel – s&rsquo;il coupait la main de sa mère, il commettrait un crime impie et serait condamné à la souffrance pendant de nombreuses vies, ce qui serait très regrettable – le Bouddha se manifesta sous la forme d&rsquo;un moine Samana et se plaça devant la mère du jeune homme. Angulimala, voyant le Samana, brandit immédiatement son épée pour lui couper un doigt. Mais sans succès, il ne put s&rsquo;approcher du moine, même s&rsquo;il courait de toutes ses forces, il ne parvenait pas à le rattraper. Angulimala pensa : « Je peux sauter par-dessus de grandes rivières aussi facilement qu&rsquo;un homme ordinaire traverse un fossé, mais ce moine Samana marche et je ne peux pas le rattraper même en courant à toute vitesse. C&rsquo;est vraiment étrange ! Je dois donc utiliser la magie de la capture d&rsquo;âme. » Angulimala poussa alors un grand cri, retentissant comme le tonnerre, disant : « Hé, Samana, arrête-toi ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Samana répondit : « Je suis immobile depuis longtemps, c&rsquo;est toi qui cours et t&rsquo;éloignes de moi ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Angulimala, entendant ces paroles, revint à lui et récita un poème :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Maître, tu dis être immobile depuis longtemps,</p>
<p>Comment se fait-il que je ne puisse te rattraper ?</p>
<p>Tu dis que c&rsquo;est parce que je cours,</p>
<p>C&rsquo;est donc que je suis contraint.</p>
<p>Je te prie de m&rsquo;expliquer,</p>
<p>Afin que mes doutes disparaissent. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Samana lui enseigna :</p>
<p>« Écoute-moi attentivement, [Angulimala], et tu éviteras les erreurs.</p>
<p>Car l&rsquo;homme respecté, se laissant envahir, perd son autonomie.</p>
<p>Vouloir la renommée d&rsquo;un héros engendre de nombreux péchés.</p>
<p>C&rsquo;est une grande illusion, comment espérer atteindre la Voie ?</p>
<p>Je suis resté immobile, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai atteint la libération.</p>
<p>Toi, tu t&rsquo;agites sans cesse, c&rsquo;est pourquoi tu souffres. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Angulimala, entendant ces paroles, s&rsquo;éclaircit l&rsquo;esprit, comme un ivrogne qui retrouve sa sobriété. Il jeta immédiatement son épée sur le bord de la route, s&rsquo;agenouilla et rendit hommage au Bouddha, disant : « Vénérable, je vous supplie de pardonner à votre ignorant disciple. À partir de maintenant, je jure d&rsquo;être votre disciple, d&rsquo;abandonner le mal et de suivre la droiture ; je prie le Vénérable d&rsquo;avoir compassion et de me sauver. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha, sachant que le karma d&rsquo;Angulimala était mûr, accepta de le prendre comme disciple et le ramena au monastère du jardin de Anathapindika. À partir de ce jour, Angulimala pratiqua les brahmacariya avec diligence, et peu de temps après, il atteignit l&rsquo;état d&rsquo;arahat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À ce moment-là, le roi Pasenadi mena ses troupes à la recherche du meurtrier Angulimala. Il chercha partout mais ne le trouva pas. Arrivé au monastère, le roi Pasenadi entra et salua le Bouddha.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Vénérable demanda au roi d&rsquo;où il venait, car il semblait très fatigué.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi répondit : « Vénérable ! Les soldats ont rapporté qu&rsquo;un rebelle nommé Angulimala tuait de nombreux voyageurs en chemin ; je dois donc mener mes troupes pour le capturer et éliminer ce danger pour les citoyens, c&rsquo;est pourquoi j&rsquo;ai été exposé à la poussière et à la saleté. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha dit : « Angulimala est maintenant devenu un bhiksu ici. Le roi a-t-il encore besoin de le punir ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi répondit au Bouddha : « Si cet homme a eu le courage de renoncer au monde et d&rsquo;étudier la Voie, non seulement je ne lui reproche plus ses fautes passées, mais je promets de lui offrir les quatre nécessités pour le reste de ma vie. Vénérable, je ne sais pas comment le Bouddha a pu persuader cet homme cruel de suivre la Voie si facilement ? Et où est-il maintenant ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha parla et désigna : « Il est assis juste à côté de moi ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi se retourna et vit Angulimala, son visage changea et il afficha de la peur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha le réconforta en disant : « Le roi n&rsquo;a pas à avoir peur, il est maintenant doux et n&rsquo;a plus la nature violente d&rsquo;autrefois. » Le roi Pasenadi s&rsquo;avança directement devant Angulimala, joignit les mains et le salua en disant : « Maître, êtes-vous bien Angulimala ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le bhiksu répondit : « Je suis bien Angulimala. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Quel était votre nom de famille lorsque vous étiez laïc ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Moi, Kirigyak. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Pourquoi vous appelait-on Kirigyak ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Parce que je devais prendre le nom de famille que mon père m&rsquo;a transmis. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est juste ! Cher Maître Kirigyak Bhiksu, je vous promets de vous offrir pour le reste de ma vie tout ce qui vous sera nécessaire pour votre pratique spirituelle. »</p>
<p>Angulimala fut touché par la sincérité du roi et accepta joyeusement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi Pasenadi s&rsquo;inclina devant le Maître Kirigyak Bhiksu, puis se présenta devant l&rsquo;estrade du Dharma et loua les vertus du Bouddha en ces termes : « Ô infinie compassion, Vénérable ! Vous illuminez les ignorants, guidez les cruels sur le chemin de la bonté, accordez la bénédiction à la nation, dispensez la grâce aux gens ordinaires, sauvez tous les êtres vivants du cycle de la souffrance ! » Le roi, après avoir loué les vertus du Bouddha, retourna au palais royal avec ses troupes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À ce moment-là, le bhiksu Angulimala, vêtu de sa robe safran et portant son bol d&rsquo;aumônes, entra dans la ville de Sāvatthī et demanda l&rsquo;aumône de maison en maison, selon l&rsquo;ordre. En chemin, il rencontra une femme enceinte sur le point d&rsquo;accoucher, qui le supplia de prier pour qu&rsquo;elle accouche en toute sécurité. Le bhiksu ne savait pas comment faire une telle prière. Il retourna au monastère, et après son repas, il se présenta devant le Bouddha et lui dit : « Vénérable, ce matin, en mendiant dans la ville, j&rsquo;ai rencontré une femme enceinte sur le point d&rsquo;accoucher. Elle était inquiète de sa grossesse et m&rsquo;a demandé de prier pour elle. Je vous prie, Bouddha, de m&rsquo;enseigner ce qu&rsquo;il faut faire. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha dit : « Retourne rapidement réconforter cette femme en lui disant ceci : &lsquo;Je vous dis en toute sincérité et avec certitude que depuis ma naissance jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, je n&rsquo;ai jamais tué ni blessé un être vivant. Je prie donc pour que votre accouchement se déroule en toute sécurité et sans incident.' »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le bhiksu Angulimala hésita et dit au Bouddha : « J&rsquo;ai commis de nombreux crimes, coupant le doigt de 99 personnes. Comment oserais-je dire de tels mensonges ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha dit que cette affaire était passée, comme si elle appartenait à une vie antérieure, et était complètement différente de cette vie-ci. Depuis qu&rsquo;il avait renoncé au monde, il n&rsquo;avait jamais menti, c&rsquo;est pourquoi sa prière suffirait à sauver cette femme du danger.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Angulimala obéit à l&rsquo;ordre du Bouddha et se rendit chez la femme enceinte pour réciter la prière comme le Bouddha l&rsquo;avait enseigné. Dès qu&rsquo;il eut fini de parler, la femme accoucha facilement, et la mère et l&rsquo;enfant furent sains et saufs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De retour au monastère, en chemin, le bhiksu Angulimala rencontra une bande d&rsquo;enfants cruels qui le maltraitèrent : l&rsquo;un lui lançait des pierres à la tête, un autre le frappait dans le dos avec une hache, un autre encore le poignardait avec un couteau et le frappait avec un bâton. Le maître fut blessé à la tête, au visage, et sa robe fut déchirée, mais il considéra cela comme normal, sans aucune rancune ni plainte. De retour au monastère, il s&rsquo;inclina devant le Bouddha et récita ce poème :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« J&rsquo;étais vraiment cruel,</p>
<p>Mon nom était tristement célèbre.</p>
<p>Maintenant, je prends refuge en le Bouddha,</p>
<p>J&rsquo;étudie la Voie et abandonne la haine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autrefois destructeur,</p>
<p>Maintenant je suis un homme bon.</p>
<p>Bien qu&rsquo;il n&rsquo;y ait qu&rsquo;une vie,</p>
<p>Mon corps et mon âme ont changé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha est infiniment compatissant,</p>
<p>Sans bâton ni épée,</p>
<p>Il m&rsquo;a enseigné et dompté,</p>
<p>Me libérant du cycle du soi et des autres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mon cœur est maintenant clair,</p>
<p>Ni colère ni avidité,</p>
<p>Ni joie ni peur,</p>
<p>Ni souffrance ni plaisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Angulimala,</p>
<p>Est devenu un Arhat,</p>
<p>Devant le Tathagata,</p>
<p>Récitant ce poème avec révérence. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Raconteur : Thích Trường Lạc</p>
<p>Abandonner le mal pour faire le bien, garder l&rsquo;âme pure, telle est la voie du Bouddhisme.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768893863"
	            data-title="L&rsquo;élève trompé par son maître et sauvé par le Bouddha" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/leleve-trompe-par-son-maitre-et-sauve-par-le-bouddha/">L’élève trompé par son maître et sauvé par le Bouddha</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/leleve-trompe-par-son-maitre-et-sauve-par-le-bouddha/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Un exemple de renaissance en Terre Pure – Madame Nguyễn Thị Thoại</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/un-exemple-de-renaissance-en-terre-pure-madame-nguyen-thi-thoai/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/un-exemple-de-renaissance-en-terre-pure-madame-nguyen-thi-thoai/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 06:48:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=344</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Madame Nguyễn Thị Thoại, née en 1919, était originaire de la commune de Trung...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/un-exemple-de-renaissance-en-terre-pure-madame-nguyen-thi-thoai/">Un exemple de renaissance en Terre Pure – Madame Nguyễn Thị Thoại</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Madame Nguyễn Thị Thoại, née en 1919, était originaire de la commune de Trung An, district de Thốt Nốt, province de Cần Thơ.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l&rsquo;âge de vingt ans, elle épousa Monsieur Lê Văn Lược, résidant dans la commune de Trung Nhứt, district de Thốt Nốt, province de Cần Thơ. Ils eurent six filles et vivaient de l&rsquo;agriculture. De plus, ils exerçaient de nombreux autres métiers tels que la distillation d&rsquo;alcool, l&rsquo;élevage de porcs, le décorticage du riz et l&rsquo;achat de poisson linh pour la préparation de sauce de poisson fermentée (mắm) à vendre&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En juin 1972, son mari fut victime d&rsquo;un accident de bateau à moteur et décéda à l&rsquo;hôpital, laissant derrière lui une progéniture orpheline, la plus jeune fille n&rsquo;ayant alors que dix ans. Dès lors, ses épaules frêles durent porter le poids de la responsabilité paternelle. Elle travaillait sans relâche du matin au soir pour nourrir ses enfants, luttant contre la société et se débattant avec la vie pour leur assurer le pain et les vêtements, traversant d&rsquo;innombrables épreuves et difficultés, ses pieds nus courant jour et nuit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réfléchissant aux souffrances de l&rsquo;existence humaine, imprégnée des rigueurs de sa propre vie, elle décida en 1975 de pratiquer le végétarisme à vie et de prier Bouddha deux fois par jour, matin et soir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cependant, la graine de la Bodhi était encore fragile. Ce n&rsquo;est qu&rsquo;à la fin des années quatre-vingt qu&rsquo;elle commença réellement à germer et à s&rsquo;épanouir. À cette époque, elle participait régulièrement aux retraites bouddhistes (Phật thất) organisées une fois par mois, à la pharmacie de médecine traditionnelle vietnamienne de Co Bảy Lánh au marché de Thốt Nốt.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Grâce aux explications du Dharma par les pratiquants lors des retraites mensuelles, sa compréhension du Bouddhisme de la Terre Pure se forma et se consolida. Sa foi devint de plus en plus profonde, ses vœux de plus en plus sincères, et avec le soutien de ses compagnons de pratique, elle progressa de manière significative.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En outre, elle participait également aux journées de récitation du nom de Bouddha organisées périodiquement au temple Thanh Quan, ou chez des coreligionnaires dans différentes localités. Sa pratique quotidienne de la récitation fut augmentée à quatre fois par jour (24 heures).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À cette époque, son caractère changea beaucoup par rapport aux années précédentes ; elle était toujours joyeuse et facile à vivre, et tout le monde l&rsquo;appréciait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme la lune qui est pleine puis décroissante, comme la rivière qui monte puis descend, les êtres humains sur cette terre sont ainsi : la jeunesse vigoureuse une fois passée, vient le temps de la vieillesse et de la maladie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En 2004, en raison de sa santé fragile, elle ne put plus assister aux séances de récitation de Bouddha, mais resta chez elle pour pratiquer assidûment. De temps en temps, des coreligionnaires lui rendaient visite pour l&rsquo;encourager, ce qui la touchait et la réjouissait énormément.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle croyait de tout son cœur aux vœux du Vénérable Père Amitābha. Elle était fermement convaincue qu&rsquo;au moment de sa mort, Il viendrait la guider vers la Terre Pure de la Béatitude Suprême. C&rsquo;est pourquoi, chaque jour, elle offrait de l&rsquo;eau et la buvait en guise de médicament, suivant l&rsquo;enseignement :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Avec un cœur sincère, l&rsquo;eau ordinaire devient un lac,</p>
<p>Avec une intention vertueuse, le nectar de Bouddha est accordé. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D&rsquo;un point de vue mondain, tomber malade est une infortune ; mais pour ceux qui aspirent à échapper au cycle des renaissances (samsara), c&rsquo;est une occasion rare et propice. Dès lors, sa récitation de Bouddha devint de plus en plus fervente et sincère.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Deux ans plus tard (en 2006), elle tomba gravement malade. Ses enfants la firent hospitaliser à Thốt Nốt, puis elle fut transférée à l&rsquo;hôpital général d&rsquo;An Giang. Les médecins diagnostiquèrent un « syndrome gastro-duodénal » et une « dégénérescence de la colonne vertébrale ». Quelques jours plus tard, elle sortit de l&rsquo;hôpital pour rentrer chez elle. À partir de ce moment, son état physique déclina progressivement ; elle marchait moins et restait plus souvent allongée. Elle tenait toujours son chapelet à la main.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vers la fin de l&rsquo;année, le 12 octobre 2006, sa maladie s&rsquo;aggrava. Ses proches la firent admettre à l&rsquo;hôpital général de Cần Thơ pour y être traitée. Elle avait souvent des crises de délire, récitant des prières (sám kệ) à haute voix jour et nuit. Les médecins lui administrèrent des sédatifs pour calmer ses crises, augmentant progressivement la dose jusqu&rsquo;à trois fois la dose normale pour un patient, mais ses symptômes ne s&rsquo;atténuaient pas. Trois jours plus tard, la situation étant la même, ses proches demandèrent au médecin de la laisser rentrer chez elle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois chez elle, allongée sur son lit, elle voyait souvent des enfants remplir la maison et demandait à ses enfants de les chasser. Parfois, elle voyait du riz renversé sur le sol et appelait tout le monde à l&rsquo;aider à le ramasser. Une autre fois, elle vit beaucoup de poissons. À un certain moment, elle vit son frère et sa sœur décédés venir lui tirer les pieds pour l&#8217;emmener ; elle agita les pieds et dit qu&rsquo;elle ne voulait pas y aller.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sachant qu&rsquo;il s&rsquo;agissait du résultat de karmas négatifs accumulés lors de vies antérieures, les coreligionnaires proposèrent que ses enfants et petits-enfants s&rsquo;engagent dans des actes de bienfaisance tels que le relâchement d&rsquo;animaux (phóng sanh) ou l&rsquo;impression de disques d&rsquo;enseignements (ấn tống) afin de dédier les mérites et de prier pour son bien-être.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De nombreux coreligionnaires, invités par la famille, vinrent prier pour son rétablissement et la soutenir par leurs récitations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le troisième jour, son état de santé sembla complètement rétabli.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque sa lucidité revint, elle demanda à tout le monde de prier pour elle encore quelques jours. Ses enfants continuèrent d&rsquo;organiser des séances de prières jusqu&rsquo;au neuvième jour.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En janvier 2007, elle retomba malade, et sa santé déclinait visiblement. Dix jours avant sa mort, elle ne mangea rien, ne buvant qu&rsquo;un peu d&rsquo;eau. Cependant, elle restait lucide et claire d&rsquo;esprit, récitant toujours le nom de Bouddha avec son chapelet. Lorsque ses enfants et beaux-fils lui rendirent visite, elle leur recommanda :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Vous devriez organiser vos affaires pour que Maman puisse suivre Bouddha ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le soir du 1er février, elle était très fatiguée. Ses proches se rassemblèrent pour prier pour son bien-être et la soutenir par leurs récitations. À minuit, sa fatigue s&rsquo;intensifia. Ses enfants la portèrent dans le salon et continuèrent les récitations jusqu&rsquo;à 4 heures du matin. Son souffle s&rsquo;affaiblit progressivement et elle s&rsquo;éteignit paisiblement au milieu du son résonnant du nom de Bouddha. C&rsquo;était le 2 février 2007. Elle avait 88 ans.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les coreligionnaires, informés de la nouvelle, affluèrent pour continuer les récitations pendant six heures supplémentaires. Ensuite, lors de l&rsquo;examen, son corps entier était froid, à l&rsquo;exception du sommet de sa tête qui était encore chaud, et son visage était plus lumineux que d&rsquo;habitude.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vers 17 heures ce même jour (2 février 2007), sa cinquième fille (Lê Thị Bo) entra pour nettoyer le lit quotidien de sa mère. En enroulant la moustiquaire, elle sentit une odeur étrange et courut appeler ses neveux et nièces du quartier, qui sentirent également cette odeur inhabituelle. Dès lors, le couple de sa fille commença également à pratiquer le Bouddhisme et le végétarisme à vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>(Récit basé sur les paroles de Lê Thị Bo, sa fille)</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-345" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-7_12AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-7_12AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-7_12AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-7_12AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-20-2026-7_12AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768891730"
	            data-title="Un exemple de renaissance en Terre Pure – Madame Nguyễn Thị Thoại" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/un-exemple-de-renaissance-en-terre-pure-madame-nguyen-thi-thoai/">Un exemple de renaissance en Terre Pure – Madame Nguyễn Thị Thoại</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/un-exemple-de-renaissance-en-terre-pure-madame-nguyen-thi-thoai/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Manteaux Silencieux</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/318-2/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/318-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 10:09:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=318</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; En cinquième année, ils ont découvert des manteaux. Beaucoup de manteaux. C&#8217;étaient tous des...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/318-2/">Les Manteaux Silencieux</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>En cinquième année, ils ont découvert des manteaux. Beaucoup de manteaux. C&rsquo;étaient tous des manteaux d&rsquo;hiver, bons et chauds – ce n&rsquo;était pas la première fois que cela arrivait. Accrochés à la clôture de l&rsquo;école primaire Lincoln. Il n&rsquo;y avait pas de note. Il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;explication. Le principal était perplexe. Le surintendant a dit : « Cela pourrait être une agression, ou une farce. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Kayla, huit ans, se souvient. « Maman travaillait dans un bureau chic, et ils ont acheté des manteaux en premier. J&rsquo;ai essayé trois d&rsquo;entre eux. J&rsquo;ai touché un manteau violet, ma taille, et j&rsquo;ai chuchoté, “Puis-je l&#8217;emprunter ?” »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-324" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_11AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_11AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_11AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_11AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_11AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Sa professeur a dit oui, avant qu&rsquo;elle ne puisse l&rsquo;arrêter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>À l&rsquo;heure du déjeuner, les manteaux étaient partis. Le dernier enfant est parti avec un manteau chaud. La semaine suivante ? Vingt manteaux. Trente manteaux. Pantalons. Bottes. Tout en cinquième année, tout l&rsquo;hiver.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas d&rsquo;appareil photo. Pas de note. Juste&#8230; des manteaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les journaux parlaient de « l&rsquo;ange de la clôture ». Mais personne ne savait qui c&rsquo;était.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puis, en mars, un vieil homme, Earl Hutchins, 71 ans, est décédé. Il vivait seul dans un appartement du premier étage. Un concierge nettoyant sa maison a trouvé des reçus de surplus de magasins d&rsquo;occasion. Il avait dépensé toutes ses économies pour acheter des manteaux et les accrocher discrètement la nuit.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-321" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_06AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_06AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_06AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_06AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-11_06AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Mes amis ont fait la même chose. Puis les parents. Puis les écoles. C&rsquo;est maintenant « La clôture d&rsquo;Earl ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Manteaux et écharpes. Gants. Maintenant, il y a un magasin, Earl&rsquo;s Fence, à Detroit. À Manchester. À Vancouver.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je n&rsquo;ai jamais rencontré l&rsquo;homme qui m&rsquo;a sauvé du froid. Mais je suis en train de devenir lui. Un manteau à la fois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec l&rsquo;aide de personne. C&rsquo;est juste là. En silence. Attendant que la main froide trouve son chemin.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768817341"
	            data-title="Les Manteaux Silencieux" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/318-2/">Les Manteaux Silencieux</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/318-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le couteau dans le cœur</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-couteau-dans-le-coeur/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-couteau-dans-le-coeur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Jan 2026 06:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=283</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Autrefois, dans la ville de Sravasti, en Inde, le Bouddha vint enseigner et aider...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-couteau-dans-le-coeur/">Le couteau dans le cœur</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Autrefois, dans la ville de Sravasti, en Inde, le Bouddha vint enseigner et aider une famille dont les deux époux étaient avides et cruels, ne respectant pas la moralité. Le Bouddha se transforma alors en un ascète, portant un bol d&rsquo;aumônes pour mendier de la nourriture. À ce moment-là, le mari était absent et la femme était seule à la maison. Voyant l&rsquo;ascète entrer, elle commença à l&rsquo;insulter bruyamment. L&rsquo;ascète, doux et bienveillant, dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je suis un moine, je ne fais que mendier pour vivre. Je souhaite seulement que le maître de maison me donne un bol de riz pour me soutenir, pourquoi m&rsquo;insultez-vous si violemment ? »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-284" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_15AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_15AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_15AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_15AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_15AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>La femme, furieuse, cria encore plus fort. C&rsquo;est alors que le mari revint, tenant à la main un couteau aiguisé. Sans un mot, il se précipita silencieusement pour frapper l&rsquo;ascète. Soudain, un mur de cristal de glace apparut, entourant l&rsquo;ascète. Ce mur était clair, solide et sans ouverture. Le mari poussa, frappa, poignarda et coupa de toutes les manières possibles, mais ne put le faire bouger.</p>
<p>Le mari dit alors : « Ouvrez vite pour que je puisse entrer ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ascète répondit : « D&rsquo;accord, mais jetez d&rsquo;abord ce couteau aiguisé. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le mari se dit : « Je suis si grand, et cet ascète si petit. Je pourrais le tuer en un instant, même à mains nues. » Après y avoir réfléchi, il jeta le couteau aiguisé loin de lui. Mais le mur de cristal de glace resta intact. Le mari, furieux, cria :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« J&rsquo;ai jeté le couteau aiguisé, pourquoi ne m&rsquo;ouvrez-vous pas ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ascète répondit : « Non, je n&rsquo;ai pas dit de jeter le couteau aiguisé que vous teniez à la main, je voulais que vous jetiez le couteau aiguisé qui est dans votre cœur. »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-286" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_14AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_14AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_14AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_14AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-19-2026-7_14AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le mari fut effrayé et surpris, réalisant que l&rsquo;ascète comprenait ses pensées secrètes. Il devint moins cruel, s&rsquo;inclina en signe de gratitude, et exprima son remords. Le mur de cristal de glace solide disparut soudain, et l&rsquo;ascète se révéla être le Bouddha, émettant d&rsquo;innombrables rayons de lumière brillante qui illuminaient le ciel. À ce moment précis, le Bouddha prêcha le Dharma pour aider les deux époux.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768803635"
	            data-title="Le couteau dans le cœur" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-couteau-dans-le-coeur/">Le couteau dans le cœur</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/le-couteau-dans-le-coeur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Rétribution Immédiate</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-retribution-immediate/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-retribution-immediate/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 17:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=267</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Autrefois, dans le pays de Hoà Na, la plupart des habitants croyaient au bouddhisme....</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-retribution-immediate/">La Rétribution Immédiate</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Autrefois, dans le pays de Hoà Na, la plupart des habitants croyaient au bouddhisme. Un couple, Kesala et sa femme, étaient réputés pour leur vertu, influencés par cet esprit.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-268" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p class="ng-star-inserted"><span class="ng-star-inserted">La maison de Kesala était très pauvre. Chaque jour, ils devaient travailler dur du matin au soir, luttant pour leur subsistance. Pourtant, le couple restait joyeux et affectueux, acceptant leur vie modeste, sans jamais laisser l&rsquo;argent ou la gloire ternir la pureté de leur cœur. De plus, Kesala n&rsquo;oubliait pas de partager le Dharma qu&rsquo;il avait compris, encourageant chacun à revenir sur le chemin de la vertu, autant qu&rsquo;il pouvait l&rsquo;assumer.</span></p>
<p class="ng-star-inserted"><span class="ng-star-inserted">À cette époque, la banlieue de Hoà Na avait été frappée par de mauvaises récoltes et une épidémie, causant beaucoup de faim et de morts. Des bienfaiteurs de tout le pays, individuellement ou collectivement, organisaient de nombreuses distributions de dons au temple. Premièrement, ils demandaient aux moines de prier pour le salut de ceux qui étaient morts de l&rsquo;épidémie et pour que l&rsquo;épidémie cesse rapidement ; ensuite, ils distribuaient des provisions aux victimes affamées et souffrantes.</span></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-271" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_48PM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Comme ils étaient occupés par leur gagne-pain et se déplaçaient rarement loin, Kesala et sa femme ignoraient tout de l&rsquo;épidémie et de la famine qui sévissaient en banlieue.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme d&rsquo;habitude, chaque matin, Kesala et sa femme se partageaient les tâches pour aller travailler chez les propriétaires terriens. Mais étrangement, ce matin-là, après avoir marché un bout de chemin, Kesala rencontra des dignitaires, vêtus d&rsquo;habits impeccables, suivis de serviteurs qui portaient péniblement des paniers de riz, des vêtements et des couvertures. Ayant rencontré cela deux ou trois fois, Kesala, de plus en plus surpris, s&rsquo;arrêta et demanda. C&rsquo;est alors qu&rsquo;il apprit que la banlieue était touchée par un désastre et que ces dignitaires apportaient des provisions au temple pour organiser une distribution de dons. Stimulé par sa compassion pour ses semblables, il se sentit aussi honteux de sa propre pauvreté ; tandis que ses compatriotes souffraient de la faim, il n&rsquo;avait pas un sou, pas un grain de riz, pas un seul médicament pour les aider. Plus il y pensait, plus il était affligé et honteux ! De nombreuses questions surgirent dans son esprit : comment obtenir de l&rsquo;argent pour aider ses semblables ? Et il jura que s&rsquo;il parvenait à obtenir de l&rsquo;argent et du riz pour faire des dons, même si son corps devait souffrir toute sa vie, il l&rsquo;accepterait volontiers. À ce stade, Kesala ne pensait plus à travailler ou à manger, il rentra chez lui, abattu.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-273" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-3-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-3-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-3-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-3-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-3.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le soir, sa femme rentra et le trouva le visage abattu, assis seul, soupirant profondément, comme s&rsquo;il était insatisfait de quelque chose&#8230; Son épouse, inquiète, lui demanda, mais il chercha à esquiver la question et ne répondit pas, car il savait que s&rsquo;il lui disait la vérité, cela ne servirait à rien et lui causerait la même tristesse que lui. Mais après que sa femme l&rsquo;eut interrogé avec insistance à plusieurs reprises, Kesala ne put plus le cacher et lui raconta toute l&rsquo;histoire. Sa femme n&rsquo;était pas moins affligée, triste et soupirante que lui ! Mais après un moment de réflexion, elle déclara avec enthousiasme : si son mari était d&rsquo;accord, elle irait aider les riches propriétaires, elle obtiendrait certainement une somme d&rsquo;argent pour faire des dons. Kesala n&rsquo;approuva pas, il ne voulait pas laisser sa femme, une femme fragile, devenir la servante de quelqu&rsquo;un seule.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-275" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Sa femme reprit : « Ou bien, nous pourrions tous les deux aller travailler pour une grande famille riche, d&rsquo;abord pour recevoir une grosse somme d&rsquo;argent à distribuer en dons, puis pour pouvoir nous entraider dans les tâches difficiles. » Cette idée fut joyeusement approuvée par Kesala. Ainsi, le lendemain matin, Kesala et sa femme se mirent en route vers une grande famille riche près du village, demandèrent du travail et reçurent une avance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-277" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Ayant entendu dire que Kesala et sa femme étaient des gens vertueux, le riche propriétaire accepta immédiatement et leur prêta cinq quan d&rsquo;argent d&rsquo;avance. Il leur permit également de rentrer chez eux pendant sept jours pour organiser leurs affaires ; et si, pendant ces sept jours, Kesala et sa femme lui rendaient la somme due, il serait heureux de leur rendre leur liberté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Avec l&rsquo;argent et les papiers, Kesala et sa femme furent extrêmement heureux. Ils allèrent au marché acheter des provisions&#8230; et se rendirent au temple de Đàn Ba, tout proche, pour demander d&rsquo;organiser une distribution de dons directement au temple. Après six jours de prières, les provisions seraient distribuées le septième jour. Ce travail était très approprié pour la vertu de Compassion, et voyant la sincérité de Kesala et de sa femme, tous les moines du temple les aidèrent de tout leur cœur pour que cette distribution de dons soit pleinement réussie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le soir de ce jour-là, le roi local envoya également des gens transporter de nombreuses provisions au temple de Đàn Ba pour organiser une fête et décida également de distribuer les dons le septième jour. L&rsquo;abbé du temple de Đàn Ba rapporta au roi : ce jour-là, Kesala et sa femme avaient déjà prévu d&rsquo;organiser une fête, et il demanda au roi de se joindre à cette distribution de dons, sinon, il priait de reporter à un autre jour. Le roi déclara : « Je ne manque pas d&rsquo;argent pour le partager avec d&rsquo;autres, et moi, en tant que souverain, pourquoi ce Kesala ne me céderait-il pas pour que mon souhait soit exaucé ? » L&rsquo;abbé rapporta les paroles du roi à Kesala et à sa femme.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-279" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-5_47PM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Kesala, par l&rsquo;intermédiaire de l&rsquo;abbé, répondit au roi : Le couple acceptait la faute, mais ne pouvait pas changer la date de la distribution des dons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à cette décision inébranlable, le roi fut extrêmement surpris et convoqua Kesala et sa femme pour les interroger. En présence du roi, Kesala raconta toute la situation : le couple s&rsquo;était vendu à un propriétaire terrien pour de l&rsquo;argent afin d&rsquo;organiser la distribution des dons, et à partir du huitième jour, ils seraient officiellement ses serviteurs, ne pouvant plus se déplacer librement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir entendu l&rsquo;histoire, le roi fut extrêmement ému par le geste de Kesala et de sa femme. Il soupira avec émotion : « Si, dans ce royaume, il y avait beaucoup de gens avec un « cœur compatissant » comme Kesala et sa femme, il n&rsquo;y aurait plus de personnes avides et égoïstes, trompant leurs compatriotes, et il n&rsquo;y aurait plus de vagabonds dans les coins des marchés et les ruelles, errant à travers le pays sans même une tasse de riz pour se nourrir, ni un vêtement pour se couvrir ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Immédiatement, le roi envoya des hommes apporter de l&rsquo;or et de l&rsquo;argent en récompense et décréta que Kesala et sa femme jouiraient à vie des avantages de dix villages. Il appela Kesala et sa femme et leur déclara : « C&rsquo;est la &lsquo;RÉTRIBUTION IMMÉDIATE&rsquo; de vous deux, et je suis heureux de vous céder l&rsquo;organisation de la distribution des dons le septième jour afin que vous soyez satisfaits. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Kesala et sa femme, émus, remercièrent le roi avec respect. Et ce couple n&rsquo;oublia pas de réciter la grâce du Bouddha qui avait permis à leur couple de développer leur « vertu de Compassion, élevant le Chemin de Vie ». C&rsquo;est pourquoi ils rencontrèrent aujourd&rsquo;hui un roi vertueux, qui leur apporta une vie de bonheur et de richesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rapporté par : Thich Duc Tam</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Guider un aveugle à travers la rue, donner un chiffon à quelqu&rsquo;un qui saigne à la main, ramasser une épine sur le chemin, donner un grain de riz à une fourmi, tout cela est appelé la distribution de dons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768582855"
	            data-title="La Rétribution Immédiate" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-retribution-immediate/">La Rétribution Immédiate</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-retribution-immediate/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Or ou le Serpent</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lor-ou-le-serpent/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lor-ou-le-serpent/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:40:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=239</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Du temps du Bouddha, un jour, lui et ses deux grands disciples, Ananda et...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lor-ou-le-serpent/">L’Or ou le Serpent</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Du temps du Bouddha, un jour, lui et ses deux grands disciples, Ananda et Anathapindika, descendaient du Pic des Vautours vers la ville pour la mendicité. En chemin, ils passèrent par un rivage érodé et le Bouddha vit une cruche d&rsquo;or.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-240" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le Bouddha s&rsquo;arrêta et dit à Anan Da : « Anan Da ! Vois-tu que c&rsquo;est une sorte de serpent venimeux ? » Anan Da répondit respectueusement : « Vénérable, c&rsquo;est vraiment un serpent venimeux effrayant. » Un bûcheron, qui se tenait à proximité et entendit cela, pensant qu&rsquo;il y avait réellement quelque chose de toxique, se précipita pour voir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il arriva et vit un pot soigneusement scellé. Il l&rsquo;ouvrit et fut submergé de joie. Tout n&rsquo;était qu&rsquo;or ! De l&rsquo;or et des pierres précieuses. Il se moqua en secret du Bouddha et de ses disciples, qui ne savaient pas utiliser une telle chose et l&rsquo;appelaient un serpent venimeux. Il le ramassa avec précaution, exubérant, pour le ramener chez lui. Avant de partir, il cria joyeusement</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-242" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_19AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« Je souhaite que ce serpent venimeux me morde toujours, ainsi que mes parents, ma femme, mes enfants et ma famille. Je ne ressentirai aucune douleur. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce bûcheron devint un homme riche et arrogant : des maisons, des champs, des serviteurs, des vaches, des buffles, des charrettes, extrêmement prospères et somptueux. Les villageois, voyant cela, devinrent méfiants, ne sachant pas pourquoi il était devenu si riche si soudainement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La rumeur parvint aux oreilles du roi Ajatashatru. Le roi envoya des messagers demander : « Aurait-il découvert un trésor caché du roi ? » L&rsquo;homme bégaya en répondant : « Je suis riche parce que je suis riche ; je n&rsquo;ai rien reçu du roi. » Les messagers retournèrent faire leur rapport.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi le fit appeler pour l&rsquo;interroger. L&rsquo;homme répondit de nouveau en bégayant. Le roi, le considérant comme un imposteur, ordonna la confiscation de ses biens et de ses terres, et fit arrêter l&rsquo;homme et toute sa famille pour les faire exécuter.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-253" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>En chemin, il pleurait, triste, et criait fort : « Oh, Anan Da ! C&rsquo;est vraiment un serpent venimeux ! Le serpent venimeux me mord, ainsi que ma famille ! »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-254" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Selon la loi du roi Ajatashatru, un roi qui pratiquait le Dharma du Bouddha, chaque fois qu&rsquo;il voulait exécuter quelqu&rsquo;un, s&rsquo;il y avait quelque chose d&rsquo;étrange en chemin, les soldats devaient revenir immédiatement pour le rapporter. Les soldats, entendant l&rsquo;homme appeler Anan Da à plusieurs reprises, retournèrent faire leur rapport au roi.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-249" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_31AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_31AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_31AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_31AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_31AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le roi, devinant qu&rsquo;il y avait une histoire étrange, ordonna de ramener l&rsquo;homme. Le roi l&rsquo;interrogea à nouveau, et cette fois l&rsquo;homme accepta de raconter la véritable raison de la découverte du pot d&rsquo;or. Après l&rsquo;avoir écouté, le roi fut ému par la bienveillance et les paroles du Bouddha et dit au bûcheron : « Ton crime mérite la mort, mais tu as eu la chance de rencontrer le Vénérable. Moi aussi, je suis un disciple du Bouddha, je te libère, toi et ta famille. Tu es autorisé à reprendre tes biens et tes trésors. Tu dois changer ton cœur, pratiquer de bonnes actions et respecter et vénérer sincèrement les Trois Joyaux. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le bûcheron, libéré, fut immensément heureux. Reconnaissant la grâce du Bouddha de lui avoir permis de vivre, il se consacra à la cultivation du mérite et vénéra sincèrement les Trois Joyaux. Peu de temps après, grâce à ses mérites et à sa sincérité, il atteignit l&rsquo;illumination.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-255" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-16-2026-8_23AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768549221"
	            data-title="L&rsquo;Or ou le Serpent" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lor-ou-le-serpent/">L’Or ou le Serpent</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lor-ou-le-serpent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;avare puni</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lavare-puni/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lavare-puni/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Jan 2026 07:32:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=217</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; &#160; Il était une fois, près de la cité royale de Sāvatthī, un homme...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lavare-puni/">L’avare puni</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il était une fois, près de la cité royale de Sāvatthī, un homme du nom de Lô Chí. Grâce à son héritage et à sa légendaire avarice, il était devenu un millionnaire inégalé, capable, disait-on, de « presser le grès pour en tirer du beurre ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un jour, la ville organisa une grande fête publique. Le son des pétards retentissait, des tambours et des cors résonnaient, parvenant jusqu&rsquo;à ses oreilles. Devant ses yeux, de jeunes hommes et femmes défilaient en calèches et à cheval, se dirigeant joyeusement vers la fête. Cela emplit Lô Chí d&rsquo;une joie inattendue. Il se précipita chez lui, ouvrit son coffre et en sortit quelques petites pièces, résolu à s&rsquo;offrir un repas extravagant pour une fois. Descendant à la cuisine, il prit une poignée de sel, une bouteille, et fit un paquet. Lô Chí partit assister à la fête sans aucune gêne.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-218" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Dans la ville, après avoir flâné un moment et admiré les belles rues, notre homme riche, fatigué et affamé, ressentit l&rsquo;envie de manger. Il s&rsquo;arrêta à un stand pour acheter quelques gâteaux et du vin, puis se rendit immédiatement en banlieue pour trouver un endroit isolé où prendre son repas. Arrivé au pied d&rsquo;un grand arbre, il s&rsquo;assit et commença à défaire son paquet, quand il entendit soudain des cris de « croa, croa ! » venant du ciel. Craignant que les corbeaux malins ne lui volent ses gâteaux, il se leva précipitamment et courut sans s&rsquo;arrêter dans une plaine déserte pour manger et boire seul. Après quelques verres de vin, le riche s&rsquo;anima, se leva pour chanter et danser à tue-tête. Dans son enthousiasme, il s&rsquo;écria fièrement :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-221" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_21AM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_21AM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_21AM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_21AM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_21AM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />`</p>
<p>« Même le roi du Ciel (Indra) n&rsquo;est pas aussi heureux que moi aujourd&rsquo;hui, sans parler des Quatre Rois Célestes ! » Malheureusement pour lui, à ce moment-là, le roi Indra et les saints passaient par là, se rendant au monastère de Jeta Grove pour écouter le Bouddha prêcher. Ayant entendu les paroles arrogantes de Lô Chí, le roi du Ciel conçut un plan astucieux pour convertir cet homme insensé et le guérir de son avarice. Il manifesta alors ses pouvoirs divins et se transforma immédiatement en un faux Lô Chí, identique au vrai, et se précipita vers la maison de l&rsquo;homme riche. Le faux Lô Chí réunit tous les membres de la famille pour leur parler. Il dit à sa mère : « Pendant tout ce temps, j&rsquo;ai été hanté par le démon de l&rsquo;avarice, perdant toute raison. Il ne m&rsquo;a permis d&rsquo;entreprendre aucune action vertueuse. Il m&rsquo;a interdit d&rsquo;utiliser tout l&rsquo;argent du coffre pour vous soutenir, ma vieille mère, et pour subvenir aux besoins de mes enfants, de mes belles-filles et de mes beaux-fils. Heureusement ! Aujourd&rsquo;hui, à l&rsquo;occasion de la fête, je suis allé en ville et j&rsquo;ai rencontré un ascète très puissant qui a chassé ce démon de l&rsquo;avidité de mon corps. À partir de maintenant, toute notre famille sera heureuse. » Il ajouta : « Ce démon de l&rsquo;avarice me ressemble parfaitement. S&rsquo;il vient, tout le monde à la maison doit m&rsquo;aider à le chasser. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir donné ses instructions, il entra dans le trésor et distribua l&rsquo;argent pour louer de la musique, acheter des pétards et préparer toutes sortes de mets délicieux et rares pour un festin grandiose, invitant tous ses parents, serviteurs, et voisins sans en oublier un seul. Il fit fermer le portail pour empêcher le démon de l&rsquo;avarice d&rsquo;entrer, afin de pouvoir distribuer tous les objets de valeur à tout le monde, puis de le laisser entrer plus tard. Il offrit à sa mère des vêtements précieux et distribua de l&rsquo;or, des bijoux, de l&rsquo;argent et des pièces à sa femme, à ses enfants, à ses belles-filles et à ses beaux-fils. Sa main droite tenant sa mère, sa main gauche sa femme, il les emmena visiter le trésor, tandis que les chants s&rsquo;accordaient aux instruments de musique, et que l&rsquo;odeur de la poudre des pétards se mêlait à celle de l&rsquo;encens. Ce fut la première et unique fête joyeuse dans la maison de l&rsquo;homme riche.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-223" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-15-2026-8_22AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>`</p>
<p>Le vrai Lô Chí, ayant dégrisé, rentra chez lui. Voyant une foule immense entourant sa maison, et entendant à l&rsquo;intérieur les sons retentissants d&rsquo;instruments de musique, de chants et de tambours, il fut surpris et effrayé. Il força son chemin à travers la foule jusqu&rsquo;au portail, appelant les siens d&rsquo;une voix rauque, mais personne ne répondit. Le faux Lô Chí, sachant que le vrai Lô Chí était revenu, ordonna d&rsquo;ouvrir le portail. L&rsquo;homme riche se précipita à l&rsquo;intérieur de la maison. Alors, tout le monde s&rsquo;écria :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Le démon de l&rsquo;avarice est arrivé ! Préparez-vous à le chasser ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le riche Lô Chí vit un homme qui lui ressemblait trait pour trait, élégamment vêtu, avec un air digne, assis en train de manger et de boire naturellement avec sa mère, sa femme, ses enfants, ses filles, ses belles-filles et ses beaux-fils. Il s&rsquo;approcha et demanda : « Qui es-tu ? Comment oses-tu agir ainsi dans ma maison et dépenser autant ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi du Ciel, souriant, demanda à son tour : « Qui es-tu ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je suis Lô Chí, le maître de cette maison, qui d&rsquo;autre ? Cette dame est ma mère, cette femme est ma femme, et ce groupe sont mes enfants, mes belles-filles et mes beaux-fils. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tous les membres de la famille s&rsquo;opposèrent. La mère dit : « Démon de l&rsquo;avarice, tu ressembles bien à mon fils, mais je reconnais le fils filial et je rejette le fils rebelle. » Elle interpella sa belle-fille : « Démon de l&rsquo;avarice qui se dit ton mari, pourquoi ne t&rsquo;approches-tu pas de lui ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La belle-fille rougit et réprimanda l&rsquo;homme riche : « Espèce de démon fou ! Quitte cette maison, personne n&rsquo;aime un avare ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi du Ciel dit : « Vous me reconnaissez tous comme Lô Chí, le maître de cette maison, alors pourquoi laissez-vous le démon de l&rsquo;avarice ici ? » Immédiatement, certains saisirent des bâtons, d&rsquo;autres des fouets, et chassèrent l&rsquo;homme riche qui s&rsquo;enfuit à toutes jambes. Dans la rue, il s&rsquo;arrachait les cheveux, frappait du pied et criait au ciel, pleurant et se lamentant comme un fou. Un vieil homme, le voyant ainsi, eut pitié de lui et lui prêta de l&rsquo;argent pour qu&rsquo;il achète des offrandes et se présente au roi pour demander justice. Arrivé devant le trône, l&rsquo;homme riche Lô Chí s&rsquo;inclina et offrit deux morceaux de soie, mais soudain, Indra utilisa ses pouvoirs divins pour transformer les deux morceaux de soie en deux bottes d&rsquo;herbe sèche. Lô Chí fut paralysé de terreur à l&rsquo;idée d&rsquo;être accusé d&rsquo;outrage envers le roi, son visage devint pâle, et il tremblait tellement qu&rsquo;il ne put prononcer un mot.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi, pris de pitié, demanda aux compagnons de Lô Chí de lui expliquer clairement ce qui s&rsquo;était passé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un ami de Lô Chí rapporta : « Sire, hier, Lô Chí était parti assister à la fête en ville, quand un homme qui lui ressemblait trait pour trait, se faisant appeler Lô Chí, est entré directement dans sa maison et a dilapidé toutes ses richesses. Quand le vrai Lô Chí est revenu, les membres de sa famille l&rsquo;ont appelé le démon de l&rsquo;avarice, l&rsquo;ont renié et l&rsquo;ont chassé. Lô Chí est tellement affligé qu&rsquo;il est venu demander à Votre Majesté de rendre justice. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi, après avoir écouté le récit, envoya chercher l&rsquo;homme qui ressemblait à Lô Chí.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le faux Lô Chí, qui était en réalité Indra, se présenta devant le trône. Le roi regarda les deux hommes et vit qu&rsquo;ils étaient identiques, comme moulés dans le même moule, et ne savait comment distinguer le vrai du faux. Le roi réfléchit un instant, puis dit à l&rsquo;accusé : « Lô Chí a toujours été radin et n&rsquo;a jamais osé dépenser d&rsquo;argent. Quant à toi, tu as un esprit généreux, tu sais faire preuve de bienveillance et de vertu envers tous. Vu ces différences de caractère, je crois pouvoir distinguer le vrai du faux. Dis-moi tout de suite la vérité. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Indra répondit : « Votre Majesté a raison, mais récemment, j&rsquo;ai reçu les enseignements du Bouddha Shakyamuni, j&rsquo;ai abandonné le mal pour le bien, et j&rsquo;ai donc décidé de faire preuve de générosité et de me débarrasser complètement de mon ancienne avarice et de ma bassesse. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi demanda à ses courtisans s&rsquo;ils avaient une idée pour l&rsquo;aider à rendre justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le seigneur Túc Cầu dit : « Sire, veuillez les interroger sur des affaires secrètes concernant leur maison et leur corps, et vous connaîtrez la vérité. » Le roi les fit entrer dans une pièce séparée et leur demanda de révéler leurs richesses et leurs secrets. Les deux déclarations sur leurs biens et leurs secrets étaient identiques. Le roi fut surpris. Il ordonna de faire venir la mère de Lô Chí.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi demanda : « Parmi ces deux hommes, lequel est votre vrai fils ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Indra murmura à l&rsquo;oreille de la vieille femme : « Mère, ne laissez pas le démon de l&rsquo;avarice me hanter davantage. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La vieille femme désigna Indra et dit : « Cet homme est dévoué à moi. Quant à l&rsquo;autre, il est si ingrat, il ne peut pas être mon fils. Je le reconnais en fonction de son bon ou mauvais caractère, car je ne peux pas les distinguer par leur apparence ou leur voix. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi demanda de nouveau : « Votre fils a-t-il des marques ? Dans un endroit secret ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La vieille femme répondit : « Sous l&rsquo;aisselle gauche de mon fils, il y a un grain de beauté noir de la taille d&rsquo;un grain de soja. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En entendant cela, Indra fit immédiatement apparaître un grain de beauté sous son aisselle, en attendant l&rsquo;examen.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le roi ordonna aux deux hommes de se déshabiller et de lever leur bras gauche. Ils virent que chacun avait un grain de beauté noir identique. Le roi et les courtisans furent extrêmement surpris et éclatèrent de rire. Le roi admit qu&rsquo;il n&rsquo;avait aucun moyen de résoudre l&rsquo;affaire. Il décida de se rendre en personne au monastère de Jeta Grove pour demander au Bouddha de trancher.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Devant l&rsquo;autel du Bouddha, le roi s&rsquo;inclina devant le Tathāgata et déclara : « Ô Bienheureux, nous avons épuisé toutes nos capacités de raisonnement et ne pouvons distinguer lequel de ces deux hommes est le vrai Lô Chí et lequel est le faux Lô Chí. Nous implorons le Tathāgata d&rsquo;utiliser son œil de Bouddha pour résoudre cette affaire, de peur que le riche Lô Chí ne soit injustement puni. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir parlé, le roi fit venir les deux Lô Chí devant l&rsquo;autel du Bouddha. La grande assemblée s&rsquo;assit silencieusement, attendant d&rsquo;entendre le Bienheureux rendre son jugement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;accusé, le faux Lô Chí, avait un corps extraordinaire et un visage joyeux. Il était assis tranquillement et dignement. Le plaignant, le vrai Lô Chí, avait une apparence émaciée, des vêtements déchirés et sales, un visage souillé, et avait l&rsquo;air souffrant. Il pleura à chaudes larmes et déclara : « Ô Bienheureux, que le Père compatissant me délivre de cette injustice. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;accusé, le roi Indra, sourit en voyant la détresse de Lô Chí.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Tathāgata leva son bras doré, une lumière divine éclatante jaillit, dissipant toutes les ténèbres et les ombres, ne laissant plus rien se cacher. Le Bouddha demanda à Indra : « Que fais-tu là ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le faux Lô Chí disparut immédiatement, révélant sa vraie forme, celle d&rsquo;Indra, rayonnant d&rsquo;une lumière glorieuse, avec une apparence majestueuse. Il joignit les mains devant l&rsquo;autel du Bouddha et récita le verset suivant :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet homme avare et insensé,</p>
<p>Ne sait ni donner ni aider personne,</p>
<p>Cinq pièces pour du pain, du vin et une bouteille,</p>
<p>Il s&rsquo;en va seul dans un endroit désert pour manger,</p>
<p>Ivre, il danse et chante avec extravagance,</p>
<p>S&rsquo;exaltant haut et osant même mépriser le ciel,</p>
<p>Pour changer son destin,</p>
<p>J&rsquo;ai utilisé un pouvoir expédient et me suis déguisé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha dit à Indra : « Tous les êtres vivants ont des fautes, alors sois indulgent envers lui. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le riche Lô Chí se lamenta auprès d&rsquo;Indra : « J&rsquo;ai souffert pendant de nombreuses années pour accumuler de l&rsquo;argent et remplir mes coffres. Maintenant, Votre Majesté les a dissipés, je suis si malheureux ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Indra répondit : « Je n&rsquo;ai pas dépensé un seul de tes centimes. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le riche Lô Chí était encore sceptique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha dit : « Aie confiance et sois assuré. Retourne vérifier, tu n&rsquo;auras rien perdu du tout. » Lô Chí crut les paroles du Bouddha, et toutes ses afflictions disparurent. Il s&rsquo;inclina respectueusement devant le Bouddha, puis retourna rapidement chez lui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Récit : Thích Trường Lạc</p>
<p>`</p>
<p>`</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768462375"
	            data-title="L&rsquo;avare puni" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lavare-puni/">L’avare puni</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lavare-puni/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ce qui est arrivé dans le monde souterrain ? Un rapport choquant d&#8217;un professeur d&#8217;université qui a servi comme juge de l&#8217;enfer.</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/212-2/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/212-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jan 2026 19:52:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=212</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Depuis l&#8217;Antiquité, les gens se posent cette question : après la mort, irons-nous vraiment...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/212-2/">Ce qui est arrivé dans le monde souterrain ? Un rapport choquant d’un professeur d’université qui a servi comme juge de l’enfer.</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis l&rsquo;Antiquité, les gens se posent cette question : après la mort, irons-nous vraiment dans l&rsquo;au-delà, le monde souterrain est-il réel ou n&rsquo;est-ce qu&rsquo;une fiction sans fondement ? Certains croient, d&rsquo;autres doutent, et d&rsquo;autres encore pensent que ce n&rsquo;est qu&rsquo;une peur auto-créée.</p>
<p>Cependant, peu de gens ont jamais expérimenté personnellement chaque étape du monde souterrain et examiné les âmes des morts pendant de nombreuses années. L&rsquo;histoire de M. Le Thu est certainement à ne pas prendre à la légère.</p>
<p>L&rsquo;histoire de Le Thu, le juge de l&rsquo;enfer de l&rsquo;au-delà.</p>
<p>En 1900, sous la dynastie Qing de l&#8217;empereur Guangxu, Le Thu était âgé d&rsquo;environ 19 ans. Au cours d&rsquo;un rêve, il rencontra une personne masquée qui, avec un geste respectueux, lui demanda de l&rsquo;aide pour une tâche importante. Le lendemain, cette personne apparut à nouveau, le plaça sur le dos d&rsquo;un cheval et le fit traverser un banc de brume, le conduisant dans un endroit froid et sombre. Au réveil, Le Thu réalisa qu&rsquo;il avait accompli son devoir dans le monde souterrain.</p>
<p>Ainsi, chaque nuit, alors que son corps physique dormait, son âme quittait son corps et descendait dans le monde souterrain pour servir de juge de l&rsquo;enfer, examinant les âmes des morts. Ce travail a duré quatre à cinq ans, ce qui l&rsquo;a rendu épuisé à chaque fois qu&rsquo;il traversait le monde souterrain.</p>
<p>Selon Le Thu, il a été choisi par accident pour ce poste, car il avait déjà rempli cette fonction dans de nombreuses vies antérieures.</p>
<p>Plus tard, sous la République de Chine, Le Thu est devenu professeur à l&rsquo;Université militaire de Pékin. Son ami, le Dr Lâm Diên Hương, a enregistré ses expériences dans le monde souterrain dans un livre intitulé « Minh Vân Đàm Lục », qui a été largement diffusé parmi le public.</p>
<p>Comment fonctionne le monde souterrain ?</p>
<p>Selon Le Thu, le monde souterrain n&rsquo;est pas chaotique mais plutôt bien organisé, comme un département gouvernemental ouvert aux vivants. C&rsquo;est un monde qui fonctionne selon des règles strictes, avec une structure, des niveaux et des procédures d&rsquo;examen et de vérification clairs. Le juge de l&rsquo;enfer Le Thu a examiné ceux qui sont morts depuis vingt mois, dans la zone de Hoa Bac depuis cinq ans.</p>
<p>Sa fonction était similaire à celle d&rsquo;un juge central de l&rsquo;au-delà. Au-dessus de lui se trouvait l&rsquo;Empereur de Jade de l&rsquo;Est, et le Roi Yama – une figure qui terrorise les mortels – était son supérieur direct dans son travail, bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait jamais été en présence de Yama.</p>
<p>Le monde souterrain avait aussi le jour et la nuit, les quatre saisons, les festivals et les jours fériés. Cependant, à cet endroit, il n&rsquo;y avait ni soleil ni lune. Les âmes n&rsquo;avaient pas besoin de dormir longtemps comme les vivants, mais devaient juste fermer les yeux pour se reposer un moment.</p>
<p>Il n&rsquo;y avait pas de nourriture et de boisson comme chez les vivants. Les lingots d&rsquo;or et d&rsquo;argent étaient inutiles pour les humains, mais seuls les papiers brûlés par les vivants pouvaient être utilisés dans le monde souterrain.</p>
<p>Ce qui a le plus horrifié les gens, c&rsquo;était la méthode de jugement. Dans le monde souterrain, il n&rsquo;y avait pas besoin de documents écrits, pas besoin de débats pour enquêter sur les preuves. Devant le corps céleste, toutes les pensées, actions, bonnes et mauvaises des gens devaient être exposées. En regardant la lumière au-dessus de la tête des âmes, on pouvait distinguer : la lumière blanche était un bon signe, la lumière sombre était un signe de mal.</p>
<p>Des punitions telles que la hache, le creusement de la tête, le démembrement&#8230; n&rsquo;étaient pas des légendes. Et la chose la plus horrible est que le châtiment n&rsquo;a pas été arrêté à la mort. Combien de vies de personnes ont été tuées, elles ont dû subir sept fois ce nombre de fois.</p>
<p>Non seulement cela, après avoir subi suffisamment de punitions, les âmes devaient renaître dans la prochaine vie et revivre toute la douleur qu&rsquo;elles avaient causée.</p>
<p>Comment se déroule le jugement dans le monde souterrain ?</p>
<p>Le monde souterrain avait aussi ses propres normes morales, et il y avait des choses qui faisaient que les gens ne pouvaient s&#8217;empêcher d&rsquo;être étonnés. La joie et la tristesse étaient très importantes et centrales. Pour les hommes, ils devaient être justes ; pour les femmes, ils devaient être justes, aimants, et leurs paroles devaient être douces et obéissantes. Si une personne avait de bonnes actions mais commettait de petites erreurs, la punition serait atténuée.</p>
<p>Cependant, tout le monde n&rsquo;avait pas à passer par la porte du monde souterrain. Les personnes qui étaient vertueuses et justes iraient directement dans les cieux ou au pays de Bouddha après la mort, sans avoir à passer par le jugement.</p>
<p>Certaines âmes n&rsquo;étaient même pas dans les registres du monde souterrain. Lorsque ces âmes apparaissaient, elles devaient monter pas à pas sur une échelle nuageuse, chaque pas plus haut que le précédent, puis disparaître progressivement de la vue.</p>
<p>Pendant la période où les forces alliées des Huit Nations envahirent la Chine, Le Thu examina de nombreuses âmes de personnes étrangères. Le monde souterrain avait des interprètes pour traiter ces cas. Cela a montré que le karma ne fait aucune distinction de nationalité ou de race, et personne ne peut échapper à la loi de la cause et de l&rsquo;effet.</p>
<p>Les démons, selon Le Thu, n&rsquo;étaient pas morts. Leurs formes étaient hideuses, leurs corps incomplets, bien qu&rsquo;ils aient été restaurés, leurs visages étaient pâles et tristes, et leur douleur persistait. Les démons ne pouvaient pas non plus exister indéfiniment. Il a vu des âmes de démons de la dynastie Tống – Nguyễn, et ils ont aussi progressivement disparu avec le temps.</p>
<p>Lorsque les gens meurent, ils ne deviennent pas nécessairement des fantômes. Ceux qui ont de bonnes actions entreront sur une nouvelle voie et deviendront des divinités. Les gens qui avaient moins de péchés auparavant, ne s&rsquo;attardaient pas sur la richesse, le pouvoir, la femme et les enfants, mais étaient plutôt plus clairs et légers après la mort.</p>
<p>Plus tard, ne voulant plus servir de juge de l&rsquo;enfer, Le Thu a demandé de nombreuses fois à être relevé de ses fonctions, mais cela n&rsquo;a pas été approuvé. Jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il prie plus d&rsquo;un millier de fois le Kim Cương, il a finalement été libéré. À partir de 1921, il ne voyait plus de démons et n&rsquo;entrait plus dans le monde souterrain.</p>
<p>La dernière question pour tous les vivants : si le monde souterrain existe vraiment, si ceux qui n&rsquo;ont jamais pensé à rendre des comptes pour leurs péchés devaient payer le prix, alors comment vivons-nous en ce moment ?</p>
<p>Les anciens disaient : « Trois pieds au-dessus de la tête, il y a des divinités. » C&rsquo;est peut-être ainsi que nous devrions vivre plus sincèrement, plus humblement, alors quand nous fermons les yeux, nous n&rsquo;aurons plus peur devant les portes du monde souterrain. Et si nous avons suffisamment de karma pour rencontrer la loi bouddhique dans les derniers jours, qui sait, comme le juge de l&rsquo;enfer Le Thu l&rsquo;a dit un jour, nos noms pourraient aussi être effacés du livre de la vie et de la mort.</p>
<p>Voici une illustration qui représente une scène du jugement dans l&rsquo;au-delà, inspirée par la culture chinoise ancienne telle que décrite dans votre texte. On y voit un juge ou un empereur assis, entouré de personnages et d&rsquo;âmes, certains semblant subir un jugement ou une transformation.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768420346"
	            data-title="Ce qui est arrivé dans le monde souterrain ? Un rapport choquant d&rsquo;un professeur d&rsquo;université qui a servi comme juge de l&rsquo;enfer." 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/212-2/">Ce qui est arrivé dans le monde souterrain ? Un rapport choquant d’un professeur d’université qui a servi comme juge de l’enfer.</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/212-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Harpe Plaintive, ou la Compassion d&#8217;un Prince</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-harpe-plaintive-ou-la-compassion-dun-prince/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-harpe-plaintive-ou-la-compassion-dun-prince/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Jan 2026 14:08:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=179</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; L&#8217;Empereur La Xà avait deux princes. Le Prince Thiện Hữu était un véritable ami...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-harpe-plaintive-ou-la-compassion-dun-prince/">La Harpe Plaintive, ou la Compassion d’un Prince</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Empereur La Xà avait deux princes. Le Prince Thiện Hữu était un véritable ami de tous, tandis que le Prince Ác Hữu, en revanche, était cruel et cherchait à provoquer son frère.<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-186" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-1-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-1-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-1-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-1-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-1.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À l&rsquo;âge où il commençait à voir la vie telle qu&rsquo;elle se présentait crûment devant lui, le prince observait : ici, des hommes posaient des pièges pour les oiseaux, pêchaient, là, d&rsquo;autres abattaient des animaux, un mainate attrapait une mante religieuse, et une mante religieuse chassait une libellule. Aucune espèce vivante ne manquait de se protéger. Mais ici comme ailleurs, partout la vie se construisait sur la vie. Voyant cela, le Prince Thiện Hữu demanda au roi de lui donner tous les trésors pour aider le peuple. Une fois les trésors épuisés, il s&rsquo;aventura en mer pour chercher des perles, malgré l&rsquo;inquiétude de ses parents. Apprenant que son frère allait chercher des perles, le Prince Ác Hữu pensa :</p>
<p>« Sans cruauté, rien ne peut réussir. »</p>
<p>Puis il demanda à suivre Thiện Hữu, mais Thiện Hữu l&rsquo;arrêta :</p>
<p>« Ton corps est précieux, tu ne devrais pas prendre de risques en me suivant. »</p>
<p>Ác Hữu décida d&rsquo;y aller :</p>
<p>« Vivre sans accomplir ses désirs est inutile. »</p>
<p>Ainsi, les deux frères partirent ensemble, et grâce à sa grande détermination et à son cœur compatissant, le Prince Thiện Hữu surmonta de nombreuses épreuves et dangers, et trouva la perle Như Ý (Qui Réalise les Vœux). Arrivé au bord de la mer, le Prince dit à son frère :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-187" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-2-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-2-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-2-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-2-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-2.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« Maintenant, sur le chemin du retour, quand je dors, tu veilles, quand tu dors, je veille. La vie abondante de tous les peuples dépend de cette perle. Souviens-toi de cela. »</p>
<p>Mais un jour, les frères dormaient sur un chemin dangereux. Ác Hữu trouva alors deux bâtons pointus et creva les yeux de son frère. La douleur fut si intense que Thiện Hữu se leva en criant et en appelant son frère.</p>
<p>Mais Ác Hữu, impassible, emporta la perle et s&rsquo;en alla. Gémissant, Thiện Hữu tâtonnait de la main pour trouver son frère. Il pensait qu&rsquo;il avait été poignardé aux yeux, mais que si Ác Hữu avait emporté la perle, il avait sûrement été tué par des voleurs. Mais après avoir tâtonné un instant, il réalisa : c&rsquo;est mon frère qui m&rsquo;a fait ça, personne d&rsquo;autre. Il soupira douloureusement :</p>
<p>« La nature humaine reste la même&#8230; »</p>
<p>Thiện Hữu souffrait tellement qu&rsquo;il ne pouvait pas retirer les deux bâtons pointus. Soudain, un troupeau de buffles passa en mugissant. Thiện Hữu le savait mais resta assis, ne voyant rien pour l&rsquo;éviter. Mais étrangement, il se sentit assis sous le ventre d&rsquo;un buffle. Ce buffle le protégea et lui lécha affectueusement les yeux, tandis que le troupeau passait bruyamment.</p>
<p>Dès que le bruit des pas des buffles cessa, une voix se fit entendre :</p>
<p>« Qui est là ? Pourquoi avez-vous les yeux crevés ? »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-188" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_48PM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le buffle s&rsquo;écarta alors et regarda son propriétaire comme s&rsquo;il implorait. Quant au Prince Thiện Hữu, il fut heureux d&rsquo;entendre la question et de rencontrer quelqu&rsquo;un, mais son cœur souffrait encore plus. Il pensa qu&rsquo;il valait mieux mentir.</p>
<p>« Je suis un mendiant. Je dormais, je ne sais pas qui m&rsquo;a fait ça. »</p>
<p>La voix de Thiện Hữu empêcha l&rsquo;homme de redemander, mais il ressentit un respect inhabituel. L&rsquo;homme retira alors les bâtons et appliqua des herbes – il était expert en la matière – et le ramena chez lui pour le soigner et le nourrir sans réfléchir. Plus le temps passait, plus le propriétaire respectait le prince, mais le Prince Thiện Hữu n&rsquo;était pas tranquille. Il demanda alors au propriétaire de lui permettre de trouver un moyen de subvenir à ses besoins. Le propriétaire dit dans son cœur ce qu&rsquo;il s&rsquo;était dit plusieurs fois :</p>
<p>« C&rsquo;est vraiment un homme bon. »</p>
<p>Et il répondit :</p>
<p>« Non ! Restez ici avec ma famille. Nous partagerons la faim et la satiété. Je ne peux me résoudre à vous quitter. »</p>
<p>« Je vous en prie, ayez pitié de moi. Je n&rsquo;ose pas vous déranger davantage. »</p>
<p>Malgré toutes ses paroles, le propriétaire ne cédait pas, et demanda :</p>
<p>« Alors, comment comptez-vous subvenir à vos besoins maintenant ? »</p>
<p>« Je vous prie de me donner une bonne harpe. »</p>
<p>« D&rsquo;accord ! Mais s&rsquo;il vous plaît, laissez-moi vous emmener chaque jour dans un endroit très fréquenté, et vous ramener chez moi le soir pour dormir. »</p>
<p>Thiện Hữu secoua la tête :</p>
<p>« Cela vous dérangerait trop ! Laissez-moi dormir au marché ou sous un arbre. »</p>
<p>Le propriétaire insista :</p>
<p>« Si vous acceptez cela, alors seulement je vous laisserai partir pour chercher de quoi vivre. »</p>
<p>Thiện Hữu soupira :</p>
<p>« C&rsquo;est bien aussi. »</p>
<p>« Mais savez-vous jouer de la harpe ? »</p>
<p>« Juste un peu ! »</p>
<p>Le propriétaire fut surpris. Et le lendemain, à l&rsquo;entrée du marché, Thiện Hữu était déjà assis là, tirant des sons clairs de la harpe et en jouant des mélodies de son cœur. Il jouait son âme, ses aspirations. Il était tellement absorbé qu&rsquo;il en oubliait son objectif de gagner sa vie, mais la foule était touchée par sa musique. Il réussit à subvenir aux besoins de toute la famille du propriétaire de buffles.</p>
<p>Un jour, la musique de Thiện Hữu émut le cœur d&rsquo;une belle femme. Quand la mélodie de son cœur jouée par quelqu&rsquo;un se tut, elle se réveilla et demanda :</p>
<p>« Qui êtes-vous ? »</p>
<p>« Qui êtes-vous ? »</p>
<p>« Je le dirai. Mais qui êtes-vous, s&rsquo;il vous plaît, dites-le d&rsquo;abord ? »</p>
<p>« Ma réponse vous suffira : je suis un mendiant qui demande l&rsquo;aumône aux gens avec ma harpe, ne le voyez-vous pas ! »</p>
<p>Et Thiện Hữu soupira :</p>
<p>« À vrai dire, j&rsquo;abuse de cette harpe ! Mais en plus de gagner ma vie, grâce à elle, j&rsquo;ai pu exprimer ce que mon cœur contenait ! »</p>
<p>« Qui êtes-vous donc ? »</p>
<p>« Je suis une princesse. »</p>
<p>La belle femme parla rapidement et scruta l&rsquo;expression de Thiện Hữu. Mais il resta calme :</p>
<p>« De qui ? »</p>
<p>« Du roi Sư Bạc. »</p>
<p>Thiện Hữu réalisa alors qu&rsquo;il avait vécu tout ce temps sur les terres d&rsquo;un vassal, et qu&rsquo;il était assis devant sa fiancée qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais vue. Mais il resta silencieux. La belle femme lui donna une pièce d&rsquo;or et prit congé.</p>
<p>« Demain, je viendrai vous écouter. »</p>
<p>Thiện Hữu ne prêta pas attention à cette phrase. Il rentra chez lui calmement.</p>
<p>La princesse du roi Sư Bạc, elle, avait décidé qu&rsquo;elle ne pourrait pas rester loin de cette harpe. Elle était d&rsquo;un naturel timide, mais ce jour-là, elle était audacieuse. Après le dîner, elle annonça solennellement à son père et à sa mère sa décision. Après l&rsquo;avoir entendue, l&rsquo;Empereur Sư Bạc fut très en colère :</p>
<p>« Es-tu folle ? As-tu oublié que tu es la fiancée du Prince Thiện Hữu ? »</p>
<p>« Je vous prie, mes parents, d&rsquo;avoir pitié de moi. »</p>
<p>L&rsquo;Empereur Sư Bạc ne voulut plus écouter.</p>
<p>Mais le lendemain matin, elle prépara ses affaires et partit. Elle arriva au moment où la musique de son cœur montait avec la lumière paisible de l&rsquo;univers. Elle écouta avec ravissement, absorbant tous les échos de la harpe qui s&rsquo;étaient répandus dans l&rsquo;espace. La musique s&rsquo;arrêta, elle dit au prince :</p>
<p>« Permettez-moi de vous parler. »</p>
<p>« Qui est là ? »</p>
<p>« C&rsquo;est moi, la Princesse du roi Sư Bạc. »</p>
<p>« Que veut la princesse dire ? »</p>
<p>Elle était sincère et passionnée, oubliant toute retenue. Elle défia les gens autour d&rsquo;elle :</p>
<p>« Je jure de vous suivre. »</p>
<p>« La princesse me suivre ? Comment cela est-il possible ! Et pourquoi une princesse suivrait-elle un mendiant ? »</p>
<p>« J&rsquo;ai pris ma décision, mon père ne peut plus me l&rsquo;interdire ! »</p>
<p>Au même moment où les deux parlaient, dans le palais royal, l&rsquo;Empereur Sư Bạc était très en colère. Il voulait ordonner l&rsquo;exécution immédiate du mendiant dont la musique avait ému le cœur de sa fille. Mais il pensa :</p>
<p>« Je vais enquêter incognito pour voir ce qu&rsquo;il en est, pour que ma fille soit touchée. Faire toute une histoire ne ferait que répandre la rumeur. »</p>
<p>Mêlé à la foule qui écoutait la harpe, il observa attentivement et fut soudain surpris :</p>
<p>« Comment se fait-il qu&rsquo;il ressemble au Prince Thiện Hữu ? »</p>
<p>Étrange ! Ce n&rsquo;était pas possible. Mais ce visage ?&#8230;</p>
<p>Il imagina immédiatement un plan. De retour, il appela un fidèle messager et lui dit :</p>
<p>« En mon nom, allez saluer l&rsquo;Empereur La Xà et demandez des nouvelles du Prince Thiện Hữu. »</p>
<p>Le jour même, le messager partit. Sư Bạc attendit.</p>
<p>Le soir venu, l&rsquo;Impératrice dit :</p>
<p>« Pourquoi l&rsquo;Empereur ne fait-il pas arrêter notre fille au lieu de la laisser ainsi ? »</p>
<p>« Pour quoi faire ? Considérons-la comme perdue ! »</p>
<p>« Mais la réputation ? »</p>
<p>« Que faire ? L&rsquo;arrêter mettrait-il fin à la réputation ? »</p>
<p>Les époux impériaux Sư Bạc considéraient que c&rsquo;était une mauvaise chose. La coutume et la population disaient que c&rsquo;était une mauvaise réputation, mais une chose étrange était que ceux qui entendaient la musique et voyaient l&rsquo;apparence de Thiện Hữu – ils ne connaissaient que cette vérité, ils ne connaissaient pas son titre de prince – étaient tous touchés par sa vertu. Quelque chose de son être enveloppait tout le monde. Ils savaient, et certains virent ce jour-là de leurs propres yeux la Princesse de leur roi suivre Thiện Hữu.</p>
<p>Mais ils considéraient cela comme une bénédiction. Ils allaient à l&rsquo;encontre de toutes les coutumes et sans réfléchir, sans analyser, sans raison. Il s&rsquo;avère que la vertu d&rsquo;une personne peut parfois bouleverser les coutumes, et même une conception sociale.</p>
<p>Ce sont eux qui conseillèrent au prince, quand il refusa la princesse :</p>
<p>« Acceptez-la. Vous nous épargnerez des soucis et nous en serons heureux. Que votre musique reste à jamais avec nous. »</p>
<p>« Mais cela dérangerait beaucoup la princesse et moi. Je sais&#8230; Le pouvoir d&rsquo;un roi quand il est mécontent. Moi, un mendiant, je ne crains personne, mais la princesse ! Quoi que je dise, elle n&rsquo;écoute pas. »</p>
<p>Elle le rejoignit, sous les acclamations des témoins qui les regardaient affectueusement.</p>
<p>Bien que Thiện Hữu ait une épouse vertueuse, il ne changea pas. Sa harpe résonnait toujours au cœur de la nuit. La musique tragique exprimait l&rsquo;infinie souffrance de la vie humaine, la musique noble et héroïque révélait ses aspirations élevées, sa compassion et son désir d&rsquo;aider les gens, de soulager leurs peines, la musique courageuse exprimait la détermination intrépide d&rsquo;un grand homme. Parfois, la musique semblait s&rsquo;élever dans l&rsquo;espace, parfois elle semblait s&rsquo;enfoncer dans l&rsquo;épreuve&#8230; Certaines nuits, la mélodie déraillait soudain : une mélodie triste d&rsquo;un homme qui se souvenait de son père, de sa mère. La mélodie était à en mour</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La princesse vivait à ses côtés, son cœur suivant les hauts et les bas de la musique de son époux. Elle était intriguée : cet homme, cette musique, pensa la princesse :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est très suspect ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Elle pleura :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Tu me caches quelque chose ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Étrange, que te cacherais-je ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Tu n&rsquo;es pas un mendiant ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Alors, qu&rsquo;est-ce que je suis ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je souffre tellement ! Tu me caches ton identité ! Dis-moi clairement. Comment nos cœurs peuvent-ils être liés si nous nous cachons des choses ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Tu penses qu&rsquo;un mendiant ne peut pas jouer une musique si parfaite ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Mais je comprends : ta musique, ton cœur, ne correspondent absolument pas à l&rsquo;identité que tu déclares ! Dis-moi la vérité. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Thiện Hữu était triste :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Pourquoi te cacherais-je la vérité ? Mais même si je te le dis, tu ne me croiras pas ! La vie est facile à croire qu&rsquo;un aveugle est un mendiant. Mais comment croire qu&rsquo;un aveugle est un prince, fils de roi ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Alors tu es un prince ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Tu ne me crois pas ? Oui. Mais pour te dire la vérité, je suis le Prince Thiện Hữu ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La princesse fut saisie :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Ne sais-tu pas que je suis la fiancée du Prince Thiện Hữu ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je ne veux pas que tu croies que je suis un prince, encore moins le Prince Thiện Hữu. Je ne le nie pas, mais mon aspiration n&rsquo;est pas d&rsquo;être un roi ou un empereur. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je le souhaite aussi. Je souhaite que tu sois quelqu&rsquo;un d&rsquo;aussi noble que ta musique ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Mais mes parents me manquent tellement. Ma compassion pour les gens est telle qu&rsquo;il y a des moments où je me demande à quoi bon vivre quand tout le monde souffre, encore plus quand il s&rsquo;agit de mes parents ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Alors tu es vraiment le Prince Thiện Hữu ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Si je ne mens pas, alors je souhaite recevoir des nouvelles de mes parents dans sept jours&#8230; »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Après avoir crevé les yeux de son frère, le Prince Ác Hữu rentra voir ses parents et leur présenta la perle Như Ý :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Majestés, mon frère est mort ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les époux impériaux La Xà faillirent s&rsquo;évanouir en entendant cela. Les deux époux pleurèrent jusqu&rsquo;à en perdre la vue, la lumière ne leur restait plus, et les nouvelles de leur fils se taisaient de plus en plus.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Empereur La Xà n&rsquo;osait pas croire que son fils était mort, et il devint de plus en plus triste, pleurant davantage. La hirondelle que le Prince Thiện Hữu avait élevée, une hirondelle intelligente en laquelle les époux impériaux avaient été contraints de croire et qu&rsquo;ils avaient envoyée chercher le prince, s&rsquo;envola aussi et ne revint jamais.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les époux impériaux La Xà vécurent dans la tristesse jusqu&rsquo;à ce jour, où arriva la nouvelle de la venue du messager de Sư Bạc&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« La princesse de votre humble serviteur présente ses vœux et ses salutations à Sa Majesté Impériale. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est tout ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Et elle salue le Prince Thiện Hữu. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;Empereur La Xà s&rsquo;évanouit de nouveau. Le messager comprit qu&rsquo;il y avait quelque chose d&rsquo;étrange. Trouvant une occasion discrète, le messager rencontra La Xà et lui demanda clairement ce que Sư Bạc lui avait dit. Il conclut en secret :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Si c&rsquo;est le cas, alors cette personne est certainement le Prince Thiện Hữu. Et il est possible qu&rsquo;Ác Hữu ait fait du mal à son frère et ait pris la perle pour la ramener. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je le soupçonne aussi ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et La Xà fit immédiatement emprisonner le Prince Ác Hữu et cacha soigneusement la perle Như Ý. Le lendemain, il envoya des membres de la famille royale en route avec le messager de Sư Bạc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lorsque le Prince Ác Hữu fut arrêté et emprisonné, il ne fit que sourire intérieurement :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est fait ! »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et quelques jours plus tard, le peuple accueillit avec joie et faste Thiện Hữu comme un bienfaiteur, plus encore, comme un ami.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Prince Thiện Hữu rentra chez lui avec son épouse au milieu de l&rsquo;allégresse du peuple, le jour même où il reçut des nouvelles de ses parents, le septième jour exactement qu&rsquo;il avait souhaité à son épouse. Le peuple, ému aux larmes, vit le Prince aveugle à cause d&rsquo;eux. Plus triste encore, ils virent le Prince se tenir au bras de son épouse pour serrer ses parents dans ses bras, les trois aveugles pleurant ensemble avec un amour profond.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et se tournant vers le peuple, guidé par son épouse, il retint ses larmes et dit :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je n&rsquo;aurais jamais cru revoir mes parents et mes proches. Mon aspiration est accomplie. Vous serez rassasiés. Je regrette seulement de ne pas pouvoir vivre avec vous dans la lumière. Mais je suis joyeux. L&rsquo;amour n&rsquo;a pas besoin de lumière pour se rencontrer. Rentrez chez vous pour l&rsquo;instant. Dans la vie paisible de demain, je souhaite que vous continuiez à vous aimer et à faire le bien. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les paroles du Prince, ou plutôt l&rsquo;amour du Prince, en ce moment-là, pour le peuple, leur donnèrent à chacun une perle Như Ý.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha raconta sa propre vie antérieure et dit à la grande assemblée :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Mes enfants ! Savez-vous qui est Ác Hữu ? C&rsquo;est Devadatta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais ne croyez pas que Devadatta soit une personne maléfique. Vie après vie, grâce à la bonne connaissance de Devadatta, je suis devenu Bouddha aujourd&rsquo;hui. Devadatta a utilisé de nombreux moyens subtils, m&rsquo;a provoqué et m&rsquo;a aidé à développer l&rsquo;esprit de Bodhi, à pratiquer les actions de Bodhisattva et à atteindre l&rsquo;illumination suprême. Ô Ananda ! Va en mon nom aux enfers et rends visite à Devadatta. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le vénérable Ananda obéit, et lorsqu&rsquo;il rencontra le vénérable Devadatta, il s&rsquo;adressa respectueusement à lui :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Le Bienheureux vous salue respectueusement. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« L&rsquo;enseignement du Bienheureux est-il facile ? Beaucoup d&rsquo;êtres s&rsquo;éveillent-ils ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Beaucoup et très facilement. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Alors je suis satisfait. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Souffrez-vous beaucoup en enfer ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Le Samadhi du Troisième Dhyana est-il joyeux ? »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« C&rsquo;est la plus grande joie du monde, une joie pure, de l&rsquo;intérieur comme de l&rsquo;extérieur. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Je suis en enfer comme dans le Troisième Dhyana. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Bouddha enseigna :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Les grands Bodhisattvas guident les êtres par de grands moyens, endurant toutes sortes de grandes souffrances sans rien considérer comme souffrance ou joie. »</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-189" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_49PM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_49PM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_49PM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_49PM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-13-2026-2_49PM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et il conclut :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« Mes enfants ! C&rsquo;est grâce à la bonne connaissance que j&rsquo;ai appris à rendre la gratitude à mes parents et à tous les êtres, c&rsquo;est grâce à la bonne connaissance que je guide les êtres à devenir Bouddha. Vous devez donc connaître la gratitude et la rendre à vos bienveillants instructeurs. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Extrait du journal : Viên Âm</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seule une compassion véritable et généreuse peut toucher le cœur des masses.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768313336"
	            data-title="La Harpe Plaintive, ou la Compassion d&rsquo;un Prince" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-harpe-plaintive-ou-la-compassion-dun-prince/">La Harpe Plaintive, ou la Compassion d’un Prince</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/la-harpe-plaintive-ou-la-compassion-dun-prince/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Poignée de Perles</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/167-2/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/167-2/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 07:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=167</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Aujourd&#8217;hui, suivant l&#8217;ordre de la quête d&#8217;aumônes, le Saint A La dut poser le...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/167-2/">La Poignée de Perles</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, suivant l&rsquo;ordre de la quête d&rsquo;aumônes, le Saint A La dut poser le pied dans le portail ancien, mais non moins magnifique et artistique, d&rsquo;un marchand réputé pour son commerce de bijoux, d&rsquo;or et d&rsquo;argent.</p>
<p>Le Saint appuya légèrement sa canne en bambou sur le portail, puis entra sereinement ! Il marcha tranquillement le long de la haie pour atteindre une demeure luxueuse située au milieu d&rsquo;un jardin carré.</p>
<p>Autour de lui, les fleurs et les feuilles s&rsquo;épanouissaient dans le soleil matinal, et devant ses yeux s&rsquo;étalait la beauté d&rsquo;une grande richesse. Mais aussi pur que le lever du soleil soit son cœur, le Saint restait calme, son visage serein, ses yeux doux et son sourire ne trahissait en rien la signification libératrice d&rsquo;un HOMME SAINT.</p>
<p>Au loin, des oies blanches jouaient sur l&rsquo;herbe verte et tendre ; soudain, elles poussèrent des cris retentissants, interrompant le marchand qui s&rsquo;affairait à choisir des perles pour en faire un collier… Le Saint venait quémander l&rsquo;aumône !</p>
<p>Une figure paisible et pure avançait doucement vers lui… Heureux, il posa aussitôt la poignée de perles par terre, joignit les mains en signe de salut au Saint, puis s&#8217;empressa d&rsquo;aller chercher du riz pour le lui offrir.</p>
<p>Pendant ce temps, les oies, debout à côté, voyant la poignée de perles brillantes, les prirent pour une délicieuse friandise, oubliant même la présence du Saint. La plus grande de la troupe courut agilement et happa la poignée de perles… Le Saint, effrayé, leva la main pour la chasser… mais il était trop tard, la poignée entière de perles, en un clin d&rsquo;œil, avait facilement glissé dans la gorge de la malheureuse oie.</p>
<p>Dans cette situation, le Saint se sentit inquiet, mais il se calma aussitôt et attendit en silence.</p>
<p>À ce moment-là, le marchand sortit de la maison, portant un bol de riz chaud et gluant. Il s&rsquo;agenouilla respectueusement devant le Saint pour le lui offrir.</p>
<p>Mais il fut soudain étonné de ne plus voir l&rsquo;endroit où il avait laissé la poignée de perles. Une fois de plus, il regarda attentivement autour de lui, puis l&rsquo;endroit où il avait laissé les perles, et soudain il leva les yeux vers le Saint, qui se tenait silencieusement devant lui.</p>
<p>Il se leva d&rsquo;un bond, ses mains tremblaient, ses yeux semblaient s&rsquo;enflammer, et il dit avec sarcasme : « Le Saint ne s&rsquo;étonnera sûrement pas de mon geste soudain et impoli ? Je vous prie de nous rendre la précieuse poignée de perles. »</p>
<p>Devant le geste et les paroles du marchand, le Saint A La resta calme et ne répondit pas.</p>
<p>L&rsquo;attitude silencieuse et indifférente du Saint rendit le marchand encore plus furieux ; il hurla des insultes au Saint et appela sa famille pour qu&rsquo;ils le lient, et fit appeler les autorités locales pour l&rsquo;interroger.</p>
<p>Mais le Saint endura silencieusement, face aux paroles amères du marchand ; face aux tortures des autorités locales. Mais ses forces étaient limitées. Le Saint ne put plus supporter, il s&rsquo;évanouit et tomba inconscient dans une mare de sang.</p>
<p>À ce moment-là, la malheureuse oie blanche, s&rsquo;envola soudain vers le Saint, et son bec aspira le sang. Saisi de colère, le marchand, sans aucune compassion ni pardon, s&#8217;empara d&rsquo;un bâton et frappa l&rsquo;oie, la tuant sur le coup… Le Saint A La, qui venait de reprendre conscience, entendit le tumulte, leva les yeux et cria à l&rsquo;aide pour l&rsquo;oie.</p>
<p>Mais comment était-ce encore possible ; la pauvre oie du Saint n&rsquo;était plus qu&rsquo;un corps sans âme ; ému de COMPASSION, le SAINT s&rsquo;efforça de se rapprocher du cadavre de l&rsquo;oie, il leva la main pour la caresser et murmura des prières…</p>
<p>Le geste naturel et l&rsquo;attitude sincère du Saint dans sa prière firent taire le marchand, qui oublia même de gronder. Quelques minutes plus tard, le Saint A La s&rsquo;appuya sur sa canne pour se relever et dit lentement au marchand : « C&rsquo;est cette oie-même qui a avalé ta poignée de perles pendant ton absence. »</p>
<p>En entendant cela, le marchand ordonna aussitôt à ses serviteurs de disséquer l&rsquo;oie pour vérifier la vérité.</p>
<p>C&rsquo;était exactement comme l&rsquo;avait dit le Saint : la poignée de perles brillantes fut extraite avec les pauvres entrailles de la malheureuse oie.</p>
<p>Dès que le marchand vit cela, il se prosterna aux pieds du Saint, le suppliant de lui accorder sa COMPASSION pour qu&rsquo;il puisse se repentir.</p>
<p>Il se plaignit : « Pourquoi le Saint ne me l&rsquo;a-t-il pas dit avant, pour que je ne commette pas une telle erreur. »</p>
<p>Une phrase pleine de sens fleurit rapidement sur les lèvres du Saint : « Ô marchand ! La COMPASSION est illimitée, j&rsquo;ai juré de l&rsquo;étendre à toutes les souffrances des êtres vivants.</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi, si je t&rsquo;avais parlé de l&rsquo;erreur de l&rsquo;oie tout de suite, j&rsquo;aurais indirectement tué l&rsquo;oie ! Cela, je ne le ferai jamais. De plus, je ne peux pas désobéir aux enseignements du Bouddha, qui interdisent de nuire aux êtres vivants, juste pour la petite paix des êtres vivants ! »</p>
<p>Les yeux du marchand s&rsquo;ouvrirent en grand ; c&rsquo;est alors qu&rsquo;il comprit que le silence précédent du Saint était d&rsquo;une signification noble, faisant revivre les enseignements du Bouddha et diffusant la voie de la COMPASSION.</p>
<p>Il se lamenta : « Si tous les êtres humains savaient vivre selon les enseignements du Bouddha et pratiquer la COMPASSION comme le Saint, où seraient alors toutes les souffrances des êtres vivants ?</p>
<p>De plus, si l&rsquo;on savait mépriser le matérialisme, on ne serait pas tombé dans l&rsquo;obscurité et les erreurs comme il l&rsquo;a fait. »</p>
<p>À cet instant, son cœur s&rsquo;ouvrit et devint immense… Regardant le passé, il sentit que sa vie était comme une pièce sombre et étouffante ! Et peut-être qu&rsquo;à partir de maintenant, il ne pourrait plus vivre une vie étroite, ne s&rsquo;occupant que d&rsquo;or, d&rsquo;argent et de bijoux ; il ne pourrait pas non plus revivre une vie d&rsquo;esclave pleine de péchés, ne cherchant que le plaisir pour lui-même… Une belle idée germa dans son esprit : « Il doit tout abandonner pour racheter ses anciens péchés ; il doit tout abandonner pour faire ce que son cœur a toujours désiré. »</p>
<p>Regardant à nouveau sa luxueuse demeure, il se tourna résolument vers le Saint, s&rsquo;inclina et le supplia d&rsquo;imiter sa générosité, il fit le vœu : « Il sera une petite pierre, parmi d&rsquo;innombrables autres pierres, pour contribuer à bâtir la voie de la COMPASSION. Il sera un petit rayon de lumière, parmi d&rsquo;innombrables autres rayons de lumière, pour élever ensemble les enseignements du Bouddha, pour apporter le bonheur de la libération et de l&rsquo;illumination à toutes les créatures. »</p>
<p>Traducteur : Thích Tâm Nguyên</p>
<p>Comment la guerre pourrait-elle exister si les gens respectaient le précepte de non-violence ?</p>
<p>Comment l&rsquo;invasion pourrait-elle exister si les gens savaient respecter le précepte de non-vol ?</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1768202427"
	            data-title="La Poignée de Perles" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/167-2/">La Poignée de Perles</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/167-2/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Odyssée de Sư Diệu Hàn aux Enfers</title>
		<link>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lodyssee-de-su-dieu-han-aux-enfers/</link>
					<comments>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lodyssee-de-su-dieu-han-aux-enfers/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[KimDung]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 08:00:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Contes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.histoiresbouddhistes.fr/?p=154</guid>

					<description><![CDATA[<p>&#160; Sư Diệu Hàn, une nonne vénérée du temple de Bát Nhã à Hô Chi...</p>
<p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lodyssee-de-su-dieu-han-aux-enfers/">L’Odyssée de Sư Diệu Hàn aux Enfers</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>Sư Diệu Hàn, une nonne vénérée du temple de Bát Nhã à Hô Chi Minh-Ville, était une femme dotée d&rsquo;un don extraordinaire. Dès son enfance, elle pouvait percevoir au-delà du voile de la réalité, voyant les âmes, les ombres, les démons terrifiants et même les formes éthérées des Bodhisattvas. Ces visions, souvent effrayantes mais parfois empreintes d&rsquo;une profonde sagesse, devinrent le fondement de son chemin spirituel, guidée par les enseignements précieux des Bodhisattvas eux-mêmes.</p>
<p>Son enfance fut une succession d&rsquo;épreuves. Mariée, mère, elle connut la souffrance dans sa chair et son âme. Après cinq années d&rsquo;amertume et de désespoir, elle choisit de renoncer au monde, cherchant refuge dans le bouddhisme, espérant y trouver la libération pour elle et tous les êtres. Cependant, son parcours monastique ne fut pas exempt de difficultés. Elle dut faire face aux défis, aux mépris et aux humiliations. Un jour, elle fut même chassée de son monastère, contrainte de retourner seule chez elle. C&rsquo;est durant cette période de solitude forcée que son destin allait basculer.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-162" src="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-09-2026-8_59AM-300x300.png" alt="" width="300" height="300" srcset="https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-09-2026-8_59AM-300x300.png 300w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-09-2026-8_59AM-150x150.png 150w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-09-2026-8_59AM-768x768.png 768w, https://www.histoiresbouddhistes.fr/wp-content/uploads/2026/01/Generated-Image-January-09-2026-8_59AM.png 1024w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Le 1er novembre 2002, à deux heures du matin, dans son modeste ermitage, Sư Diệu Hàn était allongée. Soudain, une lumière éclatante déchira l&rsquo;obscurité, et l&rsquo;image sainte du Bouddha Amida apparut devant elle. La divinité, d&rsquo;un blanc pur et rayonnant, lui tendait une fleur de lotus de sa main droite. Malgré ses efforts, Sư Diệu Hàn ne pouvait distinguer clairement l&rsquo;apparition, ses yeux fatigués ne s&rsquo;entrouvraient qu&rsquo;avec peine, et un léger vertige la saisit.</p>
<p>Le lendemain, affaiblie, elle se rendit à une pharmacie voisine nommée Thái Hòa. Le pharmacien, après l&rsquo;avoir examinée, ne trouva aucune maladie physique. Elle se plaignit d&rsquo;insomnie et repartit avec des somnifères. Après quelques allers-retours, elle finit par se procurer les médicaments.</p>
<p>De retour chez elle, elle demanda à être laissée seule pour dormir profondément. Après avoir pris les somnifères, elle s&rsquo;endormit rapidement.</p>
<p>Elle se retrouva alors dans un paysage d&rsquo;une beauté irréelle, peuplé d&rsquo;arbres verdoyants. Un pont immense s&rsquo;étendait devant elle. Alors qu&rsquo;elle le traversait, le pont s&rsquo;effondra, la précipitant dans une rivière tumultueuse.</p>
<p>Elle vit d&rsquo;innombrables rivières d&rsquo;une beauté saisissante, mais elle était incapable de les traverser. Cette rivière, en particulier, était glaciale. Elle coula, et se retrouva prise au piège. Confuse, effrayée et horrifiée, elle réalisa l&rsquo;étendue de sa situation.</p>
<p>Le fleuve de glace l&#8217;emporta inexorablement vers la mer. L&rsquo;eau était d&rsquo;une froideur insupportable, et son cœur battait à tout rompre. Elle n&rsquo;était pas seule ; une multitude d&rsquo;êtres, d&rsquo;Occidentaux, d&rsquo;Orientaux, d&rsquo;Asiatiques et d&rsquo;Européens, hommes et femmes, flottaient à ses côtés dans cette eau glaciale.</p>
<p>Le froid intense raidit son corps. Submergée par la terreur, elle commença à réciter des prières. Une voix l&rsquo;appela d&rsquo;en haut, l&rsquo;exhortant à réciter les noms du Bouddha. Avec une foi inébranlable, elle répéta inlassablement : « &#8230;Bouddha!&#8230; Bouddha! ». Puis elle enchaîna avec « &#8230;A Di Đà Phật! » et « Nam Mô A Di Đà Phật! ». Peu à peu, elle sentit une force nouvelle l&rsquo;envahir, et sa peur diminua. Elle vit alors de nombreuses personnes autour d&rsquo;elle, récitant également les noms du Bouddha. Soudain, elle cessa de réciter, et quelqu&rsquo;un se tourna vers elle : « Ma sœur, vous êtes morte depuis quarante-neuf jours. » C&rsquo;était le délai de la mort selon les croyances.</p>
<p>En entendant ces mots, Sư Diệu Hàn frissonna, le froid de la mort la saisissant. Une douleur atroce l&rsquo;envahit. Mais elle réalisa bientôt que ce n&rsquo;était pas la mort finale, mais une scène des enfers qu&rsquo;elle devait endurer pour les actions de sa vie.</p>
<p>Le courant la porta vers une immense cité, grouillante de gens noyés, de foules denses et de milliers d&rsquo;âmes. Une porte gigantesque apparut, et derrière elle, le ciel était invisible (ce que les écritures appellent la Montagne Thiet Vi).</p>
<p>Elle arriva à la porte et fut horrifiée par ce qu&rsquo;elle vit : une multitude de rois démons, de rois fantômes&#8230; des figures terrifiantes et hideuses à perte de vue. Les rois démons conduisirent un groupe d&rsquo;êtres dans la ville, la porte s&rsquo;ouvrant d&rsquo;elle-même, laissant jaillir une lumière éclatante. Elle aperçut alors les Bodhisattvas Ksitigarbha, Avalokiteshvara et Cundi, trônant au-dessus. Immédiatement, elle se prosterna devant les trois divinités.</p>
<p>Les Bodhisattvas la guidèrent sur le chemin du Dharma et lui demandèrent de se repentir de ses mauvaises actions. Après s&rsquo;être repentie, elle fut conduite à travers les différentes régions de l&rsquo;enfer, commençant par la prison des crimes graves. Elle réalisa que ses pas étaient normaux, non comme ceux d&rsquo;un esprit, ce qui signifiait que l&rsquo;enfer n&rsquo;était pas une illusion, et qu&rsquo;il était impossible d&rsquo;y entrer avec un corps humain ou de s&rsquo;en échapper.</p>
<p>Les rois démons lui montrèrent alors un moine âgé d&rsquo;une cinquantaine d&rsquo;années, vêtu d&rsquo;une robe jaune, assis à une table, un fouet à la main. Son visage était couvert de plaies, son apparence était répugnante. Ce moine, entré au monastère dès son enfance, était devenu un religieux respecté, dirigeant des monastères à Saïgon. Intelligent et érudit, il connaissait bien les écritures bouddhistes. Mais l&rsquo;avarice le rongeait, le rendant arrogant et égoïste. Il détournait les dons des fidèles à des fins personnelles, causant un préjudice considérable au monastère. Après sa mort, il fut emprisonné pendant 15 ans, torturé par de nombreuses maladies et enchaîné de la tête aux pieds jusqu&rsquo;à ce que mort s&rsquo;ensuive. Son calvaire se poursuivit dans une prison sans fin.</p>
<p>Elle fut ensuite témoin de la punition de deux de ses neveux, qui avaient volé des poulets au marché et gaspillé l&rsquo;argent. Leurs parents ne leur avaient pas enseigné la vertu, et ils avaient même volé la robe de nonne du monastère, accumulant ainsi de nombreux péchés. Maintenant, leurs corps étaient déformés, leurs ventres gonflés, leurs côtes saillantes, couverts de vers, et ils souffraient horriblement.</p>
<p>Se préparant à quitter cette prison, elle vit cinq rois démons apparaître devant elle. Ils l&rsquo;informèrent qu&rsquo;elle devait subir des punitions dans cette même prison. Ses péchés étaient nombreux : elle n&rsquo;avait pas été une maîtresse vertueuse, n&rsquo;avait pas cultivé le bonheur, avait frappé des gens, volé et tué des poulets pour les manger, commis l&rsquo;adultère, provoqué des querelles conjugales, calomnié le grand monastère, et refusé de pratiquer le Dharma.</p>
<p>Elle fut submergée par la surprise, réalisant que ses punitions seraient infinies. Très vite, les rois démons l&#8217;emmenèrent vers une immense marmite d&rsquo;eau bouillante, assez grande pour contenir de nombreuses personnes. Elle vit des êtres bouillir et s&rsquo;agiter dans l&rsquo;eau, la chaleur était insoutenable.</p>
<p>Les rois démons la virent entrer dans la marmite. Immédiatement, elle récita les noms du Bouddha. Étonnamment, malgré l&rsquo;eau bouillante et la vapeur suffocante, elle ne ressentit aucune douleur. Elle crut sa punition terminée.</p>
<p>Mais un roi démon s&rsquo;approcha, saisit son bras et lui scella la bouche, l&#8217;empêchant de réciter le nom du Bouddha. Elle réalisa alors qu&rsquo;elle devait endurer la douleur de cette punition pour expier ses péchés, comprenant enfin la gravité de ses actes.</p>
<p>Cette fois, privée de la protection du nom du Bouddha, elle dut endurer une douleur insupportable, déchirant ses os et sa moelle. La chaleur terrible de l&rsquo;eau bouillante lui brûlait la chair, comme des couteaux déchirant un cadavre, ses poils s&rsquo;envolant en fumée. Elle endura ce supplice pendant deux heures (quatre heures terrestres), couverte de poux, se tordant dans l&rsquo;eau bouillante.</p>
<p>Après ce calvaire, elle fut emmenée. Un démon roi maléfique, aux mains difformes et terrifiantes, lui infligea une nouvelle punition. Il prit toute la viande de poulet cuite et la força à la manger. Ce supplice dura environ une heure (deux heures terrestres).</p>
<p>Ensuite, les rois démons lui présentèrent une grosse tête de poulet, lui ouvrirent la bouche et la forcèrent à l&rsquo;avaler entièrement. La douleur fut si intense qu&rsquo;elle lui déchirait la gorge. Horrifiée par la tête de poulet en se tortillant, elle fut contrainte de l&rsquo;ingérer. Les rois démons la forcèrent à recommencer. À chaque ingestion, la douleur s&rsquo;intensifiait, la faisant vomir des milliers de fois, la rendant malade et dégoûtée, les larmes coulant sans fin.</p>
<p>Cette punition, qui dura environ une heure (deux heures terrestres), était le reflet de ses actions passées, lorsqu&rsquo;elle achetait des têtes de poulet pour les manger.</p>
<p>Après avoir subi ces châtiments, elle fut emmenée dans d&rsquo;autres prisons. Il y avait une prison appelée « Sơn hà xả tắc », peut-être réservée aux fonctionnaires qui avaient violé les lois nationales. Mais elle ne fut pas autorisée à y entrer, et dut visiter d&rsquo;autres geôles.</p>
<p>Il y avait la prison « Ăn Giỏi », destinée aux gourmands, à ceux qui méprisaient leurs serviteurs, aux arrogants et aux menaçants. Les péchés y étaient pires que d&rsquo;être piqué par des fourmis, ou d&rsquo;être forcé de manger et de regarder les autres manger sans pouvoir rien faire.</p>
<p>La prison « Tham Lợi » était réservée à ceux qui exploitaient le travail de leurs subordonnés, aux avares et aux voleurs. Là, ils étaient affamés, ou forcés de manger des cailloux brûlants, et la douleur était indescriptible.</p>
<p>Une autre prison s&rsquo;appelait « Sát Sinh », pour ceux qui avaient commis des péchés en tuant des animaux. Dans cette prison, les châtiments étaient adaptés. Par exemple, si quelqu&rsquo;un avait frappé un bœuf avec un marteau, il était frappé par des marteaux. S&rsquo;il avait tué un poulet avec un couteau, il était découpé avec un couteau. Ainsi, cette prison contenait d&rsquo;innombrables formes de punitions.</p>
<p>Il y avait aussi une prison où les punitions étaient infligées avec des colonnes de cuivre brûlantes, réservée aux prostituées, aux trafiquants d&rsquo;êtres humains et à ceux qui avaient avorté.</p>
<p>Là, les démons lui déchiraient la bouche, coupaient sa langue et lui versaient du liquide chaud dans la bouche, parce qu&rsquo;elle avait méprisé, n&rsquo;avait pas mangé, commis de nombreux péchés et insulté son mari.</p>
<p>En outre, il existait de nombreuses autres prisons, réservées à toutes sortes de personnes de la société : des voyous de rue aux trafiquants de drogue, des fonctionnaires corrompus aux enseignants, médecins, artistes, écrivains, chanteurs, danseurs. Les péchés étaient variés : certains mineurs, d&rsquo;autres graves, certains légers, et chacun était puni différemment, chaque punition étant extrêmement douloureuse et terrifiante.</p>
<p>Les péchés dans la prison étaient les mêmes, la tête saignait, la chair pourrissait, les os étaient exposés, la douleur était insupportable. La mort puis la renaissance, et la répétition des punitions. Jour et nuit, une vie de souffrance sans fin.</p>
<p>Après avoir traversé les différentes régions de l&rsquo;enfer, elle fut emmenée dans une zone très peuplée d&rsquo;âmes errantes, où les gens attendaient d&rsquo;être réincarnés. Si les péchés étaient mineurs, ils étaient transformés en différents animaux (poulets, bœufs, chiens, serpents, etc.) puis devaient subir une réincarnation animale.</p>
<p>Si les péchés étaient plus graves, ils renaissaient pauvres, dispersés, misérables. Ils devaient traverser un très bel arbre (peut-être l&rsquo;Arbre Mạn Bà), où les âmes errantes buvaient une sorte d&rsquo;eau, puis ils étaient envoyés pour être réincarnés en êtres humains.</p>
<p>Finalement, les rois démons la ramenèrent à son point de départ. Elle revit les Bodhisattvas Avalokiteshvara, Ksitigarbha et Cundi. Après les avoir salués et s&rsquo;être prosternée, les Bodhisattvas lui dirent de réciter les noms du Bouddha. Elle obéit immédiatement, sentit son corps flotter sans gravité, et revint dans le temps, réintégrant son corps à midi. Cette expérience terrifiante et horrible des enfers la marqua profondément.</p>
<p>Le terme « enfer » est universel, présent dans les dictionnaires de nombreuses cultures orientales et occidentales, d&rsquo;Europe en Asie. Pourtant, rares sont ceux qui connaissent ces légendes orales, répandues parmi les minorités ethniques, les grandes religions comme le bouddhisme, le christianisme et l&rsquo;islam, et les petits cultes.</p>
<p>Si l&rsquo;enfer n&rsquo;est qu&rsquo;un produit de l&rsquo;imagination, une image si intense et profonde, comment se fait-il que dans le monde entier, depuis des milliers d&rsquo;années, les imaginations humaines aient toutes créé une représentation similaire ?</p>
<p>La réponse est simple : l&rsquo;enfer existe. C&rsquo;est une vérité, un lieu où tous les endroits décrits dans les écritures existent réellement. Les grands Bodhisattvas ont tous affirmé cette vérité, décrivant même les moindres détails de l&rsquo;enfer.</p>
<p>Malgré cet événement, de nombreuses personnes continuent de croire que l&rsquo;enfer n&rsquo;est qu&rsquo;une invention, un mythe et non une réalité. Elles suivent leurs désirs sans scrupules et commettent de grands péchés, pensant qu&rsquo;elles mourront sans aucune punition. Qui sait que derrière la mort se trouve un enfer avec des démons, des couteaux, des feux brûlants, de l&rsquo;eau bouillante et des punitions insupportables qui les attendent ?</p>
<p>Si elles s&rsquo;éveillaient tôt, avec sagesse et foi, elles accepteraient la vérité de l&rsquo;existence de l&rsquo;enfer. La rétribution est réelle, mais elles ne « connaissent » pas toutes les erreurs qu&rsquo;elles ont commises. Cela a conduit des millions et des millions d&rsquo;âmes à être punies dans l&rsquo;eau bouillante, le feu ardent, les couteaux tranchants, les forêts sans fin.</p>
<div class="gsp_post_data" 
	            data-post_type="post" 
	            data-cat="contes" 
	            data-modified="120"
	            data-created="1767945655"
	            data-title="L&rsquo;Odyssée de Sư Diệu Hàn aux Enfers" 
	            data-home="https://www.histoiresbouddhistes.fr"></div><p>The post <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr/lodyssee-de-su-dieu-han-aux-enfers/">L’Odyssée de Sư Diệu Hàn aux Enfers</a> first appeared on <a href="https://www.histoiresbouddhistes.fr">Histoires Bouddhistes</a>.</p>]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.histoiresbouddhistes.fr/lodyssee-de-su-dieu-han-aux-enfers/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
